
Myspace du groupe: http://www.myspace.com/endreality
Chronique de « Three Distraught Monkeys« (2011):

01. End Reality
02. Bubble paradox
03. Interlude
04. 0Paranoid
05. Heartless
C’est après plusieurs changements de line up et un titre autoproduit en 2008 (Beginning Of The Absurd) que END REALITY groupe Lillois, viens d’aboutir à la création de son premier EP, qui nous invite par une courte introduction mélodiquement torturée à rentrer dans leurs univers.
Univers qui, je vous préviens tout de suite, n’est pas facilement déchiffrable, on est ici dans du métal progressif…déstructuré et jazzy.
De la rythmique guitare arrivant progressivement; apparaît un chant qui semble un peu juste, surtout sur les notes hautes…mais bon, même si on tend le dos pour la suite ça enchaine avec de gros break de batterie et une rage qui monte jusqu’à ce que l’on plonge à plein cœur de la bête…
Et c’est ainsi que par le deuxième titre « Bubble Paradox », le groupe nous attaque…c’est violent et la voix guttural tranche avec cette introduction dérangeante…
Le son est plutôt propre, la production et le mixage aussi, ce qui permet à l’ensemble de ne pas faire trop fouillis.
Et ce sera le cas pour la suite de cette galette, entre blast lourds et rugueux, passages plus mélodiques ou carrément jazz, ou encore envolés dissonantes et descentes groovy…l’on assiste tout au long des 22 minutes que fait l’EP à une alternance constante entre divers styles musicaux…
En clair, dans l’univers de END REALITY, on se perd… plus de chemin bien tracé…
Le groupe semble prendre plaisirs à brouiller les pistes, un bon exemple en est, le troisième titre qui est un interlude ! Une ligne de basse accompagnée par une guitare, simple, un peu trop certes mais c’est pour mieux nous retourner sur le quatrième titre « Paranoid », encore plus déstructuré que les précédents…
D’ailleurs le choix des cinq titres est judicieux car il montre l’amplitude des possibilités du groupe sans lasser l’auditeur…on le ressent vraiment sur la dernière piste « Heartless » où cette diversité de style qui fait l’identité du groupe, nous laisse un point d’interrogation concernant leurs avenirs…
Car on va les attendre au tournant, c’est sûr, à vouloir aligner autant de richesse de jeux et de créativité, on frôle parfois la simple démonstration de technicité et sur un format plus long comme un album, il faudra que le groupe soit vigilent à ne pas trop égarer les oreilles attentives dans les méandres de leurs univers…
En clair, un très bon premier EP, courageux et précis malgré un petit bémol sur la voix en chant clair qui est à mon goût à travailler !
Alors c’est sûr on est plus près d’un BETWEEN THE BURIED AND ME sans clavier, ou encore d’un PSYKUP plus alambiqué, que d’autres groupes plus linéaires et directs mais ceux et celles qui aiment et apprécient ce genre de musique obscure et complexe seront comblés et en redemanderont.
NOTE: 8/10
Chroniqueur: SALAMAN















