ZONE X’PRESS METAL MAG

15 mai, 2010

OVERMASTER (Heavy Power Metal) – ITALIE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 5:16

 

MySpace du groupe:  http://www.myspace.com/overmasterband

Chronique de « Madness Of War« (2010):

01. Walking Back to Hell
02. Marble King
03. Spartan Warriors
04. Overlord
05. Revolution World
06. Jungle of Madness
07. Nameless Hero
08. Children of the Sand
09. Battle Prayer
10. Prophet of War
11. Efialths

Avec une première démo quatre titres des plus intéressantes derrière le cul, OverMaster se devait confirmer son véritable statut de maître en nous livrant pour notre plus grand bonheur, ce qu’on pourrait appeler également la suite logique du parcours, un album qui osons le dire sans se tromper de beaucoup, permettra d’affirmer que le combo détient la formule magique pour rallier les fans de heavy, de thrash, de prog…
OverMaster est un groupe aussi talentueux qu’inattendu… son tout premier album propose une direction musicale assez large et quelque peu différente des autres choses que l’on peut rencontrer sur le webzine. Les italiens nous délivrent une galette explosive avec des combinaisons musicales variées et mélodies agréables doublées d’une qualité sonore impressionnante. Il est d’ailleurs assurément une des meilleures révélations metal 2010 si on en juge l’imagination et la créativité débordantes du groupe. Tout est fait de façon à suscité un grand intérêt quand on se penche sur ces onze compositions qui dénoncent les horreurs de la guerre. On y décèle de nombreuses influences bien enttendu mais il est clair qu’on apprécie avant tout le metal ambitieux du groupe sans se poser la moindre question et c’est là, une des raisons essentielles pour lesquelles cette oeuvre est intéressante d’autant que la maîtrise du sujet se passe de commentaire négatif. OverMaster donne une autre dimension à la puissance de ses mélodies en utilisant d’une manière plus réfléchie une bonne dose d’esthétisme et d’originalité dans cette première réalisation qui tient la route sans crainte de se prendre le fossé.
Très planant par moment, très accrocheur,…tout simplement monumental, OverMaster s’engouffre dans un créneau à haut risque en fortifiant des bases saines et sûres. Difficile d’en dire plus sur ce quintet, si ce n’est qu’en passant par l’Italie un de ces jours, laissez tomber les gondoles ou les pizzas et partez plutôt à la recherche d’OverMaster…

NOTE: 9/10

Chroniqueur: C.S.

PENSEES NOCTURNES (Black Metal) – FRANCE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 5:15

MySpace de l’ariste: http://www.myspace.com/penseesnocturnes

Chronique de « Grotesque« (2010):

01. Vulgum Pecus
02. Paria
03. Râhu
04. Eros
05. Monosis
06. Hel
07. Thokk
08. Suivant

« Il l’a fait! »

De quoi je parle?
Hum… ah oui comment je veux que les gens comprennent mon introduction si je commence par « Il l’a fait »?!
Alors déjà « Il » c’est Vaerohn et pour comprendre ce qu’il « a fait » je vais devoir commencer par le présenter…

Vaerohn c’est le guitariste du groupe de Pagan metal Valhôll mais c’est aussi le créateur de son propre projet personnel du nom de Pensées Nocturnes.
Avec Pensées Nocturnes, Vaerohn, a sorti en 2009 l’album « Vacuum ». Album de qualité qui mélangeait avec efficacité musique classique et black metal dépressif.
Seulement une fois la surprise passée et bien qu’appréciant beaucoup cet album j’en suis vite venu à la conclusion qu’ok ce musicien avait fait fort mais à présent que l’alternance musique classique et black metal « lame de rasoirs » est bien assimilée je me suis dit qu’il pouvait aller plus loin et nous surprendre… réellement!

En 2010 mon souhait est exaucé et pas qu’à moitié… Pensées Nocturnes nous revient avec son second album intitulé « Grotesque »,un album qui marque…
Voilà comment s’est passé ma première écoute: il fait nuit, je met le cd de « Grotesque » et je m’allonge pour découvrir cette œuvre…très vite tout se bouscule! Beaucoup de questions me sont venu à l’esprit mais aussi un grand plaisir, un enthousiasme malsain se développe en moi à l’écoute de cette expérience sonore hors du commun… j’ai pas pu dormir du coup.

Je l’ai écouté un bon nombre de fois, j’ai laissé passé le temps et l’effet, malgré que la surprise de la première écoute ne soit plus là, reste le même. Il faudra s’y faire, la musique délivrée par « Grotesque » est dingue… Décadante, malsaine, lunatique, inabituelle, troublante, mystérieuse, unique… je pourrais utiliser beaucoup de mots mais aucun ne suffirait à approcher la grandeur de cette preuve de folie.

Pourquoi?  Pourquoi cet album m’a-t-il fait tant d’effets?
D’une vous l’aurez compris le concept black metal suicidaire/musique classique est poussé bien plus loin… mais on notera également l’importance d’éléments de blues-jazz (il y en avait déjà des prémisses dans « Vacuum »), de sons inattendus (ah ce coucou!) mais surtout d’une très grande instabilité pourtant toute maîtrisée. Oui tout s’enchaîne, tout dérape plutôt, les ambiances changent, les genres se croisent, les émotions se font fortes mais le tout reste cohérent et c’est ça le plus dingue!
Entrez dans ce carnaval des fous, découvrez l’art musical, ressentez la terreur face à l’inconnu, écoutez cette œuvre glaciale et tordue, goûtez à ce délicat témoignage du grotesque.

Vous remarquerez que je n’ai encore parlé d’aucun titre en particulier, que je n’entre pas dans de vaines descriptions et je vais bientôt stoppé ma rédaction de cette chronique sinon c’est un roman difforme que je vais écrire.
Retenez juste ceci, si vous cherchez un album différent de ce que vous avez l’habitude d’entendre vous pouvez vous jetez sur « Grotesque », un album dont il ne fait aucun doute sera l’un de mes gros coup de cœur de 2010.
« Grotesque » est un album qui nous arrache à la réalité, nous malmène et dont on ne sort pas indemne.

NOTE: 9/10

Chroniqueur: Kévin

BLACKNESS (Thrash Metal) – FRANCE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 5:14

MySpace du groupe: http://www.myspace.com/blacknessthrash

Chronique de « Stimulation For The Beast« (2010):

01. The Battle Rages On
02. Where Fear And Silence Prevail
03. G.T.H (Go To Hell)
04. Retribution
05. Bark At The Moon
06. Shadowzero
07. Chain Lightning
08. The House Down Below
09. Perfect Hatred
10. Nobody Listens
11. Die With A Smile

Dans l’univers de BLACKNESS, nombre d’influences se croisent et se côtoient même si j’y décèle une grosse touche thrash avant toute chose… d’ailleurs c’est dans ce créneau que s’identifie le combo et le moins qu’on puisse avouer c’est que le groupe peaufine ses compositions pour arriver à un résultat plutôt époustouflant. Musicalement, nos petits français (oui ils le sont!) oscillent entre Kreator, Testament ou encore Destruction… grossomodo, la formation ne prend pas de pincettes pour imposer sa zic speedé et a sérieusement de quoi reprendre le flambeau des plus grosses machines à headbanger. Avec une touche si particulière entremêlant de furieuses cavalcades, un chant tout aussi gras qu »impressionnant, BLACKNESS se veut extrêmenent carrée, puissant et accrocheur. Côté riffs, ça accélère les cadences avec des guitares tranchantes comme du rasoir, on a droit à des solos carrément bons, le tout superbement orchestré grâce à des musiciens qui ne sont pas de la dernière pluie et s’il existe des mots pour retranscrire certaines émotions ressenties à l’écoute d’un disque (ou complexes osons le dire!^^), l’album « Stimulation For The Beast » aurait de quoi vous faire gratter des pages entières pour définir et défendre la teneur des compositions! Alors bien sûr certains dirons que BLACKNESS ne viendra en rien révolutionner le monde du thrash international mais ce qui est certain c’est qu’il réalise là un album tout aussi honnorable que ceux des plus grands avec des titres particulièrement convaincants et bien produits. En fait, plus j’écoute ce groupe, plus je l’apprécie, c’est monumental et à la hauteur de ce qu’on peut voir passer dans la presse papier, du très bon boulot voué à la destruction et à l’apocalypse… Bonne continuation les gars et vive la France!

NOTE: 8/10

Chroniqueur: C.S.

A LOST FEAR (Metalcore) – FRANCE

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MySpace du groupe: http://www.myspace.com/alostfear

Chronique de « Autumn« (2009):

 

01. Intro
02. Haunted
03. Who’s Deciding
04. Untitled
05. Endless Tears
06. Autumn
07. Heart And Scream
08. Fake
09. In The Dust
10. Outro

A Lost Fear en quelques dates:

- 2005: création du groupe

- 2007: sortie de l’EP « Heart And Scream »

- 2007: je m’inscris sur MySpace et A Lost Fear m’y invite en ami…voilà comment j’ai découvert le groupe

- 2009: sortie de l’album « Autumn »

Et c’est justement d’Autumn qu’on va parler dans les quelques lignes qui suivent!

A Lost Fear c’est un groupe qui joue du metalcore et qui le joue bien et c’est à peu prés ce que ce premier album nous prouve.
Car si on ne touche ni à l’extraordinaire ni à l’original, les influences sont perceptibles, l’efficacité n’en est pas moins présente.

Néanmoins la répartition des titres est tout de même à mon avis un peu osée… comme pour l’album de Primal Age que j’ai chroniqué dernièrement l’album s’ouvre et se ferme par des pistes ambiantes, jusqu’ici ça passe mais pour couronner le tout le groupe s’est permis d’introduire une autre plage ambiante,  »Autumn » en plein cœur de l’album. Soit plus de six minutes de musique instrumentale au sein d’un album de metalcore d’un peu plus de trente minutes! L’hérésie!
Et pourtant même si pendant longtemps je me suis demandé si ça ne créait pas une rupture trop importante il faut bien admettre que ce n’est pas le cas et qu’au contraire ça passe très bien et ça ne fait que mieux mettre en valeur le côté mélodique de ce premier album.
On aurait pu s’attendre à un album qui envoie la sauce du début à la fin mais les A Lost Fear ont fait mieux que ça… ils ont fait LEUR album et non pas un album parmi d’autres comme ça aurait pu être le cas surtout pour un genre musical où l’originalité n’est pas toujours là.

Mais revenons tout de même aux parties plus rentre-dedans de cet album, vous savez celles qui font bien plaisir en live!
Oui on ne peut le nier, écoutant peu de metalcore, c’est surtout en live que j’ai pleinement découvert l’énergie et le niveau dont faisait preuve A Lost Fear et pour ça le groupe s’arme de titres bien efficaces.
Des riffs entraînants qui savent exprimer autant de mélodie que d’agressivité, une batterie efficace, un chant bien vindicatif pleinement maîtrisé (trop peu compréhensible par contre…)… attribuez cette recette à tous les morceaux de l’album et vous aurez compris qu’on a à faire à du lourd dans le genre.
Si chaque titre saura attiré l’auditeur je retiendrai tout de même plus particulièrement les titres « Endless Tears » qui est très représentatif des deux facettes du groupe ; la rage et la mélodie, et les tubes « Heart And Scream » et « In The Dust » dont les intros ne peuvent que devenir culte parmi les fans du combo caennais…

Au final cet album, s’il ne marque pas une grande révolution dans le genre n’en reste pas moins un bon premier album qui fait plaisir aux oreilles… et c’est très bien ainsi!

NOTE: 7,5/10

Chroniqueur: Kévin

ANDRE MATOS (Power Metal Progressif) – BRESIL

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 5:12

MySpace du groupe: http://www.myspace.com/andrematossolo

Chronique de « Mentalize« (2010):

01. Leading On !
02. I Will Return
03. Someone Else
04. Shift The Night Away
05. Back To You
06. Mentalize
07. The Myriad
08. When The Sun Cried Out
09. Mirror Of Me
10. Violence
11. A Lapse In Time
12. Powerstream

Il y a des personnages comme ça qui marqueront le metal plus que d’autres et j’ai envie de dire que celui-ci vaut son pesant d’Or puisqu’il s’agit d’André Matos.
Alors pour la petite présentation rapide qui ne manquera pas d’aiguiser l’appétit des curieux, il faut savoir que ce mec est sans nul doute, un des chanteurs les plus charismatiques de la scène Metal internationale et il est indispensable de dire que ce grand monsieur à lancer en 1991 la machine Angra (oui oui c’est lui!). D’autres projets (Viper, Shaman, Virgo…) lui permettront également d’enthouiasmer de nombreux fans et nous montrer à quel point ce musicien est carrément surprenant. Viendra ensuite, bien après bien sûr et pas si loin que ça, son tout premier album « Time To Be Free » (2008) qui va vite laisser place à « Mentalize »(2010), cet album que j’écoute aujourd’hui  dans mon lecteur CD… héhé encore une chance de découvrir un joyau imparable de power metal progressif!

Histoire d’envoûter encore une fois ceux à qui, un temps fût, elle a tendu le sein, André revient donc avec un disque énorme, co-produit par Sascha Paeth (Edguy, Kamelot, Rhapsody) qui comme vous pouvez le constater, ça annonce déjà les premières couleurs de ce nouveau chapître. Par ailleurs, l’autre chose qui me fait dire que notre brésilien n’a pas voulu faire les choses à moitié c’est qu’il a sû s’entourer d’excellents zicos avec qui l’artiste avait déjà travaillé (Angra, Shaman) : Luis Mariutti (basse), Hugo Mariutti (guitare), Fabio Ribeiro (claviers) et “Zaza” Hernandes considéré comme le meilleur guitariste brésilien. Pour la batterie, il a fait appel à Eloy Casagrande, un jeune prodige de 18 ans… du beau monde en somme!

Musicalement Andre Matos nous propose ce qui se fait de mieux et à force de travailler, je crois qu’on atteint là un degré de perfectionnisme pas négligeable du tout… c’est vraiment très bon!
« Mentalize » propose des titres où se combinent énergie, mélodie, technique et refrains accrocheurs : une assez bonne formule finalement quand on souhaite obtenir sur l’ensemble, un disque de très haute volée! héhé figurez-vous que c’est le cas!
On décèle des choses assez typées Edguy pour notre plus grand bonheur sur des titres comme « Shift The Night Away » mais aussi quelques touches d’Angra bien évidemment (et là je pense à « Power Stream »). Non franchement, cet album mérite qu’on lui tende l’oreille, c’est plein d’idées, de rythmes, couronnées d’harmonie mélodiques d’une rare qualité, …je suis bien fan!
L’intensité ainsi que la force de persuasion du groupe est bien palpable, l’auditeur se promène, relevant au passage les essentiels du heavy et je dirai que notre homme prouve encore qu’il a de la ressource et que sa source d’inspiration ne semble pas tarie. Bravo!

NOTE: 8/10

Chroniqueur: C.S.

SEEKER OF THE TRUTH (Hardcore/Punk) – FRANCE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 5:11

 

MySpace du groupe: http://www.myspace.com/seekersofthetruth

Chronique de « 2 Decades Shunning Masks« (2009):

01. Inside Mr Nice Guy
02. 2 PM
03. Tribute
04. 1988
05. Anger Release
06. Born Toulouse, Live to Win
07. Backdraft
08. Quench My Thirst
09. The Day Envy Turned Friendship into Something Else
10. When I Shun the Mask
11. Bloodline
12. There for You
13. Just Me
14. Pull the Trigger
15. Hold a Grudge
16. Exciting News from the Daily Life
17. The Joker
18. Crash World (The Victim Story)
19. Dare
20. 666

Il y a de nombreuses façons de vivre sa vie dangereursement. Etre un inconditionnel de la course à vélo sur autoroute, mettre des claques à chaque pitbull que tu rencontres dans la rue, aller aux champignons en forêt lors d’une partie de chasse ou alors écouter le dernier album de Seekers Of The Truth intitulé « 2 Decades Shunning Masks », ça ne fait pas grande différence. Héhé on peut tout risquer et compter sur la chance mais je vous conseillerai plutôt de vous pencher sur nos musiciens lyonnais qui envoient sérieusement du lourd. Comment, d’album en album, désarçonner le puriste du hardcore? comment lui faire perdre ses lunettes et son air coincé?
Cette formation aux multiples influences semble connaître encore une fois de plus la réponse avec ce nouvel effort qui tabasse, qui moshe et qui montre que le groupe n’a pas fait les choses à moitié. Bah à la fois 20 ans de carrière c’est pas rien donc fallait  être au rendez-vous pour secouer le cocotier. C’est ce que le combo à fait en nous proposant 20 titres ô combien efficaces et variés.
Prisonnier de son style qui englobe différentes époques, le groupe nous prouve qu’il fait toujours partie des meilleurs certes mais nous montre aussi qu’on n’a pas encore fait le tour d’un genre. Ici on a droit à du SOTT pur jus, menaçant, direct et hardcore (un peu punk aussi!), fort et original quand je compare cette galette à ce que je reçois pour la rubrique régulièrement.
Chaque musiciens est à sa place, donnant à l’ensemble une cohérence, une unité et c’est pas la voix de Xav qui me fera changer d’avis… c’est tout simplement énorme et ça a de quoi satisfaire de nombreux aficionados! Pour les autres, si vous en avez plein le cul de ces machins pseudo-intellectuels mous du collier et du bulbe, des trucs qui sentent la guimauve à plein nez, ce disque est pour vous!

NOTE: 8,5/10

Chroniqueur: C.S.

FORGET TO FORGIVE (Deathcore) – PAYS-BAS

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 5:10

MySpace du groupe: http://www.myspace.com/forgettoforgive

Chronique de « A Product of Dissecting Minds« (2010):

 

01. Intro
02. Fresh ‘n Tasty
03. Fake Mask
04. Messenger of Misery
05. Blame
06. Blinded By Greed
07. My Girlfriend in a Take-Away Box
08. I Care Less
09. NewYork
10. Eruption
11. All the Pieces
12. Your Gray Shade

Forget To Forgive : Enfin un groupe de deathcore, un vrai!
Pas un de ces trucs « copiés-collés » avec des compos déjà vues et revues qui n’en finissent pas.
Ici, les guitares attaquent vraiment et délivrent des rythmiques lourdes à souhait mais pas seulement puisqu’elles se veulent aussi mélodiques pour casser si je puis dire l’extrême brutalité du projet. La batterie quant à elle, appuie à tous les coups là où ça fait mal et le chanteur se veut carrément très intéressant, à la hauteur de l’ensemble du disque. Grossomodo, il ne s’agit pas d’un défoulement masturbatoire pour mucisiens boutonneux en mal de chair fraîche tout droit sorti du collège… de la musique d’homme auquel on a droit! Un sacré album très efficace, original où chaque couleur de la palette se laisse apprécier pleinement : sombre ambiance, blast beats intenses, mélodie mélancolique…
Un disque autant bienvenu qu’indispensable quand on aime les bonnes choses : on y décèle un petit côté « All Shall Perish » non négligeable mais aussi quelques variations de style (je pense à « Fask Mask » ou encore à « Eruption ») mais ce « A Product Of Dissecting Minds » tant espéré ne connaît pas l’erreur, il surpasse le style et change un peu les habitudes (ce qui peut choquer les fans de brutôl extrême je dois l’admettre!).
J’irai presque à trouver un soupçon de maturité ou d’ouverture sur l’extérieur qui fait les bons disques et j’affirme, quoi qu’on puisse écouter, que nos néerlandais s’en sortent avec les honneurs. Ils démontrent d’étonnantes qualités de compositeurs et sans se faire prier, on se laisse prendre au piège, c’est à la fois décapant et les quelques éléments bien pensés mis en oeuvre dans cet effort sont extrêmement bons.
Pour résumer, cet opus vaut mieux qu’une jambe cassée (putain de disque!) et je vous invite à vous le procurer car il apporte quelque chose de foncièrement nouveau, je ne démordrai pas! c’est excellent, oui j’ai dit excellent pour un premier jet!
Affaire à suivre…

NOTE: 8,5/10

Chroniqueur: C.S.

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DARK SOUL (Indus Horror Rock) – FRANCE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 5:09

 

MySpace du groupe: http://www.myspace.com/darksoulband

Chronique de « Blood=sock« (2009):

 

00 – IN00
01 – Burning Fight
02 – First Time
03 – Evil Fair
04 – FUC Is Mine
05 – Heavy Show
06 – Ghost Kiss Me
07 – Pretty Is Loud
08 – Virus Blast Fast

Actuellement de l’indus j’en écoute au moins huit heures par jour alors quand m’arrive un cd d’indus à chroniquer je suis prêt à le recevoir.
Car vous savez dans l’usine c’est bien indus entre les « schlack schlack », les « vrrrrrrrr », les « boum », les collègues qui gueulent pour qu’on puisse les entendre au dessus de ce chaos sonore on a notre dose. D’ailleurs j’ai songé à enregistré un album concept d’une durée de huit heures, une journée de travail à l’usine bon bien sûr je censurerai les quelques blagues salaces qui peuvent être faite, histoire de ne pas trop me compromettre.

Ah zut! Comment vous dire? Mon introduction ne vaut pas grand-chose pour le cd que je chronique là.
Oui car je l’ai écouté, c’est mieux pour le chroniquer vous savez et mon introduction qui aurait été utile pour un cd d’indus noisy ne l’est pas du tout pour le premier EP de Dark Soul nommé « Blood=sock ».
En fait Dark Soul a beau être affilié à l’indus par l’utilisation de samplers, de bruitages et parfois de rythmique à l’effet mécanique, l’ambiance qu’on trouve dans cet album est plus à rapprocher d’un rock crade type grunge.
En fait Dark Soul joue une musique comparable à celle de… hmm finalement je vous laisse chercher car moi j’ai du mal à trouver des artistes créant une musique ressemblant à celle bidouillée par Saxy Dorian, Yvy, Loclone et Arty.
On pourra comparer la façon dont sont utilisés les samplers et certaines intonations de voix aux premiers albums de Punish Yourself mais là encore ça n’est que légèrement comparable.
Avec cet EP on passe d’ambiances planantes et lugubres à du rock’n roll un peu plus musclé sans se soucier de la poussière que cela peut soulever. Car de la poussière il peut y en avoir dans une cave qui n’avait plus servi de local de répétition depuis la vague grunge, ah ça oui!
Mais écoutez moi ce « Burning Fight » endiablé qui ouvre l’EP plutôt que d’aller dépoussiérer vos vinyles de Soundgarden et Nirvana épris de nostalgie que vous êtes en entendant le simple mot « grunge ».
Oh et puis les jeunes de Dark Soul ils remettent le feu et ce très rapidement, après un plus posé et indus « First Time » c’est reparti pour un relativement dynamique et électrique « Evil Fair » où riffs saturés se répètent en accompagnant une voix alternant chant parlé et chant plus énervé et soutenu.
Mais comme une description titre par titre ne vous intéresse pas, n’est-ce pas? Je vais passer rapidement sur le reste de l’EP en disant que chaque morceau à son ambiance bien propre bien que toujours baigné dans un aspect sale et noyé entre deux eaux à savoir celle du passé grunge et celle qui tend plus vers un electro indus signe d’un futur proche où Dark Soul affinera sa personnalité et nous sortira un second EP qui confirmera sa volonté d’en découdre.
Pour les faignants qui n’iraient pas écouter la musique du groupe sur leur MySpace (où cet EP est en libre téléchargement) et qui possèdent  la compilation révélation underground 8, vous pouvez découvrir le titre « FUC Is Mine » extrait de cet EP en piste 14.
 
Pour conclure Dark Soul nous offre un premier EP personnel d’où s’échappent des sonorités grunge passé à la moulinette electro indus ce qui donne une mixture assez étrange mais pas déplaisante.
Le tout bien que relativement bien réussi fait encore un peu amateur et le son mériterait d’être un peu plus boosté, même si le son actuel participe à cet aspect crade et rock qui reste attaché aux piste pistes de « Blood=Sock ».
Attendons de voir ce que ces musiciens nous réservent pour la suite…

NOTE: 6/10

Chroniqueur: Kévin

SKULL FIST (Heavy/Thrash Metal) – CANADA

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 5:08

MySpace du groupe: http://www.myspace.com/skullfisted

Chronique de « Heavier Than Metal« (2010):

01. Sign Of The Warrior
02. Heavier Than Metal
03. Ride The Beast
04. Blackout
05. No False Metal

Qu’est ce qui peut bien se cacher derrière un artwork aussi maboule?
Et bien que je vous rassure tout de suite, il ne s’agit pas de film si vous pensiez à un éventuel nouveau volet de « Mars Attacks » mais bien de zic et plus particulièrement de metal pour notre plus grand bonheur!
Voici Skull Fist, encore une formation du Canada (Toronto) qui mérite sans nul doute qu’on se penche sur leur cas.
Alors, certes, ce groupe nous propose pas une musique foncièrement hors du commun mais son « culte » voué au vrai metal old-school lui a inspiré des titres efficaces et très accrocheurs. « Heavier Than Metal » c’est le nom de leur CD 5 titres, devrait permettre à nos musiciens de se faire une place de choix dans le milieu underground si on en juge les sérieux arguments du disque.
Déterrant un passé de légendes pour mieux donner naissance à un contexte musical imposant et faire le bonheur des amateurs de vielleries, vous vous rendrez vite compte que des choses comme Mercyful Fate, Metallica, Running Wild ou Tokyo Blade… y sont pour beaucoup!
Voilà donc une sauce digne d’intérêt et surtout sans superflus, le genre de truc qui a donné naissance à nombre de groupes et qui fait la différence encore aujourd’hui.
Technique sans trop en faire, juste ce qu’il faut d’arrangement et la part belle est faite à la stratégie d’ensemble et aux parties rythmiques. Les solos parfaitement exécutés n’en finissent pas de laminer l’attention de l’auditeur, c’est vraiment bon… !! Quant à la voix haut perchée du chanteur, elle est tout simplement hallucinante et le combo adopte même l’emploi de choeurs afin d’instaurer un sentiment de puissance supplémentaire.
Skull Fist frappe juste pour sa première vraie autoproduction qui a comme un petit goût de metal des années 80, ce qui n’est pas désagréable! On peut affirmer que c’est du tout bon, qu’il s’agit d’un univers qui se domestiquera rapidement pour les fidèles du genre. Excellent!

NOTE: 9/10

Chroniqueur: C.S.

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SAW (Modern Metal / Technical Death) – FRANCE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 5:07

MySpace du groupe: http://www.myspace.com/sawfr

Chronique de « Bipolarity« (2010):

Saw est encore un combo français qui va faire parler de lui et surtout maintenir la réputation de son label Season Of Mist si on en juge le plaisir que j’ai eu à écouter « Bipolarity », le premier album du groupe.
Indéniablement dans la vague « gojirienne », Saw se démarque plutôt bien sur l’ensemble des compositions du disque. Alors qu’on m’avait présenté il y a quelques temps Saw comme un groupe death metal, je m’étais machinalement fait une toute autre image de celui-ci et je fus assez surpris de découvrir un projet qui évolue plutôt vers des sentiers plus metal moderne avec quelques pointes de death technique.
Ce disque nous résonne donc comme un étrange rappel à certains noms (Gojira bien évidemment mais aussi des choses comme Textures ou encore Hacride…) sur différents points mais pas seulement puisque les compositions nous donnent également certains aspects de la personnalité de Saw et lui confèrent une qualité de contrastes supplémentaires, on constate une forme originale de mélanges musicaux (à noter le petit côté « core » dans le chant tout simplement excellent!) qui surpasse de loin pas mal de choses dans les bacs aujourd’hui et je dois dire que ça sent la sincérité à plein nez et l’authenticité d’un premier album qui par moments ne fait pas de quartier et démontre que ces zicos sont bien là pour s’imposer!
L’album suit de bout en bout les mêmes directives, c’est réellement bon et cohérent… qu’est ce qu’on pourrait souhaiter de plus à ce groupe? si! à la limite une pochette CD plus accrocheuse pour le prochain disque car celui-ci et loin d’attirer l’oeil des fans du genre (A vous d’en jugez!) et c’est fort dommage quand on a un son pareil!
Pour conclure, une excellente découverte musicale qui laisse entrevoir de réelles bonnes choses pour l’avenir mais qui visuellement a encore des progrès à faire! (attention très important!)

NOTE: 8,5/10

Chroniqueur: C.S.