ZONE X’PRESS METAL MAG

20 septembre, 2010

PIPEDREAMS

Classé dans  5. INTERVIEWS — zonexpressmetalmag @ 10:54

Qui a dit que FaceBook n’apportait rien ? Une chose est sûre, c’est que sans ce réseau social nous serions passés à côté de Pipedreams, groupe dont le webzine a flairé un potentiel et une intensité qui n’ont rien à envier aux grosses formations actuelles du genre.

Interview du 19/09/2010

Cédric, le chanteur du groupe, nous répond…

(Lire la suite…)

15 septembre, 2010

KAOS (Thrash Metal/Hardcore) – USA

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 6:02

 

MySpace du groupe: http://www.myspace.com/kaosamongus

Chronique de « The Pits Of Existence« (2010):

01. Enter Insanity
02. Bleed Some More
03. Pits of Existence
04. Let God Sort Them Out
05. Blood Sacrifice
06. Out of Time
07. Sludge
08. Screaming In the Mirror
09. Tear Us Apart
10. Soul To Give
11. Exit Reality

Voici pour vous, une formation californienne qui reste littéralement inconnue en France, elle s’appelle KAOS et nous permet aujourd’hui de découvrir son univers à travers son nouvel album intitulé « The Pits Of Existence ».
Le moins qu’on puisse dire une fois le digipack en main c’est que le groupe n’a pas lésiné sur les moyens pour convaincre et vous n’êtes pas encore au bout de vos surprises, croyez moi ! Ce groupe est tout simplement une explosion de rage comme pas permis et tout prête à croire que le temps où le metalhead qui agitait ses longs cheveux (oui il s’agit bien du headbanging pour les connaisseurs !) n’est pas révolu… Le talent semble indiscutable et on s’imagine relativement bien la forte identité scénique que peuvent avoir ces américains ou l’ambiance dévastatrice à laquelle on doit pouvoir assister en live !
Côté genre musical, je ne sais pas si le projet est comparable à un groupe en particulier mais une chose est sûre, c’est que ça vous fiche sur le cul, ça vous arrache les tripes…en gros, c’est terriblement bon !!
Bref, pour qualifier la musique du combo, je dirai que ça se situe ente le thrash metal (Bay Area) que vous connaissez tous maintenant et le hardcore… et oui quel savant mélange bien bon hein !? en tout cas il y a véritablement tous les ingrédients pour que ça plaise à la plupart d’entre vous, je crois qu’on peut légitimement parler de révélation.
Résolument moderne dans son approche du metal, il incorpore également des influences multiples (je vous laisse découvrir le produit j’en ai déjà trop dit héhé !) dans un ensemble ultra efficace, dans un déluge d’agressivité qui n’a rien à envier aux grosses formations du moment.
Un groupe dont on reparlera surement.

NOTE: 9/10

Chroniqueur: C.S.

MALEEK (Metal/Hardcore) – ESPAGNE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 6:01

MySpace du groupe: http://www.myspace.com/maleekmetal

Chronique de « Tras el mito de la caverna« (2009):

01. Cerrado El Círculo
02. Kill Your Idols
03. La Rebelión De Los Hilotas
04. Tras El Cristal
05. Nuevo Siglo
06. Gotas De Lluvia
07. Autómatas
08. Kalendas
09. Quema De Brujas
10. Psicotrópica (o del síndrome postmoderno)

Bonus dispo sur PC : CUERPO SIN VIDA

Parlez moi de l’Espagne, et je vous répondrai sans hésiter, tapas, Picasso, inquisition et fête erasmus… Enfin c’était avant de découvrir Maleek. Ils se définissent eux même comme un groupe possédant des éléments du hardcore et la densité du métal.
Ces cinq gars originaires de la région de Murcia (extrême sud-est) ont adopté une composition des plus classique pour nous balancer un son incisif et lourd aux messages clairs. Leur réputation est montée en flèche après avoir servi de chair à canon en première ligne des deux festivals ibériques, Aupa Lumbreiras 2008 et Viñarock 2009, faut croire qu’ils ont aimé ça !
Cet album, « Tras el mito de la caverna », nous balance directement dans l’univers de Maleek avec une intro agréablement pesante bien vite déchirée par la voix de Txolo et bien que le chant typique du hardcore ne soit franchement pas ma tasse de thé, plus d’une fois les titres se sont enchainés jusqu’à ce qu’il soient tous passés sans que je n’ai vu le temps défiler. Une grosse série de morceaux bien péchus comme « cerrando el circulo » « Tras el cristal » ou « Automatas » usant d’une rythmique lourde et épurée à souhait, sans fioriture inutile, cash, brute de décoffrage, un son fait pour bouger en somme. Dans la série, cherchez le creux de la vague, nous avons tout de même droit à « Gotas de lluvia » une sorte de lancinante ballade personnelle au texte explicite et lourd de sens, apaisante et qui pourtant à ce petit quelque chose qui vous remue un coin sombre entre cœur et estomac.
Puisque la musique seule ne représente pas totalement un groupe, les textes ici sont de qualité. En terme de technique la voix de Maleek passe sans contrainte du hardcore au thrash mais joue plus souvent dans un nu métal au sonorités vivaces. La France avait Trust dans les années 80, niveau engagement, le sud-est de l’Espagne n’est pas en reste, rejet d’un monde au mœurs sociales aseptisées, comparaison du terrorisme aux guerres pétrolières, Maleek a sans doute bien plus de respect pour l’humain que certains se revendiquant socialistes ou humanistes.
N’hésitez pas à passer leur rondelle dans votre PC puisqu’une piste bonus s’y trouve et n’est pas loin de finir l’album comme il se doit, un jeu un peu plus rapide et une énergie qui, pour un corps sans vie « Cuerpo sin vida », en fait un beau paradoxe qui se boit sans soif. Vous y trouverez aussi, douze minutes de making off assez sympa, qui garde ce petit côté film de vacances d’une bande de potes, vous noterez au passage que pour changer une roue de van rien ne vaut un guitariste..
Invitez-vous à plonger dans leur univers, le livret de « Tras el mito de la caverna » est très bien réalisé, on sent les inspirations non dissimulées de Ministry avec la parodie du christ dollars. A chaque double page des citations : Strauss, Orwell, Hendrix, qui à n’en pas douter guident le groupe à travers cette douce folie qui nous mène vers un métal qui fait bouger, les choses et les corps. Un groupe à écouter, à traduire, à mâcher longtemps et surtout un groupe qui donne envie de partir en vacances pour goûter au pogo du sud.

NOTE : 8,5

Chroniqueur : DARI

NECROPSY (Death Metal) – FRANCE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 6:00

 

MySpace du groupe : http://www.myspace.com/necropsydeathmetal

Chronique de « Kariotype« (2010):

1. Atavus
2. Boyjoy Cells
3. infini
4. Nature Vs Nature
5. Eucaryotes
6. Genetic Disorder
7. Chupa mi grasa
8. Kariotype
9. DNA666

Necropsy enfonce le clou.
Avec leur deuxième album « Kariotype », ces français s’inscrivent définitivement parmi les nouveaux défenseurs du death metal traditionnel. La formation n’en est pourtant pas à son coup d’essai puisque c’est en 1998 qu’elle vu le jour et qu’en plus du premier album que nous avions eu la chance de chroniquer sur le zine à l’époque (2008), nos lascars avaient sorti également 2 démos…
Une expérience de quelques années qui va sans doute sortir Necropsy du fond du tunnel de l’underground, en tout cas c’est ce qu’on leur souhaite… après une série de concerts en France et en Europe qu’ils ont pu partager avec de prestigieuses formations comme Entombed, Origin, Avulsed, Dead Infection, Inhumate, Kronos, Otargos… etc… puis quelques bonnes apparitions dans la presse spécialisée (ROCKHARD, HARD’ROCK MAG , METALLIAN) il serait vraiment dommage de passer à côté de ce projet que je trouve assez personnel (la bonne touche à la française ça j’aime !) mais cependant relativement influencé par les grosses pointures US (et là je pense surtout à Cannibal Corpse) qui ont fait la renomée du style (oui c’est pas un mal non plus et plutôt convaincant comme argument !).
Au programme, neuf titres qui traitent des thèmes tels que les manipulations génétiques et intellectuelles, la nature humaine,… etc…, neuf compositions qui continuent d’affirmer le talent de nos musiciens en mariant tout bonnement quelques riffs intéressants, mélodiques puis quelques uns bien thrash à mort (putain que c’est bon !).
Nous noterons également un tempo variable dévastateur et un excellent chant primitif crépusculaire meurtrier, ravageur (oui je ne sais pas si je peux faire mieux pour qualifier la chose !) qui vient déverser sa rage sombre (wouah…! trop bon ce truc !)
Pour résumer, j’ai pas su m’empêcher de monter le son pour me faire nettoyer les cages à miel, c’est tout simplement efficace, entraînant, cohérent du début jusqu’à la fin… rien à redire pour moi c’est parfait et le moins qu’on puisse dire c’est qu’avec ce « Kariotype », le combo tourangeau posséde une carte de visite appréciable.
Bon si certains comme j’ai pu le voir ne les considèrent pas comme un must de l’hyper brutal et en admettant que le son batterie n’est pas top, c’est grandement recommandable et surtout un groupe hexagonal qu’il convient de soutenir !
Je suis fan…

NOTE: 8/10

Chroniqueur: C.S.

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OVERLOAD (Melodic/Death Métal) – FRANCE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 5:59

 

MySpace du groupe: http://www.myspace.com/overloadfr

Chronique de  « The Imagery Process« (2010):

01. The Imagery Process
02. Burden
03. Distorted Fates
04. Hedgehog Dilemma
05. N.D.E.
06. My Odyssey
07. First Dead Born
08. Thirst for Speed
09. Final Line
10. Under

Actif depuis 2006, OVERLOAD est un groupe français, qui a sorti son premier album : « Heartbreak System », visiblement plébiscité par les critiques, en 2007. 
Signé, désormais chez KLONOSPHERE / SEASON OF MIST, les 10 titres de ce nouvel opus ont été enregistrés, mixés et masterisés à Miami, rien que ça !  Et effectivement, c’est la première sensation à l’écoute de cet album, un son, propre et une production béton. 
L’ensemble est homogène et en trente cinq minutes, les titres s’enchainent sans répits.  Les deux guitares alternent entre rythmiques deathcore, mélodies aériennes et solis bien placés, le tout relevé par une basse présente et une batterie où la double pédales ne s’arrête que rarement. 
Pour le chant, nous avons affaire à une alternance tout en mesure entre cris et chant, s’enchainant plutôt bien, les paroles étant toutes en anglais.  Bon c’est sur, jusque là, rien de bien nouveau me direz vous, pas de surprise, le groupe lorgne du côté d’In Flames, c’est bien fait mais ça ne va pas plus loin… 
Là où OVERLOAD, marque des points c’est par la présence d’un clavier, apportant aux compositions, ambiance et profondeur, allant même à certains moments jusqu’à accompagner rythmiquement les autres instruments par de courts passages « électro » comme sur l’instrumentale du milieu du CD (N.D.E). 
Ainsi, cet album, qui pourrait sembler parfois un peu répétitif, s’écoute d’une traite, facilement et sans prise de tête. 
Si certains trouveront le tout peut-être trop réchauffé, d’autres diront que l’on se cantonne ici à du métalcore somme toute basique. 
Je dirais simplement, que dans le paysage métal français, OVERLOAD, à sa place… reste à voir de quoi il en retourne sur scène.

NOTE: 7/10

Chroniqueur: SALAMAN

GALDERIA (Power Metal) – FRANCE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 5:58

MySpace du groupe : http://www.myspace.com/galderia

Chronique de « Rise, Legions Of Free Men« (2010) :

1. The Awakening
2. Rise, Legions Of Free Men
3. Seven Stars
4. Circle Of Illusion
5. From Gaïa To Galderia
6. Land Of Galderia

Galderia ce n’est pas une montagne mais un raz de marée de titres impressionnants, pour ne pas dire époustouflants, que vous avez pu découvrir en téléchargement libre sur internet mais c’est aussi un groupe qui va être difficile d’évaluer pour son tout premier CD pressé tellement le niveau est proche de ses influences et nous penserons inévitablement à des choses comme Gamma Ray, DragonForce, Edguy, Helloween… etc…
La première constatation à l’écoute de ce « Rise, Legions Of Free Men », c’est le son global dans la ligne directe des maîtres du genre : les morceaux sont d’une interprétation irréprochable n’omettant jamais de respecter l’esprit épique et toute l’imagerie du bon power metal (Fans de bonnes guitares mélodiques et entraînantes, ce disque est pour vous !).
La bonne connaissance du domaine et la détermination de la formation marseillaise semble apporter un surcroît de puissance… non franchement je crois qu’ici le potentiel de nos musiciens est tout bonnement énorme (et je pèse mes mots!), l’expérience et la maîtrise de leur instrument respectif font que ce disque est que du bonheur.
Tout est mis en oeuvre pour un très grand moment de pure jubilation musicale et il y a réellement tout ce qu’il faut dans ces six compositions pour nous laisser penser que de grandes choses se préparent pour la suite, en tout cas on l’espère vraiment pour eux, d’une part parce que c’est français et car ça vaut le détour !
La galette étant remarquable de bout en bout, je m’empresse de vous la recommander.

NOTE : 8,5/10

Chroniqueur : C.S.

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COSMOLOCO (brutal deathgrind w/ oppressive atmospheres) – FRANCE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 5:57

MySpace du groupe: http://www.myspace.com/cosmoloco-france

Chronique de « Sélection Naturelle« (2010):

01. Intro
02. L’Enfer (le règne des fous)
03. Force de la Nature
04. Armageddon
05. Interlude
06. Misanthrope
07. Les Anges de la Mort
08. Outro

Cosmoloco est un one-man-band lillois existant depuis 2007 et qui a sorti en 2008 une première démo qui avait su attiré mon attention. Pourquoi?
Et bien figurez vous que ce monsieur proposait avec cette démo six titres de musique extrême sur fond de death/grind se livrant également à quelques frasques expérimentales avec des ouvertures plutôt inattendues vers le black metal symphonique, le rap et l’industriel si si! Des scratchs,des samplers extraits de film et divers passages musicaux n’ayant rien à voir avec le death se faufilaient habilement au fil de ce premier essai de qualité.

Cosmoloco nous revient cette année avec un premier album nommé Sélection naturelle et produit par les labels Sevared records et mes « voisins » de Inhuman Homicide rec. L’occasion pour moi de vous présenter cet artiste au travers d’une chronique. La grande question est cet album sera-t-il me marquer comme avait pu le faire la démo le précédant?
Honnêtement c’était pas gagné d’avance et ce pour la simple raison que comme dit dans la paragraphe précédent c’est surtout les petites excentricités rendant le death/grind de Cosmloco à part qui m’avait intéressé seulement là…Disons que si le titre donné à l’album à savoir « Sélection naturelle » peut faire référence aux paroles transpirants des récits tournants autour de la misanthropie,le nihilisme,la guerre,le massacre et autre joyeuseté apocalyptique il peut à mon avis être également représentatif du parti pris musical de cet album soit un concentré de brutal death/grind des plus efficace mais plus cadré que pour la démo.
Pourtant ce cd ne me déplait pas et bien au contraire même! Certes pendant les 18 minutes que dure cet album,oui c’est court mais au moins le cd ne perd pas en efficacité en ayant des suppléments inutiles,on a à faire un brutal death grind assez hermétique,bien ficelé et qui sort peu des chemins battus mais la qualité n’en est pas moins présente.
D’accord cette fois-ci Cosmoloco ne s’essaie pas au rap et n’utilise pas de scratch et les élément plus ou moins étrangers au grind comme le clavier par exemple sont plus intégrés au son metal massif mais comment ne pas prendre de plaisir à l’écoute de ce condensé d’horreur post apocalyptique ou règne une atmosphère pesante et suffocante et où des samplers de tirs et de cris nous entraîne dans cet univers sombre qui malgré tout nous incite à bouger dans tous les sens tant la musique est un véritable rouleau compresseur d’une redoutable efficacité. Puis comment ne pas craquer sur un morceau comme « Misanthrope » qui commence par un sampler fort savoureux de Taxi driver « Y a toute une faune qui sort la nuit. Putes, chattes en chaleur, enculés, folles, pédés, pourvoyeurs, camés, le vice et le fric. Un jour viendra où une bonne pluie lavera les rues de toute cette racaille » avant de nous marteler une haine envers l’humanité bien bourrine? Titre qui rappelle d’ailleurs,par sa construction, le très bon « Tue les tous! » de la démo qui était ouvert lui par un sampler de V pour Vendetta.

Bref tous ces mots pour dire que oui je trouve l’album moins excentrique que la démo mais il n’empêche qu’il nous fait pénétrer dans un univers sombre et pesant tout en nous faisant bénéficiant d’un brutal death/grind de bonne facture. Amateurs de brutalité,je vous conseille ce cd!

NOTE: 8/10

Chroniqueur: Kévin

PSYCHOPUNCH (Rock/Punk) – SUEDE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 5:56

MySpace du groupe: http://www.myspace.com/psychopunch

Chronique de « The Last Goodbye« (2010):

01. Long Time coming
02. The Way she’s kissing
03. Never let me go
04. Distant Sound of a Riot
05. The last Goodbye
06. She don’t really mind
07. Bring it on
08. I’m not over You
09. Another Sunday Morning
10. Better off dead

Etant donné que mes influences passent aussi par des trucs un peu plus rock’n'roll, je me suis dit que je me devais vous présenter cette formation suèdoise.
Pour les nouveaux lecteurs du zine, il est important de préciser que les débuts de ZONE X’PRESS METAL MAG étaient aussi consacrés au rock et j’avais tout simplement envie de chroniquer autre chose que du metal pour une fois ! ouais le bon vieux « Claudus » ne fait jamais les choses comme tout le monde mais à la fois maintenant tout le monde le sait et j’assume pleinement !
Bon bah pour parler de Psychopunch, le groupe retrouve ses bonnes habitudes sur son neuvième album intitulé « The Last Goodbye ». Evoluant tout à fait à son aise dans un registre plutôt punk rock pour ceux qui ne connaissent encore pas (oui certains on pu apprécier cet univers en live au Wacken Open Air ou au Summer Breeze, je fais juste un petit rappel !), je dirai que ces nouvelles compositions sont relativement convaincantes et entrainantes. Malgré la simplicité des titres si on compare ça à ce qu’on voit régulièrement dans notre rubrique « chroniques », il s’en dégage une grande efficacité et beaucoup de feeling. Héhé encore un jet où ces musiciens nous laissent soupçonner qu’il ont encore bien des ressources car c’est tout à fait dans la lignée du précédent opus « Death By Misadventure » et les bons vieux fans de Rancid comme moi vont pouvoir s’en donner à coeur joie sur ce nouvel épisode ! C’est également l’occasion rêvée pour découvrir ce combo formé en 1998, combo dont ses pochettes présentent toujours une jeune fille dans un entourage de mode ou style rétro (une fois de plus on y coupe pas !).
Bref, simple et sous le coup de son succès, sa notoriété est bien forgée : on ne pourra donc pas lui repprocher grand chose une fois de plus, c’est tout juste bon à consommer sans modération !

NOTE: 8/10

Chroniqueur: C.S.

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TRAUMATISME (Rock/Punk/Glam) – FRANCE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 5:55

 

MySpace de l’artiste: http://www.myspace.com/traumatisme1

*Autre Interview:
http://zonexpressmetalmag.unblog.fr/2008/05/18/traumatisme/
Autres chroniques:
http://zonexpressmetalmag.unblog.fr/2008/03/01/traumatisme-rockpunkglam-france/

Chronique de « HORRORWOOD ROCKS! 2« (2010):

1. Inside The Rock’n'Roll Freakshow
2. Animalize Me
3. Screw It!
4. The Madman Strikes Again
5. Don’t Dream Your Life, Live Your Dreams
6. Megalo Maniac
7. Hot And Nasty
8. Return To Horror High
9. The Monsterman
10. Zombie In The TV

Le professeur Werber venait d’entrer dans la classe. Le silence se fit progressivement. Ce vieil homme à la chevelure et à la longue barbe blanche me faisait penser à Dumbledore dans les livres Harry Potter. Seulement,lui… il était moins présentable. Ce jour là une crotte de nez pendait à sa narine gauche et une haleine alcoolisée me parvenait.
Soudain il se décida à parler:

 » Bonjour les enfants aujourd’hui je vais vous parler de HR2…
- Hey monsieur vous n’allez pas inventer de nouveaux atomes tout de même! Déjà qu’on arrive pas à trouver la solution au problème du boson de Higgs… l’interrompit Benoît (oui c’était un cours de physique).
- Oui mais ne m’interrompt pas s’il te plait Benoît. Ce que j’entends par HR2 c’est en fait le nouvel album de votre camarade monsieur Tifagne.
- Un album?! S’exclama Benoît.
- Hey oui figurez vous que Nicolas n’est pas seulement un élève réservé c’est aussi dans sa vie extrascolaire un apprenti rock star du nom de Traumatisme qui s’investit beaucoup pour donner vie à ses folies et surtout à son grand rêve. Nicolas lève toi et viens me rejoindre s’il te plait… « 

Nicolas le rejoignit d’un pas hésitant sans dire un mot,et,une fois arrivé auprès du professeur se tourna vers ses camarades qui le dévisageaient. Pendant un court instant il s’imagina sur scène face à un public l’acclamant… il fut rattrapé par la réalité lorsque le professeur se leva et le désigna du doigt.

 » -Ce jeune homme en dehors des cours se maquille,se déguise tel un Alice Cooper moderne et,seul,dans sa chambre compose et interprète des titres entraînants et bien rock’n’roll. Je me suis procuré dernièrement son deuxième album fraîchement sorti, Horrorwood rocks!2, et je peux vous dire que j’ai bien aimé! Ne me dites pas que vous ne saviez pas que votre camarade était musicien… « 

Quelques personnes déclarèrent timidement qu’elles connaissaient effectivement les activités de Nicolas puis Werber repris la parole comme s’il s’agissait pour lui de faire un cours traditionnel.

 » -Mademoiselle Boutin avez-vous écouté le cd de votre camarade? Qu’en avez-vous pensé?
-Non je ne l’ai pas écouté. C’est une horreur!
-Bien Christine,bien ça ira…
-Et toi George?
-le chant guttural doit être sous mixé je l’entends pas…
-Mais il n’y en a pas… ce n’est pas du death metal George.
-ah oui ça sert à rien alors…
-voyons il n’y a pas que le death dans ce merveilleux univers qu’est la musique…
-mouais… « 

Aussi surprenant que cela puisse paraître le reste du cours se passa a peu près de la même manière,notre prof nous faisait part de son enthousiasme vis-à-vis de l’univers de Nicolas,quelques élèves réagissaient de façon assez froide et le concerné prenait peu la parole apparemment gêné par cette situation inattendue. Seulement ce qu’ils ne savent pas c’est que moi je connais toutes les musique de Traumatisme depuis les quatre premiers albums démos sortis en 2006 à ce second véritable album sortant en ce mois de septembre et portant le nom de Horrorwood rocks!2. Sa musique je l’ai écouté,parfois fort, j’ai su l’apprécié malgré ses défauts et je peux vous l’affirmer ce nouvel album est dans la droite lignée de ses sorties précédentes. Un hybride descendant aussi bien du hard rock, du glam rock ou que du rock tout simplement. En résulte une musique entraînante, souvent loufoque,excentrique et enjouée.
Cette recette; le nouvel album la respecte parfaitement, tous les titres sont entraînants, avec des riffs simple mais efficace, des samplers cartoonesque, des rythmiques endiablées, des refrains facilement mémorisable… seulement tout n’est pas parfait et s’il y avait à pointer un défaut en particulier ce serait le chant qui n’est pas vraiment juste et c’est bien dommage.
Malgré tout, la musique n’a beau ne pas être d’une extrême qualité, elle accomplit la plupart du temps bien sa tache nous faire bouger la tête et sourire et je ne peux que respecter la motivation et l’investissement de Nicolas pour croire en ses rêves.
Ce qu’il faudrait vraiment c’est qu’il fasse enfin des concerts afin de mener son univers à son paroxysme pour se faire connaître,qu’il soit aimé,qu’il soit détesté mais au moins qu’il soit capable de faire pleinement exister son univers.
« Don’t dream your life,live your dreams »!

NOTE: 7/10

Chroniqueur: Kévin

SPEEDBLOW (Heavy Metal/Doom) – GRECE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 5:54

 

MySpace du groupe: http://www.myspace.com/speedblow 

Chronique de « Fields of doom« (2010):

01. Visions Of Demise
02. Silence Is Breaking
03. Black Sky
04. Last Of The Fools
05. Lower Ahead
06. As Night Becomes Day
07. Evil Spirits (Of The Mind)
08. Blood Of The Innocent
09. (Food) For The Wolves
10. Along The Mindfields
11. Doors To Redemption

Aujourd’hui c’est Speedblow ! Je vous vois venir et je vais me confondre en excuses auprès des nombreuses paires d’yeux déçues dont je ressens la chaude supplication d’ici, ce n’est pas une invitation. Non je vous parle bel et bien de ces quatre compères, formés depuis mars 2009, bien loin de la situation économique de part chez eux, puisqu’ils sont tous originaires de près ou de loin de cette cité d’Athènes.

J’ai pas mal été habitué au métal épique où se côtoient chevaliers de l’apocalypse, orcs et autre dragons, mais voir cet univers associé à un style s’éloignant à grandes enjambés du symphonique m’a tout d’abord intrigué. On est en effet, quelque peu perdu à la vue de cet album qui, de part sa forme graphique, nous mène vers un monde fantaisiste à deux deux de doigts d’une charge de cavalerie digne des plus grands guerriers du Rohan, et qui pourtant dans ses textes ne porte aucune trace d’un quelconque monde n’étant pas le notre. Bien au contraire, dans ces paroles nous pouvons observer la plupart des névroses de notre temps, allant de la dépression profonde sombrant dans l’alcoolisme, à l’obéissance aveugle qui annihile toute réflexion. Speedblow nous livre les déboires d’un fou parmi les fous qui semble autant perturbé que les personnes (ou peut être le monde) qu’il semble juger, tout en cherchant un moyen de libérer son esprit et son âme.

Mais pourquoi ? Me direz vous, pourquoi vous assommer avec cette analyse des textes avant même de savoir ce que vous allez vous mettre au creux de l’oreille ? Justement parce que Speedblow se savoure les yeux fermés. On se laisse porter et avant même de s’en apercevoir ce narrateur (la voix de Nick K aux accents mi prog mi doom, parfois malheureusement trop en retrait) nous a déjà pris fermement la main et nous embarque dans son monde.

Chacun pourra y voir ce qu’il désire, mais l’intro de « Fields of doom » m’a laissé un arrière goût de casse automobile perdue au fin fond de l’Arkansas. Cette impression de lourdeur dans les riffs, comme si un soleil de plomb nous talonnait, alliée à des routes mal entretenues qui font que le voyage s’agrémente de violentes secousses et d’effets bancals très déstabilisants mais au combien savoureux. « Black sky » s’annonce comme un de ces morceaux qui s’emballe de suite comme une chevauchée dans un désert mais qui nous surprends avec des élans de métal progressif, et cela sans compter sur les chants, contre-chants de guitare qui sonnent comme les frères d’armes d’un hypothétique héros. De la patate bien dosée qui nous perd quasiment dans un univers à la Moorcock.

Cet album attaque réellement fort dès les premiers instant mais chaque médaille à son revers, la pression retombe durant quelques morceaux un brin plus fades, un creux de vague qui semble très difficile à esquiver lorsque l’on propose comme Speedblow une entrée d’abum qui n’a de comparable que leur sortie. « (food) for the wolves » sonne comme un gros générique de fin, incisif, aux effets de gratte légers et précis et qui nous happent sans prévenir au sein d’un morceau qui annonce une fin imminente, qui sent bon un crash final, explosif et haut en couleur. C’est pourquoi la surprise est totale (bien que je vous la gâche, j’en suis confus) lorsque « doors to redemption » s’avère être une instrumentale nous renvoyant, tels des charognards, sur un champs de bataille encore chaud après d’intenses combats livrés pour des raisons qui sans doute nous dépassent. Et au loin là bas, chevauchent quatre guerriers grecs, trainant avec eux de lourds amplis dont les basses nous atteignent encore suffisamment pour nous faire douter du monde dans lequel nous venons de sombrer. C’est alors que s’éteint leur accord final, mettant les derniers points de suspension à une œuvre aussi hybride qu’intéressante. On y ressent ce que l’on veut y ressentir, Speedblow propose sans imposer, car dans tous les cas nous nous laissons entrainer par ces mélodies, déroutantes, lancinantes, immersives.

NOTE: 7/10

Chroniqueur: DARI