ZONE X’PRESS METAL MAG

24 janvier, 2011

TRANENZEIT (Horror Metal) – FRANCE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 6:01

 

Myspace du groupe: http://www.myspace.com/tranenzeit

Chronique de « Horror Expérience« (2011):

01. Prélude au Tourment
02. Les Larmes du Temps
03. Face à Face
04. The Jackal
05. Für Immer
06. Alone in the valley of Death
07. 666 Road of the Devil
08. Pavillon Noir
09. Dead Walk
10. Horror Experience

Aujourd’hui je vais vous parler avec fierté d’un petit groupe qui ne demande qu’à sortir de l’obscurité (je m’excuse d’avance pour cette vanne miteuse auprès d’eux d’ailleurs) ce qui ne veut pas dire qu’ils vivent dans le guitariste. Avec fierté vous disais-je tout simplement car ils sont normands donc c’est forcément des gens sympa et talentueux, mais trêve d’auto fellation passons à la fiche technique. Tranenzeït qu’est ce que c’est ? Un bon groupe d’Horror metal, oui je sais vous allez me dire mais qu’est ce qu’il fout à nous inventer des styles à chaque groupe qu’il chronique et je vous répondrais que lorsque que vous les verrez en concert et que vous vous prendrez en plein pogo des zombies sur le rable vous viendrez pas pleurer parce que j’aurais prévenu ! Bon je peux reprendre ? Et puis non vous m’avez vexé.
Plongez dans leur univers à travers le « Prélude au tourment » dans lequel une vieille horloge vous ouvrira la voie juste avant que qu’une intro fasse son apparition avec une gratte une basse puis une deuxième gratte et un narrateur qui nous expliquera où nous foutons les pied en laissant le cd tourner. Il faudra attendre le deuxième morceau pour qu’Ominous nous gratifie d’autre chose que de murmures même si dans « Les larmes du temps » elle s’économise au niveau du chant (c’est à dire bien loin des surprises que j’ai eu en live) mais ce morceau très étrange au rythme fluctuant, aux grattes passant d’accords à des harmoniques teintant d’ondes malsaines ces quelques minutes et déjà en quelques instant nous avons droit à trois langues différents à savoir l’anglais l’allemand et le français (oui certains me connaissent et savent ce que je vais dire) rien que pour ça je les aime encore plus.
L’ensemble de l’album nous plonge dans un monde sombre ou au mieux brumeux du matin et le givre qui va avec. Rien de bien speed et on s’approche plus du doom en général même si il y a des morceaux réellement indéfinissables qui n’en sont pas moins jouissifs « Face à Face » avec ses riffs crades et syncopés sans compté sur le chant guttural de ce petit brin de chanteuse qui s’exprime (en français) enfin à son potentiel maximum, ça prends aux tripes et ça fait voyager un même temps comme dans une montagne russe à l’envers et sous terre je dirais. Mais bon moi et les comparaisons…
Pour tout vous avouer Tranezeït à ce petit quelque chose de surprenant qui arrive même à me faire danser, « The Jackal » à de ces rythmes entrainants qui font balancer la tête, puis le pied et on se surprend à reprendre nos esprits debout et en sueur. Que dire de « Pavillon Noir » qui nous emmène sur un bateau pirate avec cette brume (encore elle) flottant au dessus de l’eau. Nos fiers normands n’ont pas délaissé nos amis fans de riffs rapides qui tabassent la tignasse avec « Für Immer » on en a pour quatre minutes de pogo avec un petit pont de quelques secondes au milieu histoire de retrouver ses repères, bon pour moi c’était facile, seul dans ma chambre… et je me suis retrouvé « alone in the valley of Death » pour une belle instru toute douce avant qu’un bolide ne me double à fond les ballons le doigt bien levé emmerdant saint Christophe sur « 666 Road of the Devil ». Vient ensuite « Dead Walk » qui comme son nom l’indique est le nouveau pas de Mickeal Jackson (non faut vraiment que j’arrête avec les immonde traits d’humour) d’autant que ce morceau est un vrai petit concept magnifiquement illustré en concert mais nous y reviendrons ensemble un beau jour. Enfin, comme les surprises sont monnaie courante chez eux le titre éponyme de leur album « Horror Experience » qui, avec une douceur sans nom si l’on compare à la sauvagerie avec laquelle nous nous sommes fait déchiqueter quelques instants plus tôt par ses morts qui marchent, va clore notre voyage à condition d’être encore vivant.
Pour résumer, Horror Experience de Tranenzeït sort le 12 Mars 2011 lors d’une grosse soirée au Cabaret Electric du Havre j’y serais et je compte bien soutenir l’effort de guerre ! On va quand même pas laisser des zombies nous bouffer avant l’apocalypse L’horreur ça me connait et Tranenzeït j’aime, j’adhère et j’y crois.

NOTE: 8,5/10

Chroniqueur: DARI

NORDHEIM (Viking/Folk Metal) – QUEBEC

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 6:00

Myspace du groupe: http://www.myspace.com/nordheimband

Chronique de « Lost In the North« (2010):

 

01. Lost In The North
02. Nightborn
03. Far Away
04. Beer, Metal, Trolls And Vomit!
05. Promise To The Gods
06. Glorious March
07. Sailing The Drakkar
08. Old Crazy Man
09. Beyond The Howling North
10. Blessing From the Stars

Avec un nom pareil et une jaquette comme celle-ci, on peut presque deviner ce qui se cache derrière ce disque qui nous vient du Québec.
Effectivement, la formation officie dans un registre viking / folk metal et c’est pour ainsi dire aussi bon qu’un KORPIKLAANI, d’ailleurs si des fans me lisent je vous recommande ce disque sans problème car c’est tout simplement excellent et il n’est pas sans rappeler bien d’autres bonnes influences dans le genre (Ensiferum, Turisas, Moonsorrow, Finntroll, Wintersun, Amon Amarth…).
L’ensemble est essentiellement festif, très mélodique et par le fait, ultra entrainant, d’autant que Nordheim n’hésite pas à utiliser des choses qui ont fait leur preuve et qui marchent… oui je veux surtout parler des chansons à boire que nous aimons tant en France !
Côté originalité vous allez me dire qu’on peut très certainement mieux faire puisque ça existe déjà certes mais la qualité des compositions et des instrumentalistes compense ! ô que oui !
Production ultra-puissante, choeurs très travaillés, voix principale à la couleur délicieusement black metal surpuissante mais aussi très inquiétante, Nordheim dévoile la richesse d’atmosphères qui ne cesse de s’épanouir pour donner à chaque titre sa dose de jouissance auditive.
Les ambiances sont intelligemment amenées, tout est fait de façon à inciter l’auditeur à voyager dans des paysages que seul Nordheim sait créer.
Ca déboule toujours sur de nouvelles idées en cohérence avec l’ensemble. Certains morceaux dévoilent d’ailleurs une face plus épique et occulte alors que par moments on se demande si nos amis se prennent au sérieux… !
Que je rassure tout le monde, ici chaque piste garde cette teneur envoûtante, ça reste plus que très appréciable et ce « Lost In The North » est juste un très très bon disque à écouter encore et encore, tellement il est riche. Pas révolutionnaire mais complet et abouti.
On attend la suite avec impatience !

NOTE: 8,5/10

Chroniqueur: C.S.

THE OATH Black (Metal /Death Metal/Thrash) – FRANCE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 5:59

Myspace du groupe: http://www.myspace.com/theoath666

Chronique de « Self destructed« (2010):


 

1. End of the Lines
2. Embraced
3. Alone I Roam
4. Way to Nowhere
5. Only
6. Watch Me Bleed
7. Impossible Cure
8. White Fields
9. I Am Nothing

THE OATH, groupe français, lyonnais de surcroit, n’en est pas à son premier essai puisque 2 démos et 2 albums jalonnent leurs onze ans d’existence avant « Self Destructed ».
C’est donc à du black/Death/Thrash Métal, que nous avons affaire comme l’indique le MySpace du groupe.
Et ce mélange des genres  n’est vraiment pas pour me déplaire.
Car sur les 43 minutes et 79 secondes (et oui c’est précis !) que contient cette galette, je trouve vraiment peu de choses à jeter !
On trouve même la fève, avec « I Am Nothing » dernier morceau et véritable quintessence de ce que peut faire le groupe !
Enregistré en Allemagne au KOHLEKELLER STUDIO (où a déjà enregistré Benighted ), la production est claire, précise et les musiciens possèdent une maitrise de leurs instruments qui prouve leur niveau.
C’est sûr, nous n’avons pas affaire ici à des amateurs, le jeu des guitares, de la basse et de la batterie est inspiré, technique et soigné.
Les mélodies et rythmiques sont par ailleurs appuyées par un chant constitué le plus souvent de growls mais qui laissent parfois un chant plus clair s’installer comme sur « Watch Me Bleed »
Il en résulte une musique « fourre-tout » (mais je l’ai déjà dit, j’aime les mélanges !) qui se révèle contenir une puissance très grisante pour l’auditeur.
Cependant l’ensemble apparaît extrêmement cohérent et cela s’en ressent au fil des compositions qui s’enchainent.
Et même si les ambiances aussi variées soient-elles, peuvent parfois déconcertés, notamment par une utilisation du clavier intrigante, elles sont la clé de voute de THE OATH.
Un album à la croisée des genres, original, à écouter d’urgence !

NOTE: 8/10

Chroniqueur: SALAMAN

ANNTHENNATH (Black Metal) – FRANCE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 5:58


 

Myspace du groupe: http://www.myspace.com/annthennath


Chronique de « States Of Liberating Departure« (2010):


01. Survival Activation 
02. Emotional Balance
03. Symbolic Awareness 
04. Sexual Transcendence 
05. Somatic Hedonism 
06. Electric Destiny
07. Bloody Rivers
08. Atomic Demise

Annthennath, voilà un nom de groupe qui, je dois bien l’avouer, ne m’évoquait rien du tout… Quelques recherches google plus tard, quelle ne fut pas ma surprise de me rendre compte qu’on retrouve dans la formation des membres d’un des derniers groupes que j’avais chroniqué : SAEL ! L’excellente impression que m’avait laissé The Sixth Extinction sera-t-elle à nouveau de la partie ? 
Le groupe de black metal nous propose ici sont premier album. A la découverte du cd, la pochette ne surprendra pas les amateurs du style. Elle est… noire avec un joli dessin blanc et son lot de symboles plus ou moins incompréhensibles pour les novices du milieu comme moi (j’avoue ne pas écouter beaucoup de black métal…). 
Ces 8 titres, regroupés sous le nom d’album States Of Liberating Departure, vont donner du fil à retordre à votre serviteur ! Assez peu habitué au style comme je l’ai dit plus tôt, j’ai du me plonger dans l’écoute attentive de l’album pour pouvoir vous en parler plus finement. Première remarque, impossible de retrouver les accroches death que j’avais réussi à entrevoir avec SAEL. On est ici dans du Black Metal pur et dur. Ces gens du Poitou nous offre un black qui me semble sorti tout droit de ces contrés nordiques où l’on brule des églises en buvant du sang de vierges ! C’est noir, caverneux, glauque et chargé d’une haine qu’on aimerait éviter de croiser !  Pourtant assez souvent déçu par ce style, je me surprends à décortiquer les compositions. Et quel plaisir de voir que c’est bien fichu. Les structures sont travaillées et plus complexes que la première écoute ne me laissait penser. La basse fait un superbe boulot de fond. Présente et dissociée des guitares, elle contribue grandement à la noirceur de cet album. Des ambiances complexes nous attrapent par les tripes (Symbolic Awareness). Elles laissent ensuite la place à des riffs de guitare incisifs. La batterie ? Ça vous surprend si je vous dis que ça blast énormément ? Mais pas que ! En effet, les musiciens accordent la part belle à la rythmique ce qui permet au batteur de poser de joli breaks. Nul doute que ces gars là savent quoi faire de leur instrument (heu… ni voyez aucune déviance !). Pour le chant, c’est blasphématoire, rocailleux et criard mais pas insupportable. Bien sûr, ce n’est pas le style de voix que j’affectionne le plus mais ça colle bien à l’ensemble et c’est très bien exécuté. 
Petite remarque tout de même sur la production, je sais que c’est de mise dans le style mais pourquoi surcharger la voix de cette reverb bien peu agréable ? Ça donne un côté old-school et noir mais je trouve cela épuisant à l’écoute… 
Encore un groupe français qui prouve que la scène française est bien présente et ne demande qu’à être appréciée à sa juste valeur ! Allez donc faire un tour sur leur myspace et profitez-en pour vous procurer cet excellent album.

NOTE: 8/10

Chroniqueur: KAHN

ENGEL (Metal Industriel) – SUEDE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 5:57

Myspace du groupe: http://www.myspace.com/engelmusic

Chronique de « Threnody« (2010):

01. Six Feet Deep
02. Sense The Fire
03. For Those Who Will Resist
04. Feed The Weak
05. To The End
06. Every Sin (Leave A Mark)
07. Down
08. Heartsick
09. Threnody
10. Burn
11. Perfect Isis
 
ENGEL, groupe de Métal industriel, est un groupe suédois, qui existe depuis 2004.
Après deux démos et un album, remarqué lors de sa sortie en 2007, voilà THRENODY.
Bizarrement, cet album est sorti en premier au Japon, avant de sortir sur le label « Season Of Mist » avec deux nouveaux titres (Six Feet Deep et Burn) tandis qu’en même temps quatre morceaux présents sur la version nippone ont disparu.
Notons, et cela est important, que l’ensemble des 5 musiciens sont tous issus de formations assez connues, avec notamment un des guitaristes d’INFLAMES.
C’est là d’ailleurs un des groupes auxquels on pense à l’écoute d’ENGEL, avec aussi parfois des relents de LINKIN PARK et autres groupes néo métal !
Alors oui, la production assurée par TUE MADSEN (Moonspell, Dagoba, The Haunted…) est excellente, claire et précise.
Elle met vraiment en valeur le côté mélodique des compositions avec une homogénéité dans le mixage des différents instruments.
Mais il se dégage de cet album, un aspect propre et commercial qui m’énerve direct !
Dommage, que le groupe n’aille pas plus loin, dans le côté industriel ! Les samples, même présents, sont sous mixés et l’ensemble des morceaux possède pratiquement la même structure qui rend l’ensemble extrêmement linéaire.
Clairement, on a affaire à des professionnels et leurs choix artistiques est de proposer sur des rythmiques simplistes, un chant pop en alternance avec des passages criés à la metalcore.
Il n’y a donc pas grand chose à dire de plus…l’album est accessible, il s’écoute facilement et trouvera certainement son public.
J’irais même jusqu’à dire que ce genre de groupe peut permettre de « découvrir » le métal, une sorte de tremplin permettant d’aller à la rencontre d’autres groupes ensuite.
Mais, c’est mou, trop cadré, trop aseptisé, et au bout de deux titres, l’envie de faire stop et de mettre finalement un des premiers albums d’IN FLAMES me prend, (et il y a le choix avant 2002 : Whoracle, Colony, Clayman…).
Alors à offrir à son petit frère ou à écouter en boucle en bougeant la tête, à vous de voir… moi je passe mon chemin !

NOTE: 5/10

Chroniqueur: SALAMAN

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IRMINSUL (Hard Rock) – FRANCE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 5:56

 

Myspace du groupe: http://www.myspace.com/irminsulfrance

Chronique de « Ainsi soit-il« (2010):

01. Isaria
02. Le penseur
03. En sursis
04. Angel City
05. Soma
06. Changer d’air
07. Planning
08. Ainsi soit -il
09. Salem
10. Coup de blues
11. Aux soldats inconnus
12. Mary cid
13. Aeden
14 portes de la tentations

Irminsul ce frêne légendaire vénéré par les saxons païens est mort en 722 et peu de temps après est né Irminsul le groupe français (bon je vous gratifie d’une double parenthèse ça sera fait, premièrement j’ai le droit de lancer des fleurs aux groupes français, je suis chauvin et j’assume (surtout quand ils sont bons) et deuxièmement, je sais peu de temps après c’est abusé pour un peu moins de 13 siècles mais que voulez vous ? J’utilise une échelle de référence planétaire j’ai le droit non ?) Je ne vais pas vous faire patienter plus que ça passons au présentations : Nous avons deux voix, une gratte, une basse et un kit de percu reparti entre non pas 5, non pas 4, mais bien 3 membres. Un gratteux qui lead et qui chante, Guillaume Coulon, un basseux qui basse et qui vocalise aussi, Pascal Borniche et un drumeux qui frappe Claude Finet et tout ça pour quoi ? Soyez patient ou passez directement au paragraphe suivant.

Comme ils le disent eux même ils ont été nourri au divin nectar du hard façon 70/80. Je ne vais pas vous mentir ça se sent et perso je trouve ça plutôt frai et agréable même si j’ai l’impression d’écouter un vieux groupe de baluche (comme quand mon pater répétait dans le salon) la propreté en plus. Enfin un groupe qui fait ce qu’il veut, qui se monte un univers et qui le chante, le décris et le raconte en français. Avec cet album « Ainsi Soit-il » Isaria nous ouvre ses portes et ça tombe bien si j’ai bien compris c’est le monde et le titre d’ouverture de ce cd, une instru atmosphérique un poil rapide qui nous fait tout de suite sentir que le vieux hard n’est pas mort. Comme son qualificatif l’indique, instrumental signifie qu’il va falloir attendre « Le penseur » pour entendre de la voix un morceau assez classique dans sa composition qui nous conte, d’après mon interprétation, les risques que nous avons à passer trop près des cathédrales mis en danger par des gargouilles qui nous traquent (assez cocasse venant d’un arbre abattu pour permettre la christianisation d’une région.) Tous les morceaux de cet album pour moi ne se valent pas, certains un peu trop clichés (alcool, dope et prostitution) aux refrain un poil pop « en sursis » pourtant « Angel City » malgré le thème assez commun, qui tente de sortir une fille de la rue est drôlement bien foutu (le morceau pas la fille arrêtez un peu de dériver.) A coté de ceux ci on trouve des petites perles subtiles et discrètes qui n’éclate pas aux yeux mais qui après plusieurs écoutes marquent chaque nouvelle écoute comme « Soma », « Salem » avec ses accents funky à la basse et un groove indéniable ou encore « Mary Cid » qui bien qu’explicite est agréablement bien tournée de sorte qu’on ne s’y ennuie pas.

Je vous ai dit qu’ils se revendiquait hardeux, alors que ceux d’entre vous qui aiment se rassure tout le reste est imbibé de vieux hard rock à part peut être « aux soldats inconnus » qui restera je le pense mon coup de coeur de l’album avec ses accents blues de surface. Il va sans dire que la technique est présente dans chacun des morceaux une batterie bien présente sans trop de fioritures, de la basse comme je l’aime posée et qui laisse trainer ses notes quand il le faut mais toujours prête à galoper quand il ne faut plus lambiner et une gratte, qui n’a rien à envier à personne, qui garde toujours l’esprit dans l’univers créé par Irminsul c’est ce que j’attendais et c’est ce que j’ai eu (oui j’ai la prétention d’attendre des choses de certains groupe et j’assume.) Que dire du chant ? Un phrasé et des paroles qui ne sont souvent pas faciles à l’écoute pour quelqu’un qui aurait quelque chose contre le français mais je ne dirais qu’un simple bravo. Je respecte ce choix et je l’encourage j’aime qu’on me raconte des histoires, j’aime quand le chant n’est pas inutile et j’aime quand la technique se cumule à la forme, chanter en anglais parce que ça fait cool si c’est pour ne chanter que des voyelles merci bien. J’ai découvert un bon groupe et en bon descendant des francs tel Charlemagne je me tiendrai devant Irminsul mais cette fois je ne l’abattrai pas. J’estime qu’ils sauront à eux seuls rallier des salles de concerts adeptes de bon hard à l’ancienne je laisse ma hache au pagan metal. Irminsul continuera de toiser de son regard les terres de notre monde et je m’en vais remettre le cd dans mon lecteur.

NOTE: 7/10

Chroniqueur: DARI

RUTHLESS ORDER (Death Heavy Metal) – RUSSIE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 5:55

Myspace du groupe: http://www.myspace.com/ruthlessorder

Chronique de « Awakened Witnesses Of Nascence« (2010):

 

1. Blind King of the World
2. Murk Imperative of Creation
3. Dead Souls’ Rock
4. Lonely Ness to See
5. New Vision of the Afterdeath
6. Shadowrain
7. We Miss the Hell
8. Silent Night
9. Era of Estrangement

RUTHLESS ORDER, « l’ordre sans pitié » en français, est un groupe russe, de Moscou plus précisément, qui existe depuis 2005.
Après un premier album en 2007, les 5 musiciens du groupe nous reviennent, signé chez Grailight Productions, comme le groupe TORSENSE.
Mais le genre musical est ici très différent puisque nous avons affaire à un heavy métal un peu gras, et du coup dans le global on reste sur ce qui définit le genre, c’est-à-dire un chant mis en avant, avec un groupe qui techniquement tient la route derrière.
La production est bonne et le niveau des différents protagonistes est à la hauteur, avec notamment un brassage des influences si l’on se fie aux rythmiques guitares assez impressionnantes (« Dead Soul’s Rock » ou encore « New Vision Of The Afterdeath » ).
Le chant lui aussi est surprenant, il tape directement dans le registre heavy avec de grandes envolées (« Shadowrain ») et on ne peut pas dire que SLAANESH, le chanteur, ne maitrise pas son instrument, distillant même avec succès d’énormes growls à plusieurs moments.
Et si les morceaux sont tous construis avec créativité alternant moments speed et brutaux (« We Miss The Hell ») et d’autres plus aériens ou calmes (« Lonely Ness To See »), une lassitude s’installe progressivement et les trois / quatre derniers titres de l’album sont marqués d’une certaine redondance.
En clair, «Awakened Witnesses Of Nascence » est un bon album, possédant de multiples qualités qui plaira certainement aux passionnés de Heavy métal.

NOTE: 06/10

Chroniqueur: SALAMAN

ETERNAL DECAY (Black Metal) – ISRAEL

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 5:54

 

Myspace du groupe: http://www.myspace.com/EternalDecayIsrael

Chronique de « Beyond The Ties Of Flesh« (2010):

01. Beyond The Illusion Gate
02. The Catacomb
03. The Rise
04. Darkness And Its Faithful Servants
05. Midnight While The Fall Of Light
06. Warlords Of The Fall
07. Attach To Yelp Of God
08. Barricades Of Internal Mysticism
09. Eulogize The Silent Funeral

Eternal Decay est un groupe Israelien de black metal. Existant depuis 2001, ce groupe composé par seulement trois musiciens nous propose un album complexe et torturé. Je serai enclin à dire qu’il s’agit presque de Black Progressif tellement certains morceaux peuvent surprendre.
Celles-ci sont gorgées de changements de tempo et d’ambiances. Pourtant l’ensemble garde une certaine cohérence. Même si certaines parties manquent d’intelligibilité, on se prend au jeu de suivre ces excellents musiciens dans leurs délires au fil des 9 compos qui composent l’album. Le batteur ne  peut que nous étonner par sa technique et sa vitesse à la double (notamment sur The Rise). Ces passages de double frénétiques prennent littéralement aux tripes. Le chant est crié dans les aigus comme c’est souvent le cas dans le black. Il reste agréable et (presque) intelligible. Les riffs de guitare ne manquent pas non plus de technicité (Warlords Of The Fall). Ils se veulent très diversifiés et n’hésitent pas à lorgner du côté du heavy. Cela apporte une agréable touche de légèreté à l’ensemble même si c’est au détriment du côté noir et agressif. Les ambiances se font très souvent moyenâgeuses. Sans pour autant négliger le côté brutal, c’est finalement avec le sourire qu’on écoute cet album !
S’il fallait faire un reproche à cet album, je le ferai au clavier qui manque parfois d’originalité et qui peut se faire trop présent sur certaines compos mais je ne suis pas un grand fan de clavier à la base non plus… Certaines compos se font également un peu longues (elles dépassent presque toutes les 4 minutes).
La production est sans reproche. Le son est dense, précis et chaque subtilité de jeu peut s’apprécier. La pochette est superbement réalisée. Elle est morbide à souhait avec cet ange aux ailes noires qui semble faire souffrir un cadavre (oui il faut admettre que le concept peut surprendre !).
J’avoue que je n’écouterai pas l’album toute la journée mais c’est bien sympathique de voir un groupe de black s’ouvrir ainsi à d’autres styles et sortir des sentiers battus et surexploités !

NOTE: 7,5/10

Chroniqueur: KAHN

VIDEO:
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TORSENSE (Black Death Metal Symphonique) – RUSSIE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 5:53

 

Myspace du groupe: http://www.myspace.com/torsenseband

Chronique de
« World of Harmony Without You« (2010):




01. Intro
02. Thunderstorm
03. Dissolution of Ice
04. At the Root of Volcano
05. Aridization
06. Realm of Avalanches
07. Tornado
08. Immersion into Darkness
09. Quake of the Earth
10. Smuglyanka-Moldavanka (OST’s « В Бой Идут Одни Старики »)

Formé en 2008, TORSENSE nous vient de Russie, et « World Of Harmony Without You » est son premier album, produit par le label Grailight productions, spécialisé dans le black métal symphonique, genre où officie le groupe. 
Tout commence avec une introduction au piano pour nous mettre dans l’ambiance des prochaines 40 minutes, bien trop courtes à mon goût pour annoncer le premier titre « Thundertorm », où effectivement d’un coup, c’est un « orage » qui nous tombe sur la tête.
Guitares, basse, batterie et claviers s’entremêlent dans un déluge de décibels accentué par les cris gras du chanteur. 
Première impression assez mauvaise du fait d’une production assez « légère » : il manque une profondeur qui aurait donné plus d’impact aux compositions.
De plus, un sentiment de « déjà entendu » semble présent, on pense forcément à NIGHTWISH aux niveaux des rythmiques et des claviers et c’est une gène qui prend de l’ampleur lors de l’entrée de la voix soprano féminine. 
A noter qu’Evgeniya Rohlova, la chanteuse de TORSENSE, possède un timbre de voix quasi similaire à celle d’Ana Mladinovici, chanteuse de MAGICA …
Ceci étant dit, si l’ensemble des instruments, sort peu des sentiers, il n’en reste pas moins que doucement malgré tout, on rentre dans l’univers de l’album, notamment grâce à de nombreux moments où guitares et basse suivent de lourds blast de batterie et les mélodies aux claviers nous plongent, comme sur le morceau « Tornado », dans les plus sombres recoins de Vologda, région d’où est originaire l’ensemble des musiciens. 
Et nous touchons ici, ce qui fait réellement le charme et l’intérêt de TORSENSE.
Ils sont russes ! 
Et cela s’en ressent dans la totalité de leur musique, autant dans leurs arrangements, que dans leurs mélodies, il n’y a qu’à écouter le très bon « Immersion Into Darkness » pour s’en convaincre !
Et là je dis bravo ! Belle prise de risque, car là où beaucoup de combos font le choix d’utiliser l’anglais, même si ce n’est pas leur langue d’origine, ici,  les deux chanteurs ont des paroles (je vous le donne en milles) en Russe ! L’identité globale du groupe ne s’en trouve que renforcée !
Intéressant, sans pour autant se détacher des codes du genre, TORSENSE avance, et si la formation continue à s’affirmer par sa nationalité, notamment lors de ses concerts, on ne peut que leur prédire une longue carrière !

NOTE: 7/10 

Chroniqueur: SALAMAN