MISS BURTON (Power-Rock/Heavy-Pop) – FRANCE

MySpace du groupe: http://www.myspace.com/missburtonband
Chonique de « My Shell« (2010):

01. No Matter
02. Welcomme Home
03. Grey Notes
04. World’s Turning Without Me
05. Checkmatye
06. My Shell
Une femme à la plastique parfaite, une coiffure brune aérée une cicatrice barrant ses lèvres ainsi qu’un cou à la longueur vertigineuse. C’est que nous livre Miss Burton au premier regard.
Quatre membres pour une mouture des plus standard une basse posée (Thomas Clairice), un gratteux qui gratte (Thibault Chaumont) en plus de s’occuper de différents effets, pendant qu’un autre chante en grattant de son coté (Jean Etienne Maillard) et un batteur (Pierre-Elie Abergel) qui au final envoie à sa façon mais j’y reviendrais plus tard si vous êtes sages.
My shell un EP 6 titres que j’ai découvert, je dois bien l’avouer, complètement au hasard. J’avais envie de chroniquer un groupe Français faisant autre chose que du bourrin qui tache, dans lequel les paroles sont noyées dans la saturation de trop nombreuses grattes. Et bien, avec Miss Burton j’ai eu tout ce que je voulais, peut être justement, parce que j’avais besoin de planer un peu dans un calme du genre de ceux qui vous réveillent au contraire de vous abrutir. J’avoue je vais attaquer d’entrée par ce qui me frustre, et qui sonnera probablement comme un message personnel, à savoir : Pourquoi ces quatre mecs talentueux nous servent ils un EP en anglais ? J’avoue la langue sonne facilement et je préfère largement entendre My shell en bon Anglais plutôt qu’une merde sans non à la BB Brunes mais je ne vise personne.
Avec ce petit accent trip hop d’entrée, un sample bien amené (comme bien d’autres peu importe où dans les titres) et un chant lui collant parfaitement bien « No Matter » fait se claquer dernier nous la porte du monde de Miss Burton, monde que l’on peut retrouver à travers un livret net et épuré agréable à feuilleter. A peine cette pensée formulée, un riff incisif me plaque au sol me laissant quelques secondes pour me relever afin d’apprécier la suite du morceau.
Pas de jeu facile ou de structure trop basique et nous le voyons très tôt nous sommes plus proche d’une Dream Theater (à la « metropolis part 2 ») musicalement que d’un Ramones, à l’exception près qu’aucun solo de gratte ne fera grincer des dents ce qui comme moi haïssent la branlette de manche, chaque riff même mis en avant ne semble pas prêcher pour l’égocentrisme et met d’autant plus en valeur le reste du morceau, un bel exemple de composition cohésive. Après cette pris cette baffe, puisqu’ils sont sympa, ils nous souhaitent la bienvenue avec « Welcome home ». Pour résumer brièvement : Pensez par vous même, et faites gaffe chaque détail compte, et bien que certains passages de ce titre révèlent peut être plus les influences du groupe que les autres morceaux il est efficace et porte bien son nom. Je porterais un dernier regard sur « Checkmate » puisque pour moi il vaut son pesant de fans pogotants, les grattes s’énervent et là où la batterie auparavant assez aérienne et légère s’activait en apparence tranquille, ça envoie le pâté et on est bien loin de l’échec est mat pour ce dénouement d’EP. La voix de Jean Etienne s’emporte vers des horizons plus violents, nous sommes tout de même loin d’un « executoir commentary » mais l’esprit n’en est pas loin, tout cela avant de finir sèchement. L’effet sauna / neige des contrées nordiques.
Miss Burton fait partie de ses groupes que j’aurais tendance à juger bien vite. Si vite peut être, que je regretterais de ne pas les avoir retenu, en les découvrant trop tard en live. Mais est-il possible qu’il soit trop tard pour apprécier de la bonne musique ? En ce qui me concerne je ne me pose plus la question.
NOTE: 9/10
Choniqueur: DARI
