ZONE X’PRESS METAL MAG

28 octobre, 2009

Primal Age

Classé dans  5. INTERVIEWS — zonexpressmetalmag @ 23:20

Voici le petit cadeau de Kévin qui s’est rendu samedi dernier à l’Halloween Fest 2009 d’Ascoux organisé par notre grand ami Berny (El Diablo Inc) et le Collectif Pur Sons: une petite interview du groupe Primal Age, rien que pour vous!

Interview du 24/10/09, par “Kévin”

Entretien avec le groupe…

(Lire la suite…)

15 octobre, 2009

KICKBACK (Hardcore) – FRANCE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 8:23

Myspace du groupe: http://www.myspace.com/kickback

Chronique de « No Surrender« (2009):

No Surrender, chronique, tracklist, mp3, paroles

01. No Surrender
02. Deathlust
03. Still on the Prowl
04. Aging Disgracefully
05. Woods are Wet:Woman Hell
06. The Law of the Self
07. If I Die Tonight
08. Sideshow
09. Unholy Triumph
10. The Audience is the Target
11. Warpath
 

Plus de quinze ans depuis leur premier véritable album “Cornered” et le moins qu’on puisse dire c’est que le Hardcore de Kickback refoule encore la poudre et le fiel. C’est peut-être ça, finalement, l’acharnement “à la française” qu’on reproche si souvent aux habitants de l’Hexagone (mais qu’on nous envie en secret, j’en mets ma conscience républicaine à couper…). No Surrender, sorti sur GSR il y a quelques mois désormais nous rappelle bien mieux que certains de nos dirigeants politiques contemporains ce que signifie le mot “intégrité”.

D’autant que toute intégrité mise à part, Kickback, en sortant une suite (attendue depuis neuf ans, tout de même…) aux 150 Passions Meurtrières, a fondamentalement durci son propos, passant d’un HxC agressif (ou du moins “agressif” en comparaison du reste de la production française) à cette musique de désaxé social qui nous agresse les tympans ici. Intégrité et pas intégrisme, donc, car les Parigots vénères ont gardé de leur passé cette colère de rue mais ce qui se présageait de profondément malsain dans leurs lyrics et leur artwork nous est ici indubitablement imposé dans leur musique même. D’où la rupture avec le metalcore finalement pas encore si pernicieux de la déjà gloire française du genre. Stephen Bessac et ses potes ont donc cherché partout pendant quinze ans dans le Grand Méchant Metal ce qu’il y avait de plus sale et obscène pour finalement s’apercevoir que la réponse se tenait simplement chez leurs voisins d’Arkhon Infaustus.

Car si c’est au chant décérébrant et à la gouaille liturgique du braillard cité plus haut que Kickback tient 90% de sa renommée, le souffle neuf qui vient ici balayer les frontières entre la violence du hardcore et l’insanité du black metal s’appelle Toxic H., le fameux tisseur de toiles inextirpables du meilleur combo de metal extrême français. Ici crédité Damien, le fameux guitariste réussit à nous plonger dans des limbes diaboliques et étouffantes de perversité. Constat saignant et sans appel, c’est bien de cela qu’avait besoin Kickback. A force de faire les malins sur scène (rappelle-toi du Hellfest 2007, lecteur averti!), ils risquaient fort de perdre toute crédibilité si cet album n’avait pas été ce qu’il est. Et à un tel niveau de compétence, je ne vois que Dora l’exploratirce pour nous l’expliquer: “C’est gagné!”. De la très bonne première chanson éponyme pour ouvrir la boucherie avec un sens de la syncope rythmique excellent à “Warpath”, meilleure chanson de hardcore qu’aurait pu composer un guitariste de black metal, tout s’écoute et se réécoute jusqu’à ce qu’on vous retrouve mort dans votre salon à force d’avoir moshé avec tant de haine. Eloignez le landau du bébé, d’ailleurs, c’est pas parce que je cite des dessins animés destinés aux futurs enfants bilingues des parents bobos que Kickback compose pour toute la famille. Loin de là. Vous laisseriez un gamin devant un film de Gaspard Noé, vous? Moi non plus. De même que sous les leads vicieux de Toxic sur “Still On The Prowl”, comme on dit à la télé, éloignez les enfants.

Mais finalement, sous le tapis d’artillerie bombardé par la bande du 91, à force de ramper pour échapper aux tirs de canon de 88 mm à chercher l’air, le vrai, celui qu’on respire à plein poumons, on finit par trouver une race innée à tant de brutalité, une brutalité méthodique et inédite puisqu’encore jamais vraiment explorée dans ce milieu (je m’éventre à vous le dire). Tant sur les vocaux chantés (oui oui, chantés!) de la fin de “Sideshow” que dans le mosh-part haineux de “Deathlust” ou l’intro malsaine d’“Aging Disgracefully”, la patte Kickback se fait beaucoup plus psychopathe qu’auparavant, là où elle cherchait directement à chopper la carotide précédemment. La torture est ici plus mentale que physique, et ça c’est un scoop pour un groupe de hardcore.

Finalement, je ne vais pas vous la faire plus longue, René Wagner de Nargaroth a éructé un jour que le black metal c’était la guerre, il ne savait pas à quel point il pouvait y avoir de pire que la guerre: il y a Kickback et son dernier album, que je clame haut et fort comme le meilleur skeud de hardcore français, brutal, innovant, charcutier, bref, royal. Et Jean Sarkozy sait à quel point ça fait partie de la culture française, la royauté.

NOTE: 9,5/10

Chroniqueur: Locust Star

Vidéo:
Image de prévisualisation YouTube

BLACK BOMB A (Metal/Hardcore/Punk) – FRANCE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 7:05

Myspace du groupe: http://www.myspace.com/blackbombasong

Chronique de « From Chaos« (2009):

From Chaos, chronique, tracklist, mp3, paroles

01 To Reactivate
02 Uncivilization
03 Emergency
04 All the Way
05 Get the Fuck Out
06 Burning Road
07 Fucking Hate
08 Taste the Flow
09 Kiss of Death
10 Digging My Grave
11 Pieces of I
12 Tales from the Old School 

 
15 ans, des changements de line up et un septième album sorti en mars dernier on peut dire que Black bomb Ä malgré les années et les difficultés que tout groupe peu connaître est toujours bel et bien actif!
D’ailleurs ce septième album nommé « From Chaos » et reprenant fièrement une célèbre gravure de Gustave Doré comme artwork marquera les esprits comme étant l’album du retour des deux chanteurs originaux, Djag et Poun! Et quel duo du tonnerre!

Musicalement cet album est plus situé du côté hardcore que du côté metal, les riffs se veulent simples, facilement assimilables et bien efficaces et puis en fait il n’y a pas que les riffs qui sont ainsi!
On a le droit à des plans sympas mais ici tout est fait pour que l’efficacité soit à son summum et que le risque de prise de tête soit amené à zéro.
Mais bordel ce duo de voix! La musique est entraînante et les voix le sont tout autant voire plus. Que ce soit Djag avec son chant grave et son débit important ou Poun et son chant aigu plein de surprise les deux frontmen ne cessent de s’améliorer et de livrer un duel vocal fait pour le moshpit!
Par habitude dans le hardcore on s’attend à ce que le ton  soit plutôt énervé mais avec cet album bien que la furie ne soit jamais bien loin, « Fucking Hate » est là pour le prouver parmi d’autres morceaux à mosh et à pogos, on reste tout de même dans une ambiance assez enjouée et sautillante.
Pas étonnant que ce groupe tourne autant et ait toujours du succès même quand on est pas adepte du genre, si l’on est pas trop fermé d’esprit un concert de Black Bomb Ä peut être une bonne soirée en perspective.

Après tout, tout le monde connaît le hit « Mary » extrait de l’album « Speech Of Freedom », un des tubes imparables du groupe mais se limiter à cette seule connaissance du groupe serait dommage car les tubes ou même plus généralement les titres très efficaces, le groupe venu des Yvelines sait en concocter à merveille et ce nouvel album en est encore une preuve.
Bien qu’ayant quelques titres un peu plus faibles, je pense notamment à « Uncivilization » ou encore « Taste The  Flow » qui bien que toujours aussi entraînant me paraissent plus classique, cette nouvelle galette déborde de tubes alors si vous voulez vous ravitailler, cherchez pas plus loin!
Comment résister à un si emportant « Emergency » ou à la mémorable participation du chanteur de The Exploited sur « Burning Road »? Vous ne savez pas? Moi non plus!

Ce septième album ne bouleversera pas les fans, qu’ils n’aient crainte! Le groupe continue son chemin vers un metal hardcore de plus en plus hardcore et le fait à sa manière avec efficacité et style.
L’histoire de Black Bomb Ä est loin d’être terminée…

NOTE: 7,5/10

Chroniqueur: Kévin

Vidéo:
http://www.dailymotion.com/videoxafj1q

HOLY CROSS (Heavy Metal) – FRANCE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 7:02

Myspace du groupe: http://www.myspace.com/holycrossmetal

Chronique de « Under The Flag« (2009):

  1. King In Hell
  2. Iron Horse
  3. Lighting From The North
  4. Gates Of Times
  5. The Fortress Of Asgard
  6. Return To Asgard
  7. Twilight Of The Gods
  8. Hel The Damned
  9. The Last Survivors
10. Holy Cross

Formé en 2006, Holy Cross affiche sa détermination pour maintenanir le Heavy Metal en vie en écumant les scènes aux cotés de groupes tels que Destinity, Dagoba, Misanthrope, Hürlement, Evil One, etc… belle performence pour une formation qui n’avait, jusqu’ici, rien sorti de concret ou presque. Le mal est réparé avec « Under The Flag », mêlant allégrement un metal écéré qui s’inspire de la mythologie scandinave et des influences incontestablement décelables dans ces dix compostions où l’on cite sans retenue, des choses comme Manowar ou encore Blind Gardian et nous pourrions en ajouter beaucoup d’autres… A croire que c’en est pas terminé des structures ancestrales!!
La bonne production des stephanois fait honneur à leurs aînés et on peut dire que c’est si rare de nos jours qu’il est inutile de vous préciser que j’ai pris mon pied en écoutant cette galette tout simplement impressionnante.
Non dénué de riffs terriblement efficaces, d’habiles soli et chant accrocheur, l’ensemble jette un pavé, pour ne pas dire rocher, dans la marre. Autant y aller direct et  j’assumerai sans hésiter: ce disque est une tuerie, bien plus, un chef-d’oeuvre…!!
Des morceaux comme « King In Hell » sont dignes des plus grands hymnes pompeux du genre et ceux qui craignent que ça ne soit pas à la hauteur niveau chant écouter plutôt « Lightning From The North » où là il y a performence… des hurlements stridents dignes d’un Screamers (Planète Hurlante) vous sont balancés dans la tronche et je vous dis pas comment que c’est bon…
La caractéristique de nos cinq seigneurs du heavy metal traditionnel est d’insuffler une dose d’ambiance sollicitant le headbanging dans des compos d’exception qui nous laissent sur le cul par autant d’efficacité et maîtrise d’exécution du meilleur effet.
Le combo n’est pas une synthèse stérile de ce qui se fait de mieux, il réussit à plaquer  des idées constructives pour arriver à un bilan d’un niveau intenational qui retiendra l’attention de l’auditeur. A découvrir de toute urgence!

NOTE: 9/10

Chroniqueur: C.S.

Vidéo:
http://www.dailymotion.com/videox6mj81

DEE N DEE (Metal Indus) – FRANCE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 7:01

 

Myspace du groupe: http://www.myspace.com/deendeemusic

Chronique de « Words« (2008):

01. The Job
02. Vile
03. Fader
04. Flighty Child
05. My Sun
06. Grey
07. Sonicate
08. Way Out
09. Words
10. Feelike
11. Money War
12. Trip

Dee N Dee est un groupe de metal indus créé à Calais en 1991. Si le groupe s’était créé dix ans plus tôt on aurait sans doute pu parler de précurseur mais non Ministry étant déjà passé on va plutôt parler de forte influence sur ces quatre musiciens du nord de la France.
D’un côté on a Ministry groupe américain qui a stoppé sa carrière après 27 ans de provocation, de haine envers Bush, 11 albums studios et divers albums live ou de remixes soit une carrière bien remplie!
De l’autre côté on a Dee N Dee groupe français plus discret et qui n’a sorti que 4 EPs et un album en 17 ans.
Ce qui rassemble ces deux groupes? Une musique relativement proche et une même passion qui bien qu’a priori en sommeil chez les premiers ne fait que commencer pour les seconds, la preuve avec leur premier album « Words » sorti en 2008.

Pourquoi avoir attendu si longtemps avant de sorti ce premier album? La patience des fans de la première heure sera-t-elle récompensée?

J’ignore les raisons précises d’une telle attente mais elles peuvent être diverses, des soucis liés à l’underground, des problèmes personnels ou bien une grande exigence de la part des musiciens qui les a poussé à attendre le meilleur d’eux-mêmes avant de nous faire part de leur art. Tout à la fois peut-être? Mais peu importe aujourd’hui, enfin, depuis un an maintenant, l’album est bel et bien sorti!

Quand à savoir si la patience des fans est récompensée je l’ignore aussi pour les simples raisons que je ne connais pas le groupe depuis le départ ni même la musique qu’il pratiquait et cette dernière était peut-être relativement différente.
Par contre je sais que cet album, moi, il me satisfait en grande partie.

Comme dit au début de cet article la musique que l’on retrouve au fil des douze morceaux de cet album s’avère être un metal indus thrash, mécanique, froid, crade et glauque dans la lignée de ce qu’à pu faire Ministry jusqu’à il y a encore peu de temps.
Ceci dit le côté mécanique et industriel me semble ici plus poussé… quand on écoute d’une oreille distraite on entend bien évidemment que les titres dégagent une telle ambiance mais plus l’écoute se fait précise plus l’on découvre que chaque morceau contient de nombreux samples minutieusement placés et mixés de façon à ce qu’on ne les entende pas toujours clairement mais, qui, mis ensemble donne un nuage sonore électrique et un peu poisseux.
Inutile de préciser que l’assemblage de tous ces sons est tout sauf approximatif, on a ce qu’il faut là où il faut pour en résultat à la hauteur.

On peut reprocher à cet album d’être un peu répétitif et c’est vrai que de prime abord il parait être un bloc glacial d’où s’échappent sonorités mécaniques et dissonantes.
Malgré tout après dissection on  trouve le moyen de rendre ce défaut moins pertinent grâce des détails qui empêchent toute monotonie comme les rythmiques me faisant penser à Sepultura ou à Fear Factory, l’harmonica sur « Flighty Child » et la minutie avec laquelle tout est arrangé.

Un peu répétitif oui mais ça passe, de qualité sans aucun doute, original non mais rare ces derniers temps alors la musique jouée par Dee N Dee mérite d’être écoutée, soyez curieux!

NOTE: 7,5/10

Chroniqueur: Kévin

BE’LAKOR (Death Mélodique) – AUSTRALIE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 7:00

Myspace du groupe: http://www.myspace.com/belakor

Chronique de « Stone’s Reach« (2009):

1. Venator
2. From Scythe to Sceptre
3. Outlive the Hand
4. Sun’s Delusion
5. Held in Hollows
6. Husks
7. Aspect
8. Countless Skies

Alors que beaucoup retiennent AC/DC ou encore AIRBOURNE quand on parle de l’Australie, Be’lakor groupe de death mélodique nous offre ici son second album intitulé « Stone’s Reach ». Et oui le genre n’est pas le même me direz vous mais je peux vous assurer qu’en terme de metal, cette formation fait honneur à son pays.
Alors que les premières notes de « Venator » qui ouvre l’album, fait craindre le pire vis à vis du genre, la suite vient tout de suite contrebalancer cette mauvaise impression et je dois avouer que les titres se savourent avec une rare intensité comme une véritable démonstration sonore. L’ensemble a pour lui une cohérence surprenante, preuve d’un talent certain, et une puissance d’évocation indéniable, ambiance sombre et concentrée, confusion des sentiments et des émotions…
Avouons-le, les noms de Dark Tranquillity ou encore Opeth ont contribué à l’écoute plus que soutenue de la galette.
Cette découverte ne peut être qu’intéressante ou génialissime et le moins qu’on puisse dire c’est qu’on y est sûrement pas indifférent.
Après un premier opus qui était à l’époque passé inaperçu, le groupe retrouve ses marques par la grâce de morceaux brillants: technicité imparable et inspiration surprenante de la part des musiciens, un chant gutural brut de décoffrage mais véritable force dans cette oeuvre… le sujet est tellement maîtrisé qu’on irait presqu’à dire qu’ils réinventent un son… ici le style est vraiment personnel et avec le temps, on découvre même dans ce disque qu’on applaudit des deux mains, encore plus de choses qu’il n’y paraît mais je ne vous en dirai pas plus juste que Be’lakor se trouve bien en position de force pour faire la guerre en Europe, en tout cas ce qui est sûr c’est que nos gaillards m’ont totalement conquis! un grand bravo!!

NOTE: 9,5/10

Chroniqueur: C.S.

Funeral Nation Tour 2009 – L’Arcade @ Notre Dame de Gravenchon

Classé dans  6. LIVE-REPORTS — zonexpressmetalmag @ 7:00

Live-Report réalisé par « Kévin« :

Vendredi 09 Octobre 2009

Après quelques doutes à propos de ma venue à la date normande de la tournée Funeral Nation Tour 2009, j’ai finalement trouvé un caennais pour m’emmener ou plutôt j’ai conduit sa voiture pour nous emmener ce qui lui permettait à lui et ses compères quadragénaires de picoler tranquillement… aaahhhh ces jeunes!

(Lire la suite…)

FALL OF DEATH (Death Mélodique) – FRANCE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 6:59

 

Myspace du groupe:  http://www.myspace.com/fallofdeathband

Chronique de « Horror’s Odysseys« (2009):

1. The Ghost Of All Conquest
2. Saw It All
3. Somwhere
4. Horror’s Odysseys
5. Our Spirit Collaps
6. Let Your Guts Talks

Dieu sait que la France porte en son sein des formations metal plus ingénieuses que les autres, rivalisant de talent et de personnalité. La France porte même bien plus haut l’étendard de la musique extrême qu’on ne le croit lorsqu’on prend la peine de vraiment s’y plonger. L’excellence de ces quelques groupes touche parfois un niveau tel qu’elle en occulte beaucoup d’autres combos plus anecdotiques mais néanmoins intéressants à quelques points de vue, que ce soit d’un point de vue insolite ou simplement parce que ce sont de très bons ersatz de ce qui se fait ailleurs. Mais je vais arrêter le chauvinisme exacerbé tout de suite: en France comme partout ailleurs, beaucoup de groupes jouent à tort et à travers cette carte infâme de la pâle copie outre-Atlantique. Un exemple? C’est ici…

Fall Of Death. Cinq jeunes alsaciens qui maîtrisent leurs instruments avec brio décident de jouer la musique de leurs idoles. Ca vous rappelle quelque chose? Normal, tous les groupes se sont plus ou moins montés comme ça, candide mélange de naïveté débridée et d’enthousiasme post-ado… Ah ces moments d’excitation dans salle de répèt’ insalubre où on se sent déjà conquérir le monde à grands coups de riffs jamais entendus nulle part… Tout un chacun ayant jamais fait partie d’un groupe connaît cette sensation ennivrante. Et je suis certain que nos cinq jeunes amis la ressentent encore. Sauf que c’est mal parti.

Alors que l’entame était gagnée sur le papier, avec une pochette travaillée et une prod’ signée Stéphane Buriez (au passage Stéphane, enregistre nous plutôt un nouveau Loudblast, tu nous ferais bien plaisir. Amicalement.)! D’ailleurs le son est irréprochable, pour peu qu’on aime les mixes compressés à bloc type voix qui gruique très en avant et grosse caisse qui donne mal au crâne à force de manger la moitié de l’égalisation à chaque impulsion sur-triggée. Ceci dit c’est plutôt le fond qui m’intéresse et pas la forme… D’ailleurs ne nous attardons pas plus avant sur le fait que ces jeunes Alsaciens maîtrisent bien mieux Photoshop que le Petit Larousse et penchons-nous sur le contenu.

Et là c’est le vide. Intersidéral. Pas une chanson ne se détache des autres, pas un riff ne retient plus l’oreille que les précédents. Que s’est-il donc passé pour qu’on en arrive là? Et la réponse est très simple: Fall Of Death ne fait que copier ses idoles sans vergogne. C’est tragique, lorsqu’on y songe: ces cinq petits doigts de la main connaissent chacun leur instrument sur le bout des doigts, exécutent leurs parties avec un professionnalisme assez bluffant au vu de leur âge, mais rien ne retient l’attention. J’écris cette chronique avec grande tristesse, chers lecteurs assidus, mais vous savez que je ne veux pas vous mentir. Le désert musical s’étend de l’introduction inutile à l’extrême fin de cet EP d’une vingtaine de minutes. Vingt grosses minutes à manger à tous les râteliers, à similer un All Shall Perish du pauvre limité à une caricature de death/hardcore/metal suédois. Pas une once de personnalité. Alors la musique est très bien exécutée, oui, mais on appelle juste ça une contrefaçon.

Sévère chronique, quand j’y repense. Et je m’en veux, je vous le jure, d’écrire d’aussi peu scrupuleuses enquêtes si éloignées du bon sens que lit d’habitude tout un chacun au hasard des webzines… D’ailleurs, et les membres de FOD m’en seront gré, je vous invite à lire un son de cloche tout à fait différent du mien sur nombre d’autres webzines bien plus élogieux, notamment sur French Metal. Après tout, je ne suis peut-être qu’un vieux con réac’ de 21 ans. Ceci dit, si vous avez lu ce papier jusqu’ici, je suppose que vous serez loin d’être surpris de la note.

NOTE: 3/10

Chroniqueur: Locust Star

Vidéo:
http://www.dailymotion.com/videox6t0v6

LYON BLACK METAL INFERNO FEST – CCO @ Lyon

Classé dans  6. LIVE-REPORTS — zonexpressmetalmag @ 6:59

Live-Report réalisé par “Locust Star“:

Samedi 12 Septembre 2009

Lyon Black Metal Inferno Fest. Ca en jette, pas vrai? Aux antipodes d’un fameux festival “alternatif” se déroulant à quelques centaines de kilomètres du lieu, le BM Inferno Fest n’a décidément rien à voir avec la Fête de l’Huma: Anti-Human, Anti-Life, j’vous fais pas le topo, quoi… En attendant si c’est ce festival que Zone X’Press a décidé de chroniquer et pas celui d’une opposition qui n’en finit plus de se chercher c’est qu’il accueillait comme tête d’affiche, outre sept formations plus ou moins indispensables, le mystérieux et très controversé Nargaroth, valeur autrement plus sûre que la gauche en France à l’heure actuelle…

(Lire la suite…)