CLOVER SEEDS

Interview du groupe CLOVER SEEDS par DARI - FEVRIER 2011
C’est en ce vendredi 25 février que j’ai eu le plaisir d’assister au concert de Clover Seeds et après de longues négociations (merci à Bertram de steppin’ Out pour l’accès aux loges) j’ai retrouvé nos joyeux drilles prenant l’air buvant un coup et s’incendiant les poumons. Je n’ai pas eu le groupe au complet s’ouvrant à moi en permanence mais ai assisté à un balai désorganisé bien qu’agréable. Je vais donc vous restituer ici les grandes lignes de leurs réponses et de leurs aveux face à un harcèlement en bonne et due forme.
Internet étant avare en informations que pouvait m’apprendre Clover Seeds sur sa vie et son oeuvre ?
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Clover Seeds s’est formé en 2004 à Clermont Ferrand sous le nom de Jellyfish. Jellyfish se transforma dès la tournée anglaise puisque ce nom n’était pas unique et risquait de poser problème.
En 2008 avec leur premier album Innocence ils accompagnent Riverside lors d’une tournée. C’est en Février 2010 que le groupe débute les enregistrements de « the opening » en France avant de confier le mastering à Bob Katz en Floride. Nous les retrouvons en première partie d’Anathema sur la tournée française.
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Ce soir était un concert de la tournée du deuxième album. Pourquoi « the opening » ? Il y a-t-il un sentiment de lancement ?
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Ce qui a surtout été retenu dans « the opening » était la notion d’ouverture, d’éclosion. Le personnage du livret était déjà présent dans le premier album, dans une forme moins printanière, ce qui permettait d’assurer une continuité dans la vie du groupe (et donc du personnage) ajoutant un important impact visuel. Une curiosité est que le titre éponyme the opening a été le dernier morceau composé de l’album.
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Cet album sonne très végétal, est-ce lié à un fanatisme envers Émilie Simon ?
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Après de beaux éclats de rires et une parfaite imitation (je m’étais promis que je ne balancerai pas Céd) un « non non » digne d’Émilie aigu et toute en retenue. Le personnage central paraissait momifié lors d’« innocence » et leur photographe et ami Nicolas Auproux a suggéré le coté renaissance végétale. Une idée pleine de poésie qui cadrait parfaitement avec l’ambiance de cet album en plus d’avoir un rendu visuel sympathique.
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Connaissant mon amour pour la langue de Molière, pourquoi le chant est-il anglais ?
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Céd trouve que le français n’est pas une langue faite pour le style dans lequel vogue Clover Seeds la diction française ferait perdre un trop grand coté du mélodieux. Chanter en anglais permet de maintenir un voile pudique sur des textes parfois personnels (confession d’un guitariste plutôt grand et portant une casquette noire mais je ne cite jamais mes sources…)
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Une curiosité banale mais indispensable, des groupes avec lesquels Clover Seeds rêverait de jouer ?
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Dans fantasmes irréalisable plus que de véritables rêves d’après eux puisque les formations rêvées : tool ; Riverside (encore ? gourmands va!) et Maiden sont bien loin de les convier à les rejoindre notamment à cause de divergence de public.
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L’éternelle question du rituel avant de monter scène est à l’honneur. Qu’en est-il avec Clover Side ?
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12 bouteilles de 0,5L d’eau pour Céd. Et les autres ? Quelques minutes de transe avec une chanson de Pink Floyd en ouverture histoire de se mettre dans l’ambiance.
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Y a t-il eu des retours sur « the opening » ou sur les concerts ? Des regrets ?
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Aucun regrets sur la tournée ou l’album à part le temps trop court de studio, l’enchainement des parties à enregistrer a fait que l’ambiance studio est peut être passée trop vite.
Sur la tournée de bonnes surprises, notamment des personnes qui réclament les anciens EP découvrant Clover Seeds sur scène et voulant refaire une discographie complète.
A l’évidence le groupe est bien mieux exposé autant dans les ventes que dans les chroniques de presse. Les terres allemandes et hollandaises semblent bien accrocher au style de groupe d’autant que Clover Seeds est bien distribué en Allemagne.
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Quelques mots sur la façon de composer ?
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Les répètes se passe dans la cave et chacune est enregistrée. Tout part d’une impro totale puis les enregistrements tournent chacun y voit ce qui l’intéresse et ce qui pourrait profiter au groupe. S’ensuit du boulot personnel avec le recul de la répète et de nouvelles idées naissent. Flowers a été composée à partir d’un riff né en Angleterre pendant la tournée. Le chant structure en général les titres il peut naitre très rapidement en répète ou pas rien n’est figée et Clover Seeds tel son personnage emblématique se laisse évoluer.
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Aurais-je droit à une exclu digne des plus grand journalistes ?
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Clover Seeds se laisse bercer par l’idée d’une semi résidence quelque part, l’envie de composer pour le troisième album en préparation. Mais pour ce futur opus aucune information précise à part une liberté totale accordée par leurs producteurs. Aucune envie de faire dans le complexe le progressif n’est pas forcément du technique à outrance. Contrairement au deuxième album qui avait une sorte de ligne de conduite le troisième est dans le flou à l’heure de l’interview. Dans tous les cas les envies de Clover Seeds reste de faire quelque chose d’harmonieux, ce n’est pas la peine de gaver un cd parce qu’on peut y mettre 80 minutes.
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Après les avoir remercié de m’avoir permis de les harceler durant une bonne demi-heure ils confièrent pour tous ceux qui me liront qu’ils ont vécu une super tournée dans des superbes salles que l’accueil était génial de même que le public. Si vous le cherchez certains doivent encore être dans leur semaine de sieste post tournée et dans tous les cas ils attendent de voir ce qui va ressortir de tout ça, après avoir vécu leurs concerts à fond ils méritent tous les commentaires et critiques possibles.
http://www.myspace.com/cloverseeds