ZONE X’PRESS METAL MAG

1 juillet, 2010

SINBREED (Heavy Power Metal) – ALLEMAGNE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 5:13

 

MySpace du groupe: http://www.myspace.com/sinbreedmetal

Chronique de « When Worlds Collide« (2010):

01. Newborn Tomorrow
02. Book Of Life
03. When Worlds Collide
04. Dust To Dust
05. Infinity’s Call
06. Through The Dark
07. Enemy Lines
08. Room 101
09. Arise
10. Salvation
11. Ride On (japanese bonus track)

Sinbreed est un groupe allemand qui donne dans le power metal… jusque là, rien d’extraordinaire, sauf que dans la formation on y compte Herbie Langhans (Seventh Avenue) au chant et Frederik Ehmke (Blind Guardian) à la batterie… héhé voilà qui promet déjà plus n’est-ce pas?! et je ne vous parle pas des quelques guests comme Morten Sandager (Pretty Maids), Joost Van Den Broek, personnage connu pour travailler avec un certain Lucassen (Ayreon et Star One) ou encore Mr Thomas Rettke (Heaven’s Gate).
Comme à sa réputation, l’Allemagne nous balance une nouvelle bombe qui ne tarde pas à exploser pour nous montrer qu’elle fait partie des pays références en matière de power metal !!
Dès les premières notes après la petite intro de « Newborn Tomorrow » qui ouvre When Worlds Collide de façon spectaculaire, le ton est donné ! D’ailleurs on se rend vite compte qu’il s’agit ici plutôt d’une démonstration en matière de puissance sonore et je dirai que Sinbreed se montre plutôt persuasif pour un premier essai… wouaaahh !! Même si celui-ci emprunte des chemins où l’on pourrait croiser des groupes comme Helloween ou Gamma Ray, il se demarque grâce à l’intensité que dégage ses compositions.
Variées et subtiles, les rythmiques se veulent captivantes et ne nous permettent pas de nous lasser d’un tel univers truffé de bonnes surprises avec des putains de mélodies ô combien mémorisables et entraînantes.
Les refrains quant à eux sont littéralement accrocheurs et Herbie, le chanteur, est carrément époustoufflant : une voix capable de rivaliser avec les grosses pointures du genre… c’est tout simplement sublime pour ne pas dire éééééénnnnnooooorrrrrrmmme !! non non honnêtement on a vraiment du mal à croire, qu’il s’agit là d’un tout nouveau projet.
Techniquement au point, les musiciens sont également très habiles au niveau de la construction des titres et la production solide comme un roc que l’on doit à Markus Teske (Neal Morse, Vanden Plas, Symphony X…) vient achever l’auditeur derrière sa chaîne HIFI !! Autant d’ingrédients qui, à coup sûr, raviront les puristes et feront bobo à la têtête… un groupe à suivre de très près, c’est extrêmement bon et je pèse mes mots !

NOTE: 9/10

Chroniqueur: C.S.

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HEMORAGY (Heavy/Thrash) – FRANCE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 5:12

Myspace du groupe: http://www.myspace.com/hemoragy  

Chronique de “Headbang Till Death“(2010):

1. Headbang Till Death
2. Sold-Out
3. My Ticket For Hell
4. Dangerous Hitch-Hiking
5. Metallic Biker
6. Savagery
7. Fishing Among Metalheads
8. The Hemo Truck
9. Bourré et Heureux
10. Outro
Bonus: jeu HeadBang Till Death

Peut-on affirmer qu’Hemoragy est le digne représentant de la scène heavy/thrash underground française ? Une chose est sûre, c’est qu’avec son tout dernier album « Headbang Till Death », il passe maître dans l’art du metal 80′s et peut brandir sans rougir le pavillon noir du metal ou lever sa bière comme sur cette remarquable pochette réalisée par notre grand ami JP Fournier !
En effet, on irait presque à trinquer pour fêter ce nouvel effort car les frères Musslin et la belle Lynda font réellement partie des groupes des plus ambitieux dans leur genre pour ne pas dire des plus évolutifs si on compare ce disque aux deux précédents. D’ailleurs si comme j’ai pu le voir dans la presse, certains n’ont pas plus accroché jusqu’ici, ils vont pouvoir se consoler bien vite en assistant à ce retour ultime, cette rage de vaincre très nettement décelable de la part du combo dans ces nouvelles compositions bien plus inspirées voire bien plus matures à tout point de vue. Une reconquête qui aura eu un retard de quelques mois si on en juge ce que prévoyait la formation mais qui aura un succès quasi immédiat lorsque le CD tournera dans votre chaîne HIFI d’autant qu’Hemoragy perpetue méticuleusement le culte de rites ancestraux au mépris des tendances actuelles. Nos musiciens conservent bien leur identité en mettant un point d’honneur à ne produire qu’un metal traditionnel, bourru, massif, volontiers entrainant, surprenant d’efficacité, propre à faire rugir les salles de concerts dès les premières mesures.
Ah! j’allais oublier ! Hemoragy semble avoir fait le nécessaire pour faire plaisir à ses fans ( aux autres aussi bien évidemment !) en offrant un jeu en bonus, genre Guitar Hero !! Héhé fallait tout simplement y penser, en tout cas c’est bien joué !!
Pour conclure et revenir à la partie musique, je dirai qu’Hemoragy apparaît plus robuste et martial que jamais, il se veut suffisamment à la hauteur de ce qu’on attendait de lui… non franchement il y a rien à redire, moi personnellement j’avais envie d’y croire bah c’est gagné !

NOTE : 8/10

Chroniqueur : C.S.

MORTUARY (Brutal Thrash Death Metal) – FRANCE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 5:11

 

MySpace du groupe: http://www.myspace.com/mortuarynancy

Chronique de « G.O.D Glorify Our Destroyers« (2010):

01. None, nothing, never
02. G.O.D
03. The memory erasing dreams
04. Ghyste Mortua (S.O.U.L part1)
05. Cubikophrenic delirium
06. Reptilian
07. Omegalpha
08. The eleventh hellheaven (S.O.U.L part2)
09. Uprooted
10. E.N.D
11. (H)ate

Ce groupe nancéen est un des rares groupes de notoriété surtout régionale que je respecte à un point que vous n’imaginez même pas car comme vous l’avez peut-être lu dans un de mes précédents articles (je pense au live-report du Dead House Fest 2009 en particulier), ce fut un nom qui figurait déjà dans ma « tapecollection » (dans ma collection de K7 audios si vous préférez!! ^^) , un groupe qui m’a particulièrement marqué dans ma jeunesse avec ses premières démos maison (REJECTED BY DEATH, BELOW THE MARBLE,…) car à l’époque j’étais essentiellement encré dans le heavy metal… inutile de vous dire que ça a complétement chamboulé mes habitudes et je vous laisse vous imaginez ce que j’ai pu écouter ensuite…!!! Bref, une formation formé en 1989 qui malgrè quelques changements au sein du line-up m’a jamais vraiment déçu dans ses différentes prestations scéniques auxquelles j’assiste encore quand j’en ai l’occasion et qui vient aujourd’hui une fois de plus me gâter en sortant son tout nouvel album 11 titres intitulé « G.O.D Glorify Our Destroyers ».
Fidèle à une méthode de composition dont il ne se départira probablement jamais, MORTUARY offre à son public ce qu’il attend de lui, avec une obstination et cette envie de tout dévaster. Le combo de Death Thrash récidive donc avec une galette plutôt convaincante à mes yeux, brutale, intense et débridée comme il se doit… un truc propre à satisfaire les fans comme moi, jamais rassasiés niveau sensations fortes.
Si l’on peut tout reprocher à ces irréductibles destructeurs de tympans, leur obscur entêtement ou leur refus du moindre compromis, on ne saurait en revanche les accuser de manquer de constance et de sincérité.
MORTUARY persiste du coup dans la sauvagerie musicale, pour le plus grand bonheur de tous; ce dernier effort apparaît plus robuste et martial que jamais, suffisamment buté pour qu’on ne puisse rien attendre de lui si ce n’est chaos, rage et fureur… trois ingrédients indispensables que cette formation, n’en doutons pas, distribue avec largesse !! Un skeud tout simplement excellent !

NOTE: 8/10

Chroniqueur: C.S.

KING STENCH (Death Metal) – USA

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 5:10

MySpace dy groupe: http://www.myspace.com/kingstench1

Chronique de  »Visions Of Death« (2009): 

 

01. Hell’s Gate
02. Infected Groove 
03. Mad
04. Stench of Whore
05. Fools
06. Fight
07. Cause of Death
08. Visions of Death
09. Junk
10. Skank
11. Fists and Elbows
12. Premonition
13. Devastation

Nouveau venu dans la scène extrême, King Stench est un groupe américain qui donne dans le death metal old school pur et dur. D’ailleurs, après l’écoute de « Visions Of Death », leur tout premier album, on réalise bien que nos petits gars ne sont pas là pour rigoler et n’ont surtout rien à envier à ceux qui sont dans le circuit depuis quelques années. Oui comme vous vous en doutez ça promet…!! d’autant que la galette est solide comme un roc, la production semble très bonne et à y regarder de plus près, on a du mal à croire qu’il s’agit là d’un premier coup d’essai. Techniquement au point sans trop en faire, le combo est aussi très habile en matière de composition. Tout y est et tout est mis en oeuvre pour appâter les cheveulus en quête de riffs lourds et chant caverneux.
Variées et subtiles, les rythmiques ne tombent jamais dans la routine et l’ensemble de « Visions Of Death » se veut donc assez captivant. King Stench sait ralentir la cadence aux moments opportuns et il n’est pas rare que quelques touches doom viennent s’ajouter au tableau. Bien sûr, les influences du groupe sont frappantes et le disque est truffé de clins d’oeil à des influences que je situerai aisément dans les années 90 mais King Stench a sur éviter de tomber dans la simple copie et quoi qu’il en soit, la formation est à suivre de très près.

NOTE : 8,5/10

Chroniqueur :C.S.

BLEED (Metal/Thrash) – BELGIQUE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 5:09

 

Site du groupe: http://www.bleed.be

Chronique de « From Tears And Blood…« (2010):

01. Hush
02. Armoured
03. Give a Fuck
04. Hyde
05. Seal of Hate
06. No Future
07. Alive
08. Reincarnated
09. Self Made Pain
10. Sweet Memory

Rares, bien rares sont les disques qui nous viennent de Belgique ! Bleed nous permet donc de voir ce qu’il se fait chez nos voisins en nous proposant « From Tears And Blood… », son premier album qui fait suite à une démo datant de 2004 ( ouais quand même… ! ). Quant au contenu du disque, force est de constater l’excellente tenue de ce metal thrashisant plutôt old school, parfaitement assimilé et interprété par des musiciens ( chanteur compris ) à la hauteur de leurs influences.
Bon même si certains n’y trouverons pas spécialement d’originalité, ils ne pourront pas renier l’efficacité du projet.
Et oui, il y a des coups comme ça où la musique n’est pas toujours faite pour être novatrice et encore moins disséquée, expliquée et analysée. Quelques détails très physiques suffisent souvent à faire la différence entre un disque merdique et un excellent album : les poils de bras qui se hérissent, la tête qui bouge toute seule, le poing qui se lève… Bleed réussit systématiquement sur la quasi totalité de ses morceaux à aiguiser tous nos sens avec ce chanteur à la voix écorchée, ses riffs efficaces, cette batterie qui ne réfléchit plus et explose tout ce qui oserait suivre son  rythme envoûtant…le disque fleure bon les années 90 et affiche un goût très prononcé pour des groupes comme Sepultura, quelques indices nous permettent de déceler ceci et je dois dire que c’est loin de me déplaire… Encore une escouade d’enragés pour qui l’écoute attentive des sonorités les plus récentes ne semble pas constituer une priorité ! (à la limite, je peux comprendre des fois… ! )
Pour résumer, j’ai pas su résister au plaisir de me réécouter ce Bleed plusieurs fois, je me suis même fait ma copie pour la voiture pour vous dire ! On se laisse prendre au jeu sans s’en rendre compte, pour vite se découvrir accro, c’est réellement bon, taillé dans les vieilles choses que j’écoutais il y a une paire d’années… non franchement bravo !

NOTE : 8/10

Chroniqueur : C.S.

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ENTROPIA (Metal/Thrash Metal) – CANADA

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 5:08

MySpace du groupe: http://www.myspace.com/entropiametal

Chronique de « Electric Chaos« (2010):

01. Disciples Of Aggression
02. Nothing Shall Stand
03. InstruMETAL
04. Voice Behind The Throne
05. Tyrannize
06. Temple Of Solomon
07. Both Feet In The Grave
08. Shockwave
09. Nowhere To Hide
10. Fallen Master
11. Tears of Blood

Pendant que se languissaient certains de l’arrivée des « quatre grands » sur le territoire suisse il y a quelques semaines pour le Festival Sonisphère, ce groupe canadien tentait de consoler les petits metalheads européens qui ne s’y rendaient pas avec son deuxième effort intitulé « Electric Chaos ». En effet, cette formation se révèle être une putain de découverte en terme de thrash tapageur tout à fait digne dès plus grands. La teneur du disque est véritablement époustoufflante et bien que les musiciens aient ajouté quelques éléments modernes à leur sauce, les influences donnent une efficacité logique particulièrement violente et assassine. Entropia, c’est le nom de cette machine de guerre, semble vouloir tout détruire sur son passage et il est évident qu’on ne ressort pas indemne de ce voyage endiablé.
Plus diversifié également que ses pères, le groupe intègre non seulement de bien bonnes influences thrash old school (« Shockwave », « Nowhere to Hide ») dont je suis plutôt friand mais quelques traces de prog viennent également embellir le paysage (« Both Feet In The Grave »). A noté aussi !! la voix du chanteur est plutôt bluffante, celle-ci n’est pas sans rappeler un certain James Hetfield (« Disciples Of Agression », « Nothing Shall Stand », … ) et les fans devraient trouver leur compte sur cet album.
Entropia fait donc honneur au style avec cette galette assez bien menée et techniquement propre et le moins qu’on puisse dire c’est que nos musiciens ne se contentent pas de lorgner le travail de leurs aîné, c’est démentiel comme truc pour ne pas dire carrément jouissif. « Electric Chaos » est à écouter d’urgence, il s’agit d’un disque qui a le dont, je pense, de faire l’unanimité dans les rangs des metalleux, un disque qui a le dont de surprendre mais surtout de rassurer car il a de quoi assurer la relève des vieux de la vieille. J’adore…!!

NOTE : 9/10

Chroniqueur: C.S.

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POSTMODERN COFFIN (Death Metal) – POLOGNE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 5:07

 

MySpace du groupe: http://www.myspace.com/postmoderncoffin

Chronique de « This Morbid Coil« (2010):

01. De Profundis Clamavi
02. The Painted God
03. The Forest Sanctuary
04. Season of Mists
05. Denial
06. Acta est Fabula
07. God of Thunder (Kiss Cover)

A la vue de cette superbe pochette qui nous permet d’entrée de jeu de bien s’imaginer dans quoi on va mettre les pieds ( ou plutôt les oreilles ! ), c’est sans nul doute le nom de l’EP qui confirmera l’ambiance générale. « This Morbid Coil », c’est le nom de celui-ci, est le premier effort de Postmodern Coffin qui possède déjà des atouts musicaux loin d’être ridicules. Effectivement, cette formation polonaise créée en 2008 semble prête à tout mettre en oeuvre pour imposer sa musique sombre et lugubre, et pas seulement son image si on en juge le contenu de ce disque qui ne manque pas de variété : un bon soupçon de death metal mélodique, d’ailleurs le timbre de voix du chanteur me ferait presque penser parfois à celle de Johan Hegg (Amon Amarth), quelques bons riffs thrashy, une parfaite utilisation de la boîte à rythmes, des solos parfaitement exécutés et passages bien doom se donnent la main sur cette galette aux froides atmosphères contrastées que je vous conseille chaudement.
Ici, les sept titres ne tombent jamais dans la routine et l’ensemble se veut plutôt captivant. Le trio sait ralentir la cadence aux moments opportuns et il n’est pas rare que quelques touches atmosphériques viennent s’ajouter au tableau. Bien sûr les influences du groupe sont là et on pensera innévitablement à Children Of Bodom par exemple sur « The Painted God » ou à Kiss pour la reprise de « God Of Thunder » en piste bonus mais une chose est certaine, il a su se construire son propre univers fort respectable et c’est réellement à suivre de très près. Il nous reste plus qu’à espérer que le groupe trouvera prochainement un véritable batteur pour enfin nous livrer son album ultime ! Hâte…!!

NOTE: 8/10

Chroniqueur : C.S.

HATEFUL (Death Metal) – ITALIE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 5:06

MySpace du groupe: http://www.myspace.com/hatefuldeathmetal

Chronique de « Coils Of A Consumed Paradise« (2009):

01. Painting the Abyss
02. Annihilate the Flesh
03. Every Impulse Eradicated
04. Chiseled in our Flesh
05. Built on Nothingness
06. The Dawn of Clarity
07. Zenith of Despair
08. Last Days of Heaven
09. Piercing Through Shadows (Inception)
10. Crimson Legacy
11. Piercing Through Shadows (The Descent)
12. Ocular Devourment
13. Piercing Through Shadows (Mortal Embrace)

Il aura fallu du temps à Daniele Lupidi pour stabiliser son projet, trouver les bonnes personnes pour le faire avancer et ainsi sortir « Coils Of A Consumed Paradise » ce premier album tant attendu ! Il est clair que les changements de line-up incessants au sein d’Hateful auraient pu ébranler le personnage mais rien de tel, celui-ci nous a prouvé qu’il était capable d’aller jusqu’au bout des choses pour notre plus grand bonheur.
Nous voilà donc en possession de la galette et il est nécessaire de préciser d’emblée que nos italiens n’ont pas fait les choses à moitié. Leur death metal tabasse sérieusement, il se veut rageur et dynamique à souhait avec un son à toute épreuve et surtout sans voix claire ni clavier ( grand soulagement !! Aaaaaahh !! ) De quoi se faire du bien du coup d’autant que le niveau n’est pas dégueulasse et qu’on a notre lot de passages bourrins… des titres efficaces gérés avec une exécution sans faille.
Que je me fasse bien comprendre, il s’agit réellement d’un putain de skeud comme on les aime où on y trouve blastbeasts, quelques riffs alambiqués avec une dextérité diabolique, des parties très speedées et quelques bons solos… le tout enrichi d’une voix gutturale très caverneuse.
Bien entendu, vu les influences ressenties, Hateful n’est pas un modèle d’innovation mais reste toutefois un disque qui ravira les fans du genre et se laissera écouter sans  déplaisir. (croix de bois, croix de fer, si je me mens je vais…euuuh… au paradis ! )

NOTE : 9/10

Chroniqueur : C.S.

DEHMANIZE (Death Metal) – FRANCE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 5:05

 

MySpace du groupe:  http://www.myspace.com/dehumanize.death-metal

Chronique de « Possess Me Till I Puke My Hate« (2010):

01. Possess Me
02. My Puked Secretions
03. Hate
04. Till I Die

Dehumanize, emmené par une chanteuse, l’imposante et bien jolie Elo, va respecter la tradition d’un metal destructeur à l’image de ces contribuables modèles et nous donner quelques arguments à la hauteur de ce qu’on attendait en nous proposant son premier EP 4 titres plutôt imposant intitulé « Possess Me Till I Puke My Hate ».
Bon il est clair qu’ici on est bien loin des pochettes de JP Fournier pour ce pemier essai mais une chose est sûre c’est qu’on s’imagine bien l’ambiance que renferme le disque et c’est rien de le dire quand on découvre cette sauce death plutôt valorisante pour ses concepteurs. Il était temps je vous dirais ! oui car Dehumanize, est un groupe qui a privilégié l’exercice du live avant de lancer sa première pièce discographique. Effectivement, il semblerait que le combo ait voulu prouver sur scène de façon irréfutable sa bonne forme et ainsi forger sa réputation… une façon de bien faire les choses dans l’ordre et de mettre l’accent sur un gros problème de quelques groupes hexagonaux autoproduits souvent trop pressés de devenir des stars avant l’heure. Bref, Dehumanize semble avoir suffisament de maturité pour ne pas tomber dans les pièges pour jeunes cons, on décèle une motivation assez surprenante chez ces musiciens qui je pense leur apportera beaucoup car le talent est là et pour l’heure, ils font une apparition assez remarquable dans le cercle des savants scieurs de tympans.
D’emblée la puissance de feu du quintette nous pète à la gueule! Alors que le premier titre très accrocheur « Possess Me » façon Addicted nous montre un groupe maître de ses capacités d’exécution à défaut peut-être de ses qualités d’inspiration, on enchaîne alors sur « My Puked Secretions », morceau monstrueusement bon qui persiste dans la sauvagerie musicale ( mon dieu que c’est bon ! ), plus personnel avec une basse volontairement au dessus de tout. Viendra ensuite, l’excellent « Hate » où on relevera ici quelques riffs bien sentis et accrocheurs, qui laissera place à l’ultime « Till I Die » et ses quelques minutes d’intensité qui fera très certainement le bonheur des fans de black metal… oui vous avez bien compris, le disque est assez nuancé, il passe en revue pas mal d’influences, différentes ambiances, impétieuses, classiques avec quelques touches d’originalités pour bien distinguer ce projet des autres, c’est réellement très ambitieux et ça se passe de commentaire négatif.
Dehumanize utilise la musique comme un vecteur de sensations fortes inépuisables, que leur parfaite maîtrise du sujet rend redoutablement efficace. « Possess Me Till I Puke My Hate » résume à lui seul les ambitions de ce groupe modèle, véritable révélation dont nous souhaiterions entendre reparler.

NOTE : 8/10

Chroniqueur: C.S.

EMIA (Hardcore/Thrash) – FRANCE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 5:04

 

Myspace du groupe: http://www.myspace.com/emiaspace

Chronique de « Run To Live« (2010):

1. Run to Live
2. Child
3. Boundless
4. Vortex
5. Double Edge
6. Dear Mum

Formé en 2007, Emia nous propose aujourd’hui son premier EP, Run To Live, qui fait suite à une démo live DVD. Sur cette dernière réalisation, nos toulousains colorés façon Punish Yourself ( voir pochette du disque ) nous ouvrent les portes d’un univers Hardcore / Thrash tapageur tout à fait digne des plus grosses tueries françaises. Agressif et entraînant, ce disque semble tecnhiquement propre et assez bien mené d’autant que les compositions sont plutôt variées (tantôt sons clairs, tantôt saturés), très accrocheuses, ce qui donne logiquement une tonalité particulièrement violente et assassine… ça envoie sérieusement la sauce et lorsque la rage pointe le bout de son nez, c’est un chant ravageur sévèrement burné qui s’exécute et le moins qu’on puisse dire c’est que Greg, le hurleur du combo, ne fait pas dans la dentelle.
A côté de ça, impossible de passer à côté de ces riffs dévastateurs ni même de la grosse performance convaincante du batteur qui se veut littérallement bluffante.
Il aura fallu trois ans à la formation pour concrétiser la réalisation de cette galette et quand on dit qu’il est bon de savoir prendre son temps, Emia semble en avoir eu suffisament pour ces six titres qui composent ce pavé. Ici ça sent bon le peaufiné même si les références sont évidentes ( je pense surtout à Machine Head sur « Boundless » ), elle n’en sont pas pour autant désagréables, il s’agit d’un projet tout simplement monstrueux, cohérent et solide qui révèle des musiciens qui le sont aussi. Bravo!

NOTE: 8/10

Chroniqueur: C.S.