ZONE X’PRESS METAL MAG

16 septembre, 2009

INTERCOSTAL (CH)/SUMA (SUE)/ACID KING (USA) – L’Usine @ Genève

Classé dans  6. LIVE-REPORTS — zonexpressmetalmag @ 8:35

Live-Report réalisé par “Arnaud“: 

Dimanche 02 Août 2009

D’abord annoncé au Kab, le concert se déroule finalement en mode PTR. Un public hétéroclyte se masse devant l’entrée, du papa rangé tout content de pouvoir revenir fredonner un peu de stoner au gamin de 16 ans attiré par le bruit entendu depuis la rue, tout le monde est là.

(Lire la suite…)

15 septembre, 2009

KRAKEN (Thrash Metal) – FRANCE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 7:03

Myspace du groupe: http://www.myspace.com/kraken14 

Chronique de « Violence Is Truth Only Death Is Real… »(2009):

00 -- Intro
01 -- Black Future
02 -- Damned Soul
03 -- Bleeding Skinny
04 -- Agressiv Attack
05 -- Bloody Slicer
06 -- Hell’s Gate
07 -- Divine Slavery

Kraken? Bien sûr que je connais c’est une pieuvre géante légendaire qui attire les bateaux dans les abîmes.
Ah non un peu plus et j’oubliais qu’on parlait musique ici, oui donc Kraken c’est aussi le nom d’un certain nombre de groupes de metal dont un résidant à Caen (dans le port?).
D’ailleurs je connaissais déjà assez bien ce groupe avant de recevoir leur EP « Violence Is Truth Only Death Is Real… » à chroniquer.
Je m’explique j’ai tout d’abord connu le groupe via leur myspace alors qu’ils cherchaient un chanteur puis j’ai chroniqué leur première démo sortie en 2008 et les ai vu en mai dernier en concert aux côtés de Neo Nymphea et Lokurah.
Je n’aborde donc pas l’EP avec un regard neuf mais bien en tant que connaisseur, la production des cinq normands sera-t-elle à la hauteur de mes attentes?
Oui! Et non..

Je m’explique comme pour la démo on retrouve un thrash/death véloce et méchamment accrocheur, d’ailleurs les quatre titres de la démo ont été intégré dans la tracklist composée d’une introduction et de sept morceaux, comme pour la démo on sent de la passion mais malheureusement comme pour la démo on a encore le droit à quelques faiblesses.

Après une introduction constituée de sonorités plus ou moins méconnaissables et de ce qui semble être une cérémonie patriotique du genre soviétique, la machine de guerre est lancée et bien qu’un peu rouillée elle tire sept ogives à l’efficacité destructrice certes mais tout de même inégale.
On aurait dû leur dire aux gars de Kraken que les tanks que l’on trouve sur les plages du débarquement ne sont plus tout jeune!

Bref… ça commence bien et fort, les riffs font leur travail et mitraillent à tout va, peu importe si de jeunes et innocentes personnes se prennent des balles perdues, c’est la guerre! Et puis c’est bien connu le metal s’écoute fort donc les voisins peuvent en profiter.
Donc les riffs ils ne sont pas ce qu’il y a de plus technique mais on s’en fout mon général ils ont du percutant.
Le chant? Ah mon général on m’avait dit de vous que vous étiez un bon leader et je confirme, pas de faiblesse dans votre voix quand vous donnez vos ordres, pas de répit face à l’ennemi, une hargne qui révèle votre passion pour la guerre, vous êtes nés pour tuer! Qu’est-ce que j’aimerai pas être dans l’autre camp! Vitesse, force et voix abîmée par l’abus de cigare, l’étoffe d’un vrai général.
Par contre l’artillerie lourde… j’avais pourtant été clair, ne choisir que les meilleurs obus et toujours viser du mieux possible alors comment se fait il qu’il y en ait qui ratent leur cible?!
Premièrement c’est trop mécanique, un peu plus de fluidité aurait été louable…
En clair une batterie électrique c’est pas toujours génial car un peu trop brouillon pendant les blasts et en plus de ça il y a des coups de grosse caisse qui sont en décalé avec le reste de la musique, c’est un manque de précision minime mais s’en est un quand même.

Au niveau du son donc c’est moyen, une production studio serait meilleure mais bon ce n’est pas non plus horrible juste quelques passages un peu brouillon et à côté de cela on a le droit à de bonnes idées, des parties de basse qui se dégagent subtilement de l’ensemble et quelques effets sur le chant qui sont bien salutaire (voir « Bloody Slicer » vers les 2 minutes).

Malgré pas mal de points positifs je ne peux m’empêcher d’émettre quelques critiques, on a quelques approximations au niveau de la batterie, un son pas toujours nickel mais également quelques plans trop proche qui risquent de faire perdre du mordant à l’EP.
Qu’on soit clair c’est thrash on ne demande donc pas nécessairement une grande variété, qui plus est ça me plait mais je suis conscient que certains puissent trouver un petit peu de lassitude à l’écoute de ce cd malgré sa courte durée (26 minutes).
Et pour finir d’enfoncer le clou j’ai bien peur que malgré sa relative qualité la musique de Kraken révèle bien plus son potentiel en live que sur cd. Espérons que leur prochaine sortie me contredise et prouve qu’ils peuvent faire mieux.

Ps: Une célèbre ritournelle de Slayer s’est dissimulée au seins de ce cd, la trouverez vous?

NOTE: 6/10

Chroniqueur: Kévin

MIDWEST NAILGUN RECORDS (Compil’Metal) – USA

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 7:02

Myspace: http://www.myspace.com/midwestnailgun

Chronique de « Midwest Nailgun Records volume 4.« (2009):

01. Controlled Mind (Colombia)
02. Undisidid (IL)
03. Incinder (IL)
04. Growling Sound of Pale Machine (Indonesia)
05. Rome Nine Roses (Portugal)
06. Abriosis (Canada)
07. Neuronia (Poland)
08. Deathlike Dissonance (Military Base)
09. Awake In The Fire (NY)
10. The Roseto Uprising (PA)
11. Stux (WI)
12. (the band that) NeverWhas (IL)
13. Spiral Zeus (Greece)
14. Myth (Serbia)
15. Julian’s Lullaby (Greece)
16. Black Suit Karma (AR)
17. Desert Search (Italy)

Réaliser une compilation dans le but louable de promouvoir de jeunes talents de la musique extrême relève du défi pur et simple. Un acte héroïque, presque une croisade par les temps qui courent, et je ne serai pas le seul à vous le dire. C’est donc toute auréolée de lumière que cette compilation arrive dans ma boîte aux lettres. Ses petites ailes angéliques toutes déployées au vent elle se pose sur mon bureau en virevoletant et après son discours plein d’emphase sur la nécessité de faire briller les outsiders d’Amérique du Nord et d’ailleurs (Colombie, Grèce, Serbie, Indonésie, Japon…), trop souvent confinés à une piètre gloire locale, je l’enjoins à me prouver immédiatement la pureté de ses dires. Ma méfiance n’est pas gratuite: la plupart du temps les compilations me rappellent les fameux cercueils qu’on sert en fin de soirée à quelqu’un qu’on n’aime pas beaucoup: on y met tous les fonds de bouteilles les plus dégueulasses et en général ça fout la gerbe.C’est donc la quatrième édition de compilations qu’édite Midwest Nailgun Records, petite association américaine qui laisse leur chance à quelques artistes de se faire diffuser amplement. Plusieurs détails frappent tout d’abord: le premier et plus attendu (ou le plus redouté?) c’est la diversité de genres présents sur ce petit disque de soixante quinze minutes. Du hardcore/metôl burné de Unsidid au black metal cru cru et recru de Deathlike Dissonance en passant par les affres thrasho-redneck de Stux et une pléthore d’autres cruautés toutes plus ou moins reliées au metal et consorts, ce Volume 4 s’assure au moins de ne déplaire à aucun metalhead, sauf peut-être aux plus exigents d’entre nous… Il fallait s’y attendre, les productions dépareillées d’un groupe à l’autre, sans progression remarquable de genres ni de qualité musicale tout au long de la compil’ servent autant qu’elles desservent l’ensemble. D’un côté, les messieurs de chez MNR n’ont à rougir de presque aucun groupe présent sur cette compilation (mention spéciale à The Band That Never Whas, The Roseto Uprising, Controlled Mind et Black Suit Karma) mais il faut bien avouer que la pure et éthérée galette en elle-même est bien indigeste après écoute entière et attentive. Eh oui, même s’il y en a pour tous les goûts, ce disque ne s’écoute pas comme les autres. C’est aussi une des propriétés particulières des compilations, chers lecteurs, que de vouloir vous offrir tant à la fois qu’au bout du compte on est incapable de se repasser le volume en question en entier tant certains groupes nous font saigner les oreilles. Bon allez, je vous vois bouillir d’impatience en réclamant des noms, et moi, j’suis comme ça, j’aime donner. Citons surtout les Serbes Myth et leur ersatz insipide de Children Of Bodom et les Grecs de Julian’s Lullaby qui feraient mieux de retourner jouer des reprises de KISS. Dommage de devoir balancer mais rassurez-vous, le reste revêt toujours un intérêt, rien que celui de vous faire découvrir qu’en Italie il n’y a pas que Luca Turilli et des groupes de NSBM mais aussi Desert Search, un groupe qui suit le chemin de Hacride et Textures, qu’à Bogota en Colombie on trouve Controlled Mind, groupe instrumental redoutablement heavy mais qui comblera beaucoup de fans du genre avec son sens acerbe des arrangements qui aurait donné envie à Ingrid Bétancourt de rester un peu plus longtemps au pays des FARC. Sans rire.

Dix-sept groupes portent haut l’étendard de leur art, certains avec plus d’ingéniosité que d’autres, mais le constat reste sans appel, on a droit à un cru tout sauf déplaisant et plutôt représentatif de ce que des groupes non-signés sont capables d’offrir de par le monde: de l’originalité, de l’énergie, et un son parfois bien crado. Voilà de quoi mettre sous la dent pas mal de choses pour les amateurs de sensations fortes qui cherchent à découvrir toujours de nouvelles perles outre-France, que ce soit pour le plaisir du son ou simplement pour briller en société. Je sais que vous êtes comme ça.

NOTE: 7/10

Chroniqueur: Locust Star

BRIDGE TO SOLACE (Hardcore) – HONGRIE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 7:01

MySpace du groupe: http://www.myspace.com/bridgetosolace

Chronique de «  House Of The Dying Sun« (2009):

1. Degeneration
2. Like Sheep Led to Slaughter
3. House of the Dying Sun
4. I Am Faithless, I Am the Misanthrope
5. Moondeath
6. The Spirit Burial Ground
7. Ghosts and Thieves
8. When There’s Nothing Left to Die For
9. The Young and the Restless
10. (Kingdom of Bitter Nightmares)

« House Of The Dying Sun » aurait pu donner le ton sur ce nouvel essai sonore visant à asseoir un peu plus la réputation hardcore de nos hongrois mais il en est rien malheureusement.
Effectivement, on se demande presque si cette nouvelle galette est bien celle du groupe que l’on a connu il y a 3 ans lors de « Where Nightmares And Dreams Unite »?
Sur le coup là, les gueulards vont pouvoirs s’en donner à coeur joie car on ne jouit pas vraiment du même effet de surprise que sur leur précédente galette, c’est relativement plat même si la musique est « propre », on ne décèle rien de surpuissant.
Bon que je vous rassure tout de même, vous aurez largement de quoi vous éclater mais la plupart des morceaux ont ce petit goût amer, de déjà-entendu…
Cependant pour rallier à leur cause quelques indécis, ils n’hésitent pas à user de riffs sympas autant sur la partie rythmique que dans les solos puis comme pour nous rappeler qu’on a bien affaire à un groupe qui tient la route, le chanteur vient rehausser d’un cran les compositions avec une puissance que l’on doit reconnaître.
Ceci-dit cette oeuvre n’est pas celle qui ératiquera toute trace de civilisation, c’est selon moi pas assez brut pour créer une fascination, un peu trop carré-carré voire mollasson (je pense à la batterie) pour figurer parmi les grands moments du hardcore.
Point de trace metalcore ici; c’est un univers beaucoup moins original qui s’ouvre à vous même si la technique est au rendez-vous, on a encore en mémoire l’agressivité troublante de l’album précédent.
L’ensemble a pour lui une cohérence surprenante, preuve d’un talent certain mais nous attendrons le prochain disque pour applaudir, on a vraiment envie d’y croire histoire de contrebalancer cette mauvaise impression.

NOTE: 6,5/10

Chroniqueur: C.S.

SEPTEMBRE / OCTOBRE 2009

Classé dans  Non classé — zonexpressmetalmag @ 7:00

Recherche local sur Marseille ! Contactez William Brucale par mail :http://www.myspace.com/william13013

Merci par avance,

Eva

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VENGEANCE (Paris / drone to grind) RECHERCHE BATTEUR
VENGEANCE (avec des membres d’Altess, HKY) recherche un taré de batteur.2 chants
1 mur suédois de gratte/basseProjet très noir, au son crade et brutal allant du drone doom ambiant au grind de 1 min ainsi qu’au punk-hxc avec des breakdowns efficaces.
Influences : Rotten Sound, Gaza, Magrudergrind, Sunn O))), Goatsnake…Fais néné!!!

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MORPAIN RECHERCHE UNE DATE LE VENDREDI 30 OCTOBRE 2009 ENTRE LILLE ET MONTPELLIER, N’HESITEZ PAS A NOUS CONTACTER !!

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* chroniqueur de CD/DVD/MP3/Livres (cd en avant premieres et parfois de beaux cd et digipacks gratuits) : vous pourrez CHOISIR LIBREMENT vos albums dans la « liste à chroniquer » (environ 100 albums metal (tous styles) à chroniquer tous les mois)

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Le principe est simple et ne prend que 15 secondes, il suffit de cliquer sur le lien suivant, de rechercher dans « S » le nom Suicide of Demons et de cliquer dessus.
 
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Votre vote sera peut-être décisif.
 
Un grand merci d’avance

BROKEN MIRRORS (Heavy Thrash Mélodique) – FRANCE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 7:00

Myspace du groupe: http://www.myspace.com/thebrokenmirrorsband

Chronique de « Seven Years…« (2009):

 1. Beyond the Mirrors
 2. The Dead Names
 3. Enjoy Cocaïne
 4. Shotgun Symphony
 5. Rage ‘N Revenge
 6. Shadows Embrace
 7. Releasing Earth
 8. For the Love of War
 9. Seven Years…
10.… Bad Luck

Tout le monde le sait un chroniqueur ça a la belle vie!
Il a le droit à des pass vip en festival, il reçoit des cds promo qu’il écoute une fois avant d’écrire une vingtaine de lignes dans lesquelles il dira soit du bien soit du mal du dit cd selon l’humeur du jour et tout cela généralement avant que les cds sortent, vous voyez comme ils sont gâtés les chroniqueurs!
Et encore je vous parle même pas des putes et de la coke sniffée sur le cul de ces dernières! Une vraie vie de rock star sans avoir besoin de monter sur scène.
Bon mais tout cela c’est bien beau mais les putes et la coke on y a pas le droit et les cds on ne se permet pas de les critiquer au bout d’une écoute!
Oui on se permet de critiquer les albums qui sont le fruit du travail de musiciens qui y ont consacré leur temps, leur cœur et leurs tripes mais on le fait après un bon nombre d’écoutes attentives. Pourquoi?
Pour la simple raison que le premier avis n’est pas toujours l’avis définitif, qu’on ne pourrait tout assimiler en une écoute furtive mais aussi car l’on peut être gêner par un détail ou deux, ce qui exige de persévérer afin de battre notre handicap et juger l’œuvre à sa juste valeur.
C’est d’ailleurs un souci que j’ai connu dernièrement avec le premier album du groupe annecien Broken Mirrors intitulé « Seven Years… »
En effet dés le départ j’ai bien perçu le potentiel entraînant, attachant et intéressant de l’album, bien remarqué que c’était bien joué, bien senti une touche de fraîcheur et de passion MAIS certains sons que ce soit de guitare ou de clavier sonnant un peu trop « bas de gamme » ainsi que cette façon dont le volume des instruments peu monter et redescendre violemment au sein du mixage ont eu le don de m’irriter et de freiner mon enthousiasme.
Alors je me repasse le cd encore et encore jusqu’à ce que je me fasse à ce son qui n’est pas tout à fait à mon goût passant mon appréciation paradoxalement moyenne des titres, comme si un sourire voulait se dessiner pour des passages bien chiadés et à côté de cela une grimace pour des sonorités agaçantes, à une appréciation plus posée et « objective » des compositions.
A partir de ce moment là des « yeah »,  »bien joué »,  »sympa! »,  »le clavier donne de bonnes ambiances et de la personnalité aux morceaux »,  »bons riffs »,  »le chant est agressif comme il faut » me viennent en tête mais aussi des « pas assez surprenant »,  « déjà  vu » , »un peu court cet album » viennent contrebalancer le tout mais rien de bien méchant, le positif l’emporte tout de même.
Ah au fait dans une critique en général faut coller des étiquettes pour que le lecteur sache à quoi il a à faire, il faut bien l’avouer c’est pas toujours évident ni toujours très intelligent de ranger tout dans des petites boites mais on fait avec!
Alors dans quel boite ranger ce cd? Hum… heavy thrash mélodique. C’est un genre qui vous plait? Ah ça tombe bien alors!
Parfois on compare avec des groupes plus connu aussi comme ça on ajoute une précision supplémentaire pour guider le lecteur et dans le cas présent je comparerai l’approche musicale de Broken Mirrors à celle de Children Of Bodom.
A part sur « The Dead Names » ,un peu sur « Shotgun Symphony » et sur « For The Love Of War » où la comparaison est amplement justifiée, Broken Mirrors ne joue pas que du resucé de COB mais les fans du groupe finlandais devraient trouver leur compte avec ce « Seven Years… ».
Dans les différences notables, si je n’avais à en choisir qu’une seule ce serait le clavier qui joue un peu plus la carte de la variété on a le droit à des solis de clavier à la Children Of Bodom mais aussi des passages types orgue, clavecin rendant un côté non linéaire aux compositions et ça c’est un très bon point!
Ah dernier point même si comme dit précédemment je ne suis pas adepte de toutes les sonorités des instruments la production reste tout de même correcte dans l’ensemble et la batterie sonne plutôt pas mal, puissante et naturelle à la fois.

Pour conclure ce premier album est assez bon mais aura tout de même du mal à se démarquer de la masse car l’identité du groupe n’est pas encore assez confirmée et le très bon côtoie un petit peu trop le convenu voir le moins bon.
Espérons que les musiciens ne brisent pas de miroirs (évitez les sept ans de malheur!) ni n’attendent sept ans avant de donner suite à ce premier opus (sauf si bien évidemment c’est le temps qu’il leur faut pour sortir une tuerie).

NOTE: 6,5/10


Chroniqueur: Kévin

ANTIGUA Y BARBUDA (Black Progressif) – ESPAGNE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 6:58

Myspace du groupe: http://www.myspace.com/antiguaybarbuda

Chronique de « Try Future »(2009):

1. Intro
2. Try Future
3. Cave Dweller
4. Zombie Burial
5. Embers
6. Traitor
7. Science Parade
8. The Next World Master Will Carry My Blood

Tout portait à croire que le monde de cette sous-culture bizarre qu’on appelle le “metal”, tournait en rond. A force de discussions stériles avec divers profils extraits au hasard de cette masse bruyante et foisonnante, je m’apercevais avec dépit que mes recherches n’avançaient pas plus… Ca et là, on me citait toujours les mêmes groupes, de l’obséquieux Obituary au fanfaronnant Metallica et passant par la clique non moins grotesque de l’Inner Circle norvégien… A croire que vouloir  découvrir une formation qui se dégage des sentiers battus (re-battus et laissés pour morts…) et qui plaît efficacement à une horde de métalleux sans foi ni loi est chose compliquée. Eh oui, à l’heure où de tels groupes sont confinés à un certain respect consensuel de la part d’une certaine frange avertie du public metal (respect qui ne les mènera la plupart du temps, après leur mort, qu’à un statut ô combien envié : celui de “groupe culte”. ), il faut bien avouer que la véritable reconnaissance du temps de leur vivant est bien rare. C’est donc ici un avenir fort sombre que je prédis à Antigua Y Barbuda, groupe étrange et mystérieux que je découvre ici avec “Try Future”, nouvel opus de leur petite discographie.

Mais d’abord, Antigua Y Barbuda, ils jouent quoi ? Empruntant leur nom à deux îles des Antilles, il faut dire que je m’attendais plus à de la surf music ou bien à un hypothétique groupe de heavy metal/mariachi… comme quoi les clichés sont tenaces, n’est-ce pas ? Une fois “Try Future” mis en lecture, ils disparaissent pourtant les uns après les autres… Point de reprise de “Surfin’ USA” avec un accent espagnol, encore moins de sombrero clouté. Les quatre fiers Ibères dégagent un son puissant, chaud, empreint de reverb, à la fois agressif et mélodique. Metal? Oui… “Try Future” emprunte même beaucoup de ses gimmicks au sombre Black Metal, alors que les voix sont la plupart du temps claires et haut-perchées, élément qui suffira pour beaucoup à les rapprocher du rocambolesque Mars Volta, influence très probables des Espagnols. Les nappes de son s’enchaînent et chanson après chanson on reçoit une déferlante de blastbeats,  de sonorités electro, de vocaux épiques et de riffs intelligemment arrangés  basse/batterie/guitares main dans la main. Ce son si particulier n’est pas un accident, ce n’est même pas le fruit du hasard, mais lorsqu’on frappe à la bonne porte, on ne risque en général pas l’amère déception… L’homme aux manettes de “Try future” n’est autre que Kurt Ballou, guitariste prolifique sévissant au sein de Converge, dont il mixe aussi les albums, ainsi que ceux d’autres groupes dont Torche et Genghis Tron. Le moins que l’on puisse dire c’est que le petit Kurt n’a pas hésité à faire sonner AyB comme il l’entendait, et le résultat est détonnant.

Les guitares sont donc grasses, la batterie sauvage et le chant sibyllin au beau milieu de ce maëlstrom sonique, comme en attestent ses interventions audacieuses et fragiles sur “Embers” ou encore la chanson éponyme “Try Future”. Le mélange Black Metal/metal prog’/noise maëlstromesque opéré par Antigua Y Barbuda montre celle d’un souffle véritablement neuf auquel des formations plus ancrées dans le genre du Black Metal comme Nachtmystium et Leviathan ont échappé, trop timorés probablement à cause de leur appartenance tenace à cette scène…  Et puis d’un autre côté c’est légitime, non, cent fois non,  on ne quitte pas la famille du Metal Noir comme ça… Alors Antigua Y Barbuda, Alternatif? Probablement… Progressif? Très certainement… Tout ce qu’il y a à savoir c’est que vous n’entendrez ce son typé indie et ce genre de compositions à tiroirs et guidées par une voix qu’on croirait parfois sortir d’un Cédric Bixler-Zavala égaré en enfer… et c’est probablement aussi le son si différent de “Try Future” qui fait de lui un chef-d’oeuvre.

Quelque chose me dit qu’on entendra à nouveau parler d’Antigua Y Barbuda par la suite…

NOTE: 9/10

Chroniqueur: Locustar

8CONTROL (Brutal Hardcore) – FRANCE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 6:56

Myspace du groupe: http://www.myspace.com/8control

Chronique de   »You Should Have Cared« (2009):

1. No Surrender
2. Bad Client
3. No Way Out

Quand le metal est ton univers en permanence, il est normal que ton intérêt se dissipe parfois. Est ce que tu prends plaisir à écouter les mêmes disques? Parfois il y a overdose et tu ressens le besoin de découvrir des horizons différents pour t’en mettre plein les oreilles.
Effectivement, il y a des périodes où tu te lasses de certains genres, où il te faut un beau coup de pied dans le derche pour voir qu’il existe d’autres bonnes choses pour te faire passer tes humeurs et c’est là que 8Control intervient… des présentations s’imposent-elles encore?
Beh faut croire que oui puisque cette formation fait parti de mes dernières découvertes… A la fois Hardcore et brutal dans la rudesse de ses plombages sonores, on peut le considérer comme un des garants de ce style en France. Testez la puissance du dernier EP « You Should Have Cared » par exemple, rien qu’une fois pour voir et vous verrez que ça vaut bien un groupe comme Madball… autant aller droit au but, il s’agit d’une musique couillue que l’on qualifiera également de destructrice, le son est franc, tranchant à souhait, ce qui a pour conséquence de rendre le combo bien plus crédible que ce que l’on peut rencontrer quand on est chroniqueur sur un zine.
Vous aviez peut-être déjà senti les prémices sur « Catharsis Act II », sans vous rendre compte tout à fait à quel point, et boom, là, coup sur coup, voilà qu’il nous balance une recette qui fera taire les grandes bouches. Et si avec tout ça vous n’êtes pas encore rassasiés, il vous restera toujours trois options: la première étant d’attendre l’album que je souhaite voir appraître; la deuxième celle d’aller les voir en live pour vous défouler et évacuer toute votre rage, puis pour finir la dernière solution; celle où vous zapper complètement le groupe car vous êtes un éternel insatisfait de la vie, pour ne pas dire un gros c.. .
Bon, il est vrai qu’il faudra cependant pardonner à nos toulousains, la courte durée de la galette…et oui trois titres ça fait court vous allez me dire mais voyons plutôt ça comme une démonstration mettant en avant un potentiel qui ravira assurément les puristes puis à vrai dire je préfère toujours trois bons titres plutôt que quinze merdiques… oui privilégions pour une fois la qualité à la quantité, je pense que vous pouvez d’hors et déjà vous faire une petite idée du groupe avec ce CD qui vient vous mettre une des grandes baffes magistrale de l’année! En ce qui me concerne d’ailleurs, je veux bien tendre l’autre joue…

NOTE: 9/10

Chroniqueur: C.S.

Vidéo:
http://www.dailymotion.com/videox9bhtd

DRAWERS (Stoner Metal/Hardcore) – FRANCE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 6:52

 

Myspace du groupe: http://www.myspace.com/drawerskvlt

Chronique de « This Is Oil« (2009):

1. This Is Oil
2. Everything to Live
3. My Ranch
4. Alone
5. Whisky


A Toulouse on n’aime décidément pas faire de la musique comme tout le monde. Lorsqu’on fait du death metal comme Manimal, il sent le groove funk et les pellicules de projection… Apparemment lorsqu’on veut jouer du vieux rock’n'roll des familles bien cul-terreux on ne peut pas s’y prendre comme les autres. Drawers, petite formation du pays du cassoulet nous prouve que Black Stone Cherry et autres loud rockers peuvent aller repeindre leur chambre en rose en réécoutant leurs vieux AC/DC et autres vieilleries à la mords-moi-l’noeud. Ici le stoner rock flirte avec le metal des premiers Mastodon et pfioooouuuu! ça lui fait le plus grand bien. Si This Is Oil attaque sur les chapeaux de roue burnés du wak’n'woll, c’est en lui ajoutant des breaks plus subtils inhérents au Hardcore et on comprend fort bien pourquoi ces cinq rednecks sont signé Deadlight Entertainment (“Helping Kid Listening To The Devil’s Music”…), fort notamment de Danforth et Nothingness dans ses rangs. Allez, stop la promo, revenons sur ce petit EP crossover. Si le son en lui-même est à la hauteur de n’importe quelle exigence actuelle, on peut largement en dire autant des compositions, mêlant avec un souffle inextinguible la lourdeur de Crowbar et la violence de Hatesphere, sans passer pour une pâle copie made in France de l’un ou de l’autre (parce que ça, on sait faire…). Cet EP, n’ayons pas peur des mots, est une petite surprise dans la fange marécageuse de la musique vénère en France, certes pas le disque ultime mais une production fraîche qui nous laisse même sur notre faim à l’issue des vingt minutes et quelques de la galette. Car on en reprendrait bien un peu nous, de ce chant gras tour à tour crié, growlé ou chanté avec talent et de ces p’tits riffs tout droit venus de la Nola dans un colis envoyé par le vieux Kirk Windstein… Oui, on aime ça parce que plutôt que de sentir le micro-ondes, la sauce prend grâce aux influences metal et hardcore savamment distillées dans This Is Oil. Comme quoi c’est avec les fonds de bouteille les plus gras qu’on fait les meilleurs whiskeys. Tiens je viens d’inventer une expression je crois.  Allez les gars, on en remet une couche pour l’album et qui sait, peut-être que le stade toulousain fera son entrée sur “My Ranch” lors de la saison prochaine…

NOTE: 7,5/10

Chroniqueur: Locust Star

THE SETUP (Hardcore) – BELGIQUE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 6:50

Myspace du groupe: http://www.myspace.com/thesetup

- 2 Chroniques:

Chronique de « Torchbearer« (2009):

  1. Torchbearer
  2. Hostile Eyes
  3. Dust of Ages
  4. Misanthrope
  5. Awake
  6. Tonight
  7. The Curse
  8. Collaboration Starts
  9. One of Wolves
10. Drown and Sink
11. Another Heresy
12. Act of God (Bonus Track)

L’entame de la saison commene par un rude défi pour le chroniqueur avisé et consciencieux que je suis. A peine extirpé de mes vacances embrumées par les vapeurs exquises de la lavande et du romarin provençal, voilà qu’arrive dans ma boîte aux lettres le nouvel album de The Setup, Torchbearer. Sale affaire. Pour ne rien vous cacher, lecteurs fidèles et assidus en quête de musique à sensations fortes, les petits coreux Flamands n’ont pas chômé avant l’été. Et cette nouvelle prestation prouve bien que GSR, leur label avisé (avisé car tenant dans ses rangs nombre de formations décisives dans le secteur HxC/Metal comme les Bataves de Born From Pain et les Parigots de Kickback depuis peu pour ne citer qu’eux) tient entre ses mains un combo européen de plus qui porte haut la flamme du Hardcore, le vrai, celui avec des moulinets et des casquettes dedans. Tout d’abord exit Dries, l’ancien chanteur, et bienvenue à Kris dont le timbre plus éraillé fait oublier le grain de son prédécesseur. Hormis cette différence remarquable tout de même, The Setup joue du The Setup, tous breaks et D-beats dehors, jouant la carte de la violence positive dans ses textes virulents et engagés. “Hostile Eyes”, pour ne citer qu’elle, fait partie de ses chansons au refrain imparable qui font le bonheur d’un pit entier sur scène et qui ravira toute la famille au petit matin avant d’affronter une journée de boulot de plus. Loin d’une production cheap, les Belges ont fait confiance à Jacob “Brutal” Olsen (ainsi crédité dans le livret, ça ne s’invente pas…), artisan du son, entre autres, de Hatesphere, Born From Pain et Moonspell… La production est léchée, les guitares et la basse ronronnent très proprement la voix se détache parfaitement du mix sans être noyée par le reste… Un indéniable sans faute de ce côté-là. Mais si c’est par ses refrains d’une efficacité brute que Torchbearer captive ce n’est certes pas grâce à son originalité. Certes The Setup joue du hardcore qui donnerait envie à votre grand-mère paraplégique de mosher parmi tous les straight-edge carrés comme des quarterbacks devant la scène, mais il faut bien se rendre compte que l’ingéniosité des Flamands s’arrête là où celle de ses collègues outre-Atlantique de Comeback Kid (pour ne citer qu’eux) a su évoluer.  La force de frappe belge a encore un peu de chemin devant elle pour nous montrer une facette plus personnelle de son art, même si certaines mosh-parts et parties plus punk savent tirer leur épingle du jeu. Un album un peu linéaire donc mais encore loin devant nombre de formations prétenduemment estampillées hardcore de ces dernières années.

NOTE: 6,5/10

Chroniqueur: Locust Star

Vidéo:
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Chronique de « Crawl & Reign« (2009):

1. This Blood
2. Crawl & Reign
3. Out Of Session
4. Triumph & Tombstones
5. Fen

Avant la sortie de Torchbearer en juin dernier, The Setup fourbissait encore ses mosh-parts avec l’EP “Crawl & Reign” qu’il nous assénait un an plus tôt. Bien sûr, les coreux Flamands étaient loin du coup de semonce avec déjà deux albums abrasifs, un split avec Zero Mentality et un mini CD à leur passif mais le disque qui nous concerne aujourd’hui introduit le nouveau line-up du groupe qui s’est vu amputer de la moitié de ses membres l’année précédente. L’artwork un peu littéral mais néanmoins chargé de symboles de l’EP annonce la couleur avec ses grues et l’aube qu’on devine au loin: le moment est venu de prendre un nouveau départ. Stupeur! donc, car même si ce n’est plus une surprise rétrospectivement après un Torchbearer solide, The Setup reprenait ses marques avec l’application toute scolaire d’un groupe qui se relève de très loin et dont on n’attendait plus rien, miraculé en quelque sorte. Les refrains de Crawl & Reign sont incontestablement moins efficaces que ceux de Torchbearer mais le disque s’essouffle moins, et pas uniquement grâce à son temps de lecture plus court de moitié que son successeur: changements de tempo et de sons  fréquents donnent une teneur plus fraîche à l’ensemble et le pari de survivre au quasi-naufrage du combo semble être assuré, bombardant l’auditeur de riffs plus futés que de coutume chez The Setup. Cependant, ce Club des Cinq à sweats zippés ne martèle que des codes pré-établis: le Hardcore qu’on assène ici à grands coups de mosh-parts qui doivent faire le bonheur des pits reste en dessous de trop de formations internationales pour que The Setup adopte une véritable position de leader. On n’attend pourtant pas grand chose, les bases sont posées, la rage y est, les paroles restent un vrai bonheur straight-edge pour peu qu’on s’y intéresse (au moins vous êtes avertis…) et le son est très honorable. Sur le papier c’est impeccable… mais pourtant il manque un truc.

NOTE: 6/10

Chroniqueur: Locust Star