TRANENZEIT (Horror Metal) – FRANCE
Myspace du groupe: http://www.myspace.com/tranenzeit
Chronique de « Horror Expérience« (2011):

01. Prélude au Tourment
02. Les Larmes du Temps
03. Face à Face
04. The Jackal
05. Für Immer
06. Alone in the valley of Death
07. 666 Road of the Devil
08. Pavillon Noir
09. Dead Walk
10. Horror Experience
Aujourd’hui je vais vous parler avec fierté d’un petit groupe qui ne demande qu’à sortir de l’obscurité (je m’excuse d’avance pour cette vanne miteuse auprès d’eux d’ailleurs) ce qui ne veut pas dire qu’ils vivent dans le guitariste. Avec fierté vous disais-je tout simplement car ils sont normands donc c’est forcément des gens sympa et talentueux, mais trêve d’auto fellation passons à la fiche technique. Tranenzeït qu’est ce que c’est ? Un bon groupe d’Horror metal, oui je sais vous allez me dire mais qu’est ce qu’il fout à nous inventer des styles à chaque groupe qu’il chronique et je vous répondrais que lorsque que vous les verrez en concert et que vous vous prendrez en plein pogo des zombies sur le rable vous viendrez pas pleurer parce que j’aurais prévenu ! Bon je peux reprendre ? Et puis non vous m’avez vexé.
Plongez dans leur univers à travers le « Prélude au tourment » dans lequel une vieille horloge vous ouvrira la voie juste avant que qu’une intro fasse son apparition avec une gratte une basse puis une deuxième gratte et un narrateur qui nous expliquera où nous foutons les pied en laissant le cd tourner. Il faudra attendre le deuxième morceau pour qu’Ominous nous gratifie d’autre chose que de murmures même si dans « Les larmes du temps » elle s’économise au niveau du chant (c’est à dire bien loin des surprises que j’ai eu en live) mais ce morceau très étrange au rythme fluctuant, aux grattes passant d’accords à des harmoniques teintant d’ondes malsaines ces quelques minutes et déjà en quelques instant nous avons droit à trois langues différents à savoir l’anglais l’allemand et le français (oui certains me connaissent et savent ce que je vais dire) rien que pour ça je les aime encore plus.
L’ensemble de l’album nous plonge dans un monde sombre ou au mieux brumeux du matin et le givre qui va avec. Rien de bien speed et on s’approche plus du doom en général même si il y a des morceaux réellement indéfinissables qui n’en sont pas moins jouissifs « Face à Face » avec ses riffs crades et syncopés sans compté sur le chant guttural de ce petit brin de chanteuse qui s’exprime (en français) enfin à son potentiel maximum, ça prends aux tripes et ça fait voyager un même temps comme dans une montagne russe à l’envers et sous terre je dirais. Mais bon moi et les comparaisons…
Pour tout vous avouer Tranezeït à ce petit quelque chose de surprenant qui arrive même à me faire danser, « The Jackal » à de ces rythmes entrainants qui font balancer la tête, puis le pied et on se surprend à reprendre nos esprits debout et en sueur. Que dire de « Pavillon Noir » qui nous emmène sur un bateau pirate avec cette brume (encore elle) flottant au dessus de l’eau. Nos fiers normands n’ont pas délaissé nos amis fans de riffs rapides qui tabassent la tignasse avec « Für Immer » on en a pour quatre minutes de pogo avec un petit pont de quelques secondes au milieu histoire de retrouver ses repères, bon pour moi c’était facile, seul dans ma chambre… et je me suis retrouvé « alone in the valley of Death » pour une belle instru toute douce avant qu’un bolide ne me double à fond les ballons le doigt bien levé emmerdant saint Christophe sur « 666 Road of the Devil ». Vient ensuite « Dead Walk » qui comme son nom l’indique est le nouveau pas de Mickeal Jackson (non faut vraiment que j’arrête avec les immonde traits d’humour) d’autant que ce morceau est un vrai petit concept magnifiquement illustré en concert mais nous y reviendrons ensemble un beau jour. Enfin, comme les surprises sont monnaie courante chez eux le titre éponyme de leur album « Horror Experience » qui, avec une douceur sans nom si l’on compare à la sauvagerie avec laquelle nous nous sommes fait déchiqueter quelques instants plus tôt par ses morts qui marchent, va clore notre voyage à condition d’être encore vivant.
Pour résumer, Horror Experience de Tranenzeït sort le 12 Mars 2011 lors d’une grosse soirée au Cabaret Electric du Havre j’y serais et je compte bien soutenir l’effort de guerre ! On va quand même pas laisser des zombies nous bouffer avant l’apocalypse L’horreur ça me connait et Tranenzeït j’aime, j’adhère et j’y crois.
NOTE: 8,5/10
Chroniqueur: DARI











