
MySpace du groupe: http://www.myspace.com/headcharger
Chronique de « The End Starts Here« (2010):

01. Intoxicated
02. The End Starts Here
03. Without A Nation
04. Breathe In
05. Breathe Out
06. Down My Neck
07. Harvey Keitel’s Syndrom
08. Would You
09. 1000 Tides
10. The Invention Of Solitude
11. The Gambler
12. Be My Betty Page
13. I Hate Myself And I Want You Back
14. Something Someone
Headcharger…
Ce groupe caennais fait parti de mes groupes préférés en live, leurs concerts sont de purs moments de bonheur où des décharges de hardcore et de metal stoner font vibrer l’air soudain bien chaud des salles de concert.
Mais si c’est surtout en live que mon plaisir se fait intense avec Headcharger, leurs albums n’en sont pas moins de qualité!
Après des cd sortis sous le nom de Doggystyle où la personnalité du groupe n’était pas encore trouvée et où l’on pouvait trouver une musique à la limite du plagiat de groupes alors à la mode notamment Sepultura dont l’album Roots a indéniablement influencé les normands.
Après un premier album sous le nom d’Headcharger très hardcore’n’roll et déjà bien prometteur, puis après un second album, Watch The Sun, acclamé et laissant apparaître une forte ouverture vers la musique stoner le groupe est de retour avec un nouvel album nommé The End Starts Here.
Un album qui marque le début d’une maturité certaine pour ce groupe qui a enfin trouvé son style définitif!
Un style qui plus que jamais se tourne vers un metal stoner hyper burné mêlé à un metal hardcore des plus efficaces.
Quoi de neuf depuis Watch The Sun?
- Un changement d’écurie puisque le groupe est passé de Customcore records à XIII bis records (label qui d’ailleurs ne se fout pas de la gueule de la presse contrairement à certains gros autres labels, cd promo sans parasite et bio complète sont de mise)
- Un album plus varié, intense et stoner
- Un chanteur qui a fait de gros progrès en chant clair!
Et oui le constat était plutôt unanime lorsque le premier extrait de ce nouvel album, « A Thousand Tides », a été mis en ligne sur MySpace, Seb continue de bien hurler mais surtout il a fait d’énorme progrès en chant clair, sa voix est pleine d’émotion et d’une netteté non négligeable.
L’album confirmera cette première impression puisque cette remarque est valable sur tout l’album, plus de chant clair et qui plus est toujours de qualité mais attention Seb n’en a pas pour autant laissé ses couilles au placard et le prouve par exemple avec le morceau « Breathe Out » où son chant se fait bien radical et ne ferait pas tâche au sein d’un morceau de death metal.
Un album plus stoner tout en étant plus varié, oui c’est possible.
La basse se fait lourde, les riffs tournent en boucle, l’ambiance est digne d’un western moderne mais les morceaux s’enchaînent et ne se ressemblent pas. On a le droit a du bien énervé (« Breathe Out », « The Invention Of Solitude »), du plus posé (« Something, Someone », « Breathe In », « Harvey Keitel’s Syndrome »), du bien stoner à la Headcharger (« Intoxicated », « Without A Nation », « Would You? » et son harmonica ô combien jouissif), les rythmes changent, les ambiances sont tantôt bien chaudes tantôt plus posées voire même mélancolique avec le morceau final mais l’émotion reste la même tout le long, les cinq musiciens savent nous faire plaisir.
Ce troisième album d’Headcharger était attendu et aucun doute qu’il saura combler un grand nombre de fans si ce n’est tous, quand à ceux qui ne se sont pas encore intéressés au groupe il n’est pas trop tard pour prendre une claque avec ce disque débordant d’énergie et d’émotion. On a là un grand disque!
Si la position de départ d’Headcharger était à quatre pattes le groupe peut aujourd’hui se tenir bien droit et attaquer un bel avenir musical. (oui je sais ce mélange entre la question du sphinx à Œdipe, un jeu de mot pourri avec l’ancien nom du groupe et le niveau qu’il a aujourd’hui atteint est pourri mais c’est pas grave je garde!)
NOTE: 8,5/10
Chroniqueur: Kévin
VIDEO:
http://www.dailymotion.com/videox8imzd