ZONE X’PRESS METAL MAG

20 mai, 2011

BBARBAPAPPA BUTCHERY

Classé dans  5. INTERVIEWS — zonexpressmetalmag @ 12:59

Interview BBARBAPAPPA BUTCHERY 
par KEVIN

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END REALITY (Metal – Progressif Jazzy) – FRANCE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 6:07

Myspace du groupe: http://www.myspace.com/endreality

Chronique de « Three Distraught Monkeys« (2011):

01. End Reality
02. Bubble paradox
03. Interlude
04. 0Paranoid
05. Heartless

C’est après plusieurs changements de line up et un titre autoproduit en 2008 (Beginning Of The Absurd) que END REALITY groupe Lillois, viens d’aboutir à la création de son premier EP, qui nous invite par une courte introduction mélodiquement torturée à rentrer dans leurs univers.

Univers qui, je vous préviens tout de suite, n’est pas facilement déchiffrable, on est ici dans du métal progressif…déstructuré et jazzy.

De la rythmique guitare arrivant progressivement; apparaît un chant qui semble un peu juste, surtout sur les notes hautes…mais bon, même si on tend le dos pour la suite ça enchaine avec de gros break de batterie et une rage qui monte jusqu’à ce que l’on plonge à plein cœur de la bête…

Et c’est ainsi que par le deuxième titre « Bubble Paradox », le groupe nous attaque…c’est violent et la voix guttural tranche avec cette introduction dérangeante…

Le son est plutôt propre, la production et le mixage aussi, ce qui permet à l’ensemble de ne pas faire trop fouillis.

Et ce sera le cas pour la suite de cette galette, entre blast lourds et rugueux, passages plus mélodiques ou carrément jazz, ou encore envolés dissonantes et descentes groovy…l’on assiste tout au long des 22 minutes que fait l’EP à une alternance constante entre divers styles musicaux…

En clair, dans l’univers de END REALITY, on se perd… plus de chemin bien tracé…

Le groupe semble prendre plaisirs à brouiller les pistes, un bon exemple en est, le troisième titre qui est un interlude ! Une ligne de basse accompagnée par une guitare, simple, un peu trop certes mais c’est pour mieux nous retourner sur le quatrième titre « Paranoid », encore plus déstructuré que les précédents…

D’ailleurs le choix des cinq titres est judicieux car il montre l’amplitude des possibilités du groupe sans lasser l’auditeur…on le ressent vraiment sur la dernière piste « Heartless » où cette diversité de style qui fait l’identité du groupe, nous laisse un point d’interrogation concernant leurs avenirs…

Car on va les attendre au tournant, c’est sûr, à vouloir aligner autant de richesse de jeux et de créativité, on frôle parfois la simple démonstration de technicité et sur un format plus long comme un album, il faudra que le groupe soit vigilent à ne pas trop égarer les oreilles attentives dans les méandres de leurs univers…

En clair, un très bon premier EP, courageux et précis malgré un petit bémol sur la voix en chant clair qui est à mon goût à travailler !

Alors c’est sûr on est plus près d’un BETWEEN THE BURIED AND ME sans clavier, ou encore d’un PSYKUP plus alambiqué, que d’autres groupes plus linéaires et directs mais ceux et celles qui aiment et apprécient ce genre de musique obscure et complexe seront comblés et en redemanderont.

NOTE: 8/10

Chroniqueur: SALAMAN

DILUVIAN (Death Metal) – FRANCE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 6:06

 

Myspace du groupe: http://www.myspace.com/diluvianfr

Chronique de « Epidemic« (2010):

01. Epidemic
02. Beholding the ocean’s throne
03. Lead the cattle to slaughter
04. You’re wretched
05. Five nails throught the head
06. Orphans
07. A sleeping cancer (in the flesh,part I)
08. Cast in stone
09. The fury
10. Modern mass control
11. Disillusions (in the flesh,part II)

Bien souvent la chronique d’un cd se fait en aval ou en période de sortie de ce dernier car elle répond à un but promotionnel de la part du label ou du groupe concerné mais comme il n’est jamais trop tard pour parler d’un album de qualité revenons sur une des bonnes sorties de 2010…

Et si je vous demande ce qui vous a marqué en 2010 vous me répondez quoi? Personnellement « Epidemic»  pourrait être une de mes réponses… non bien évidemment je ne vais pas évoquer l’épidémie de Grippe A car on est pas ici pour parler de ça, ici on est plutôt enclin à parler de musique metal! En revanche le premier album du groupe bisontin de death metal Diluvian nommé « Epidemic » a tout à fait sa place ici!

Pour rappel Diluvian, groupe créé à Besançon en 2006, s’était déjà fait remarquer avec leur prometteur EP « Inhumanity Remains » en 2008. Est-ce que l’album a su prouver que nous avions raison de croire en ce groupe? De toute évidence oui « Epidemic » le prouve avec brio!

Je ne suis pas quelqu’un qui écoute énormément de sorties death metal car il y a trop de sorties sans personnalité qui n’apportent rien à l’édifice et puis tout simplement car en matière de musique qui bastonne je suis plus attiré par le thrash metal. Pourtant ce n’est pas pour autant que je ne sais pas reconnaître un bon cd de death metal et ce premier album de Diluvian a su très vite me convaincre. Rien est à jeter à mon avis sur ce cd, on est pris pendant un peu plus de 40 minutes dans une tempête de blasts sans jamais se noyer grâce à des accalmies bien calculées et à de très bons riffs apportant une brise de mélodie. Sans aller trop dans la branlette les musiciens sont assez techniques pour montrer qu’ils savent bien jouer et pour composer des morceaux bien ficelés, sans aller trop dans le bourrinage irréfléchi ils savent faire des morceaux brutaux qui incitent à pratiquer certaines danses affiliées aux musiques metal, sans aller trop dans la mélodie ils évitent de tomber dans le trop « pop » ils apportent juste ce qu’il faut de lumière dans un univers où les décibels nous pètent à la gueule. En clair le groupe a su gérer avec délicatesse les différents éléments composant sa musique, de la brutalité, de la mélodie et un minimum de technique afin de faire des morceaux intéressants et relativement personnels en résulte des morceaux de grande qualité dont l’énergie et les émotions qu’ils dégagent empêchent l’auditeur de s’ennuyer. C’est même le contraire l’auditeur risque de prendre bien du plaisir!
Bien que tous les morceaux soient de qualité si je ne devais en garder qu’un pour présenter le groupe je choisirai « A sleeping cancer » un putain de morceau qui vient tout démolir après l’accalmie instrumentale qu’est « Orphans », à écouter d’urgence!
Au niveau de la production si je suis peut-être allé fort en disant qu’elle était « époustouflante » pour l’ E.P. cette fois-ci elle est nettement meilleure mettant bien en valeur tous les instruments avec un rendu bien massif. On pourrait reprocher à la batterie un son trop triggé mais ce n’est à mon humble avis qu’un détail qui ne gêne pas à l’écoute du cd…

Soyons clair plutôt que de vous emmerder avec une chronique mal écrite; si je tenais à parler de cet album c’est qu’il est réellement de grande qualité et qu’il figure sans problème dans mes claques de 2010. A découvrir si ce n’est pas encore fait!

NOTE: 8,5/10

Chroniqueur: KEVIN

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WITCH HAMMER (Heavy Metal) – REPUBLIQUE TCHEQUE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 6:05

 

Myspace du groupe: http://www.myspace.com/truewitchhammer

Chronique de « Zodiac« (2009):

01. Zodiac
02. Circle, circle (Mystery of Zodiac part. I)
03. Look the Reality
04. Face of Liar
05. Fuck me Baby Tonight
06. Danger zone (Mystery of Zodiac part. II)
07. Wish to Heaven
08. Test of Time
09. Living on My Own

Vous me connaissez (on peut toujours rêver) j’ai pour habitude de faire tomber les préjugés en ce qui concerne les pays d’origines de certains groupes (c’est comme ça que vous avez pu découvrir que l’Espagne n’était pas que soleil tapa et « vamos a la playa » et que la Bretagne n’était pas noyée sous la mer la pluie et le chouchen. Aujourd’hui je vais briser toutes vos idées reçue envers la République Tchèque. Ah oui ? Vous aussi vous avez beau chercher rien ne vous viens ? Allez un petit effort… Pragues , de grands alchimistes, le golem… Bon ok on va passer directement à ce qui m’amène aujourd’hui et l’Est a du bon voilà Witch Hammer avec leur nouvel album « Zodiac »

Nous avons ici une formation assez classique (en même temps avec un nom de groupe comme celui là il est parfaitement normal que les extravagances soient sévèrement punies) donc une formation stricte quatre musiciens : une chanteur qui gratte en rythmique un gratte qui lead les cordes une bassiste qui monopolise les fréquences dont personne ne veut mais qui font vibrer le bide et une batteur qui envoie le pâté.

Pour une fois je vais commencer par le livret, même si les photos de groupe je trouve toujours ça un brin kitch graphiquement le boulot est très plaisant à regarder, bien que les portraits individuels dans ces cercles de pierres (dans lesquels sont gravés des chiffres romains) donnent un coté « stargate » assez étrange, et puisqu’aujourd’hui j’ai envie d’innover je vais commencer par ce que je n’ai pas aimé dans cet album. L’intro « zodiac » ne donnera aucun avant goût de ce qui se trouve sur l’album et pour tout avouer je ne l’ai même pas transféré sur mon lecteur mp3 tellement l’intérêt que je lui porte est proche de zéro. Une sorte de sample electro caverneux dont la boucle s’entend quand elle se relance 3,06 de pas grand chose à mon avis. Le deuxième point (et le dernier) qui m’a semblé inutile la dernière piste sous forme de ghost track comme aiment à le dire nos amis anglophones 3,44 de piste pour entendre 30 secondes d’une répète et entendre une peu de tchèque mais bon quand on a 45 minutes à tenir on se débrouille comme on peut…

Allez promis j’arrête d’être méchant (sauf si vous aimez ça. Oui je vous vois là bas les grands fans de Zemour) puisqu’entaillé de sa première et de sa dernière piste cet album passe très bien. Il est vrai que Witch Hammer nous propose un hard assez mélodieux allié a une voix puissante qui le porte et/ou le soutien en fonction des passages et des tournures. Pour les fans de Hard FM c’est à coup sur une bon investissement. Mais je m’égare on a l’impression que je conclue là non ? « Circle, circle » nous montre dès le début toute l’étendue des capacités musicales tchèques avec des passages plus ou moins énervés des choeurs du solo de gratte, ni trop court, ni trop long, ni trop brouillon, enfin ça reste du gros solo mais il ne me déplait pas. « Face of Liar » m’a donné un faux espoir de stoner un peu lent puis s’est enchainé d’une traite presque sans que je m’en rende compte pour me laisser avec un Ô combien vrombissant « « Fuck me Baby Tonight » dont je vous fait grâce des textes puisque le titre colle parfaitement à l’ambiance du morceau, et qui reste un bon délire qui donne envie de bouger (et pas forcément dans quelqu’un restons chaste au moins 5 minutes). La deuxième partie de « Mystery of Zodiac » ici « Danger Zone » attaque sec avec un rythme plus que soutenu aux cordes et à la batterie et continuera bien sur le haut de la vague pour finir d’épuiser les pogoteurs du premier rang. Une belle surprise avec « Test of time » un morceau mi doom mi hard assez changeant, déstabilisant et du coup agréable qui casse un peu le flot du reste de l’album qui suivait une ligne directrice assez linéaire. Et comme d’habitude (et oui vous ne pensiez tout de même pas que j’allais la laisser passer quand même ?) la fameuse ballade, avec « living on my own » l’album se termine très calmement sur une sublime performance vocale mise en valeur par les nuances de l’instrumentale, on y trouvera aussi un très bon solo de gratte qu’on aurait pu trouver chez un bon saxophoniste tellement l’instrument vogue entre pleurs et rage pour que s’enchaine un dernier creux de vague et que tous s’y mettent en choeur pour le grand final de ce titre et de l’album.

Un bon morceau de République Tchèque que Witch Hammer et un bon morceau de Witch Hammer que l’album Zodiac le seul conseille que je vous donnerais c’est de le traiter comme les crevettes arracher la tête et la queue, amputez les de leur première et de leur dernière piste pour réellement ne pas vous poser de questions inutiles et passer un agréable moment.

NOTE: 6,5/10

Chroniqueur: DARI

THE PROJECT HATE MCMXCIX (Death Metal Industriel) – SUEDE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 6:04

Myspace du groupe: http://www.myspace.com/theprojecthate

Chronique de « Bleeding New Apocalypse« (2011):

01. Iesus Nazarenus Servus Mei
02. They Shall All Be Witnesses
03. A Revelation Of Desecrated Heavens
04. Summoning Majestic War
05. The Serpent Crowning Ritual
06. Bring Forth Purgatory

Ô Suède pays fabuleux avec tes côtes… littorales et ton drapeau… comment dire… bleu coupé par ces deux lignes jaunes… Bon nous sommes tous d’accord la Suède chez moi c’est un peu une légende urbaine en clair j’y connais que dalle, mais maintenant que j’ai découvert et écouté « The Project Hate MCMXCIX » à dire vrai j’en sais absolument pas plus sur la Suède mais j’en ai rien à carrer, je crois que le pays ne m’aime pas de toute façon. Mais qu’est ce que c’est que ce projet haine me direz vous ? Et bien c’est toute une tripotée de suédois qui ont monté un truc hybride assez étrange pour bien montrer à tout le monde qu’en Suède il faut créer des projets pour haïr les gens tellement il y fait bon vivre comme au pays des bisounours (bon là c’est une interprétation perso n’allez pas mettre ça dans vos copies de géo.) Actuellement ils sont cinq même si en écoutant leur disque on pourrait soupçonner du double. Je vous passe le line up notez juste qu’il n’y a pas de basse (elle est facilement remplacée par de la programmation) et nous allons pouvoir nous attaquer au lourd Project Hate MCMXCIX.

C’est parti pour 6 morceaux donc aucun ne passe sous la barre des 8 minutes 51 alors mettez vous tout de suite en tête une chose, on ne peut pas apprécier « Bleeding The New Apocalypse (Cum Victriciis In Manibus Armis) » en zappant d’une plage à l’autre tellement les titres sont denses et riches. « Iesus Nazarenus Servus Mei » attaque assez sec dans le métal avec du gros riff de gratte suivi très tôt par une mise en ambiance malsaine que va rejoindre la sublime voix de Ruby Roque. Bien entendu on remarquera l’entrée de Jorgen Sandstrom qui nous plongera dans un univers très death avant qu’un sample trance un rien planant accompagné par la femme du groupe ne vienne couper cet élan qui sera très vite repris et nous retrouverons notre thème bien métal. En réalité nous  avons droit ici a un jeu entre le death et l’electro qui n’est pas du tout désagréable, et pour moi qui ne peux pas blairer le chant guttural à l’articulation inexistante, mixer le bourrin et la fraicheur du lyrique fait que je me suis retrouvé embarqué très rapidement dans cet univers. Le rythme reste intense avec « They Shall All Be Witnesses » ou la gratte s’envole dans un solo dès le début pendant que Ruby pose sa voix (et quelle voix comme toujours) avant de nous lancer sur un passage plus ambiant (bien que virant sur le chant qui pique avec de beaux choeurs.) C’est passé 3 minutes que le calme se fait tout en cordes lentes et pesantes juste avant que l’elecro prenne la place de la rythmique et nous fasse monter tout ça jusqu’à ce que les grattes soient de nouveau libérées de leurs carcans et que la violence soit de retour pour notre plus grand plaisir et qu’à force de mesure en mesure la cordes électriques ne se retiennent plus et partent en un court pont solo. Ruby reprendra l’ascendant accompagné de Jorgen. C’est réellement un jeu entre musicien ou chacun se passe la balle on voit ici l’organisation d’un live de Jazz band ou tous se transmette les petits solo et autres moment de gloire. L’ensemble rend une cohésion et une symbiose quasi parfaite. Techniquement et au niveau de la qualité de l’enregistrement il n’y a rien à redire tout s’emboite à merveille et l’ensemble est très bien fourni sans pour autant sembler bordélique.

Je ne vais évidemment pas décrire un à un les morceaux ni chaque vague dans les morceaux j’en aurais pour des heures à tout décrypter mais cet album n’est absolument pas à écouter en simple fond sonore, vous pourriez mais vous louperiez forcément quelque chose de grand. Il st un savant mélange de gros métal qui tache et d’ambiant malsain qui fait frissonner et rien que pour ça il mérite une attention totale. Si réellement vous voulez le mettre en fond plongez vous dans des maitre du fantastiques ou du post apocalyptique de façon à renforcer la tension de l’ouvrage. Un dernier conseil ne passez pas à coté sans vous arrêter ne serait ce que le temps de « 06 Bring Forth Purgatory » je considèrerais que c’est une faute grave si jamais cela devait vous arriver.

NOTE: 9,5/10

Chroniqueur: DARI

BLACK RAIN (Glam Rock/Hard FM) – FRANCE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 6:03


Myspace du groupe: http://www.myspace.com/blackfuckinrain

Chronique de « Lethal Dose Of… »(2011):

En 2008, Blackrain, avec son album License To Thrill frappait fort et prouvait à tous qu’un groupe de glam metal de qualité en France dans les années 2000 oui c’est possible! Comment avec des tubes comme « Innocent Rosie », « True girls are sixteen », « Rock your city » et tant d’autres penser autrement? C’est entraînant, c’est bon, ça se chante en chœur et ça s’écoute encore des années après avec un grand plaisir.
Cette année Blackrain nous livre son troisième album nommé Lethal Dose Of… et là malheureusement le constat est plus mitigé.

Ça vous est déjà arrivé de lire une chronique et de vous dire qu’elle décrivait parfaitement ce que vous ressentiez? Eh bien ça m’est arrivé dans le cas de cet album. La chronique de Gloomy de French metal est très représentative de ce que j’ai ressenti aux premières écoutes de cet album « pas […] mauvais » mais « sans âme » et à sa conclusion  « Il serait temps de penser à se remuer et à nous offrir un opus digne de ce nom! Comment? Avec le coeur, avec les tripes, quoi d’autre?! » j’aurai ajouté « des couilles bordel!! ». Quelques écoutes plus tard et même si je suis toujours en partie d’accord avec cet avis je suis à même d’affiner un peu le propos…

Que l’on soit clair Lethal Dose Of… est loin de posséder le potentiel d’énergie, de puissance et de « tubes » de son prédécesseur mais ça ne l’empêche pas d’être très bon… d’un certain point de vue.
Si License To Thrill avait le don de convaincre dès les premières minutes d’écoute ce n’est pas le cas ici, plusieurs écoutes sont nécessaires avant de pouvoir comprendre et apprécier la qualité des nouvelles chansons. Chansons qui sont de très bonnes qualités la plupart du temps même si trop souvent faciles et mielleuses mais, et c’est bien ça le problème bien que bonnes et agréables, elles sont bien trop convenues et policées.
Plus que jamais les influences du groupe sont évidentes et pour couronner le tout il flirt avec le hard FM au moins autant qu’avec le glam rock pour un rendu plus « pop » que jamais. C’est trop propre et trop calibré à l’image d’un artwork peu attirant…

Avec ce troisième album Blackrain décevra à mon avis bien des connaisseurs tant le rendu n’est pas à la hauteur des espérances. Lethal Dose Of… est un album agréable à l’écoute mais une fois terminée on ne retient rien ou en tout cas pas grand-chose. Une perte de passion et de spontanéité fatale se ressentent à l’écoute de cd en découle une absence totale d’hymnes. Sympa mais pas indispensable…

NOTE: 6/10

Chroniqueur: KEVIN

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KARNIVOOL (Metal Progressif) – AUSTRALIE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 6:02


Myspace du groupe: http://www.myspace.com/karnivool

Chronique de « Sound Awake« (2009):

01. Simple Boy
02. Goliath
03. New Day
04. Set Fire to the Hive
05. Umbra
06. All I Know
07. The Medicine Wears Off
08. The Caudal Lure
09. Illumine
10. Deadman
11. Change, Pt. 2

KARNIVOOL fait partie de ces groupes qui ne payent pas de mine et qui, si on y prête attention deviennent tout à coup le centre névralgique de toutes nos attentions auditives pendant des jours…

C’est ce qui est arrivé pour moi…car après avoir bloqué sur ma chronique et laissé de côté ce CD, il m’est revenu en pleine figure au moment où je ne m’y attendais pas !

Donc situons un peu les choses pour commencer :KARNIVOOL est un groupe australien qui existe depuis 1999 et « Sound Awake » est leurs deuxième album, sortie en Europe début 2010.

Ces cinq musiciens officient dans un métal progressif et aérien qui touche les sens et fait vibrer l’âme !

Et oui, cela faisait longtemps que je n’avais pas entendu, dans ce genre, un album aussi bon, on pense tout de suite à TOOL ou encore à  A PERFECT CIRCLE (« Goliath »), forcément mais rarement on tombe dans du redondant…

Soyez-en sûr, Karnivool tient la route créativement, notamment grâce à la voix charismatique de son chanteur Ian Kenny.

Le cd est composé de douze titres tous différents de par leurs constructions et leurs longueurs (le plus cours étant de 1min49 et le plus long de 12 min03 !) mais ils apportent chacun une homogénéité surprenante à l’ensemble.

La production est  impeccable aussi et les instruments sont mixés de manière qu’aucun n’en surpasse un autre.

Métal progressif aux ambiances post-rock, KARNIVOOL, toujours nous prend doucement, nous emmène dans un vol musical et une fois en l’air nous fait vibrer à l’aide d’explosions de rythmique qui tous simplement font mouche (« New Day ») !

A noter, une basse omniprésente qui est véritablement le ciment sur lequel les autres musiciens se greffe, la totalité du CD, même si il atteint environ une heure et quart, reste écoutable sans se lasser malgré quelques moments où la sensation de redites nous gagne…

Mais c’est véritablement, une impression d’apaisement et de bien-être qui perdure une fois que Karnivool, à atterrit.

Notamment par le fait que les dernières plages de l’album sont non seulement les plus longues mais les plus construites (« Deadman » et « Change »)…

A voir à tout prix en live et à écouter en boucle…

Ca repose, on respire…en clair : c’est une bien jolie bouffé d’air !

NOTE: 9/10

Chroniqueur: SALAMAN

SILENT STREAM OF GODLESS ELEGY (Folk Pagan) – REPUBLIQUE TCHEQUE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 6:01


Myspace du groupe:  http://www.myspace.com/ssoge

Chronique de « Návaz« (2011):

01. Návaz / Join
02. Mokoš / Earth Mother
03. Zlatohlav / Golden Head
04. Skryj hlavu do dlaní / Hide your Head into Hands
05. Prísahám / Promise
06. Slava
07. Sudice / The Fate
08. Dva stíny mám / I Have Two Shadows
09. Pramen, co ví / Thinking Spring
10. Samodiva / Fay

Ici Dari Beliakhov votre correspondant officiel en direct de la république tchèque. Aujourd’hui pas de guerre civile ni d’attentat, encore que mes sources m’ont parlé d’un prochain concert d’Ozone aux alentours de Prague. Comme je vous le disais as de grand événement pas de danger mais juste une petite info sur la touche de fraicheur qui fait que rien que pour ça nous aimons le folk metal. Comme toujours je me fais le spécialiste de l’étrange et de l’original et je vais vous conter l’histoire de Návaz le tout dernier album de « Silent Stream of Godless Elegy ». Ce groupe a vu le jour en 95  et depuis en est à son septième album avec un line up digne de d’un metal opéra avec pas moins de huit membres permanents, voilà qui promet une fois encore une richesse dans la compo et une myriade de son qui feront de Návaz une petite perle.

Je ne vais rien vous cacher vous pouvez des a présent laisser tomber vos fringues moderne et enfiler une tunique légère fermée par une grosse ceinture de cuir et laissez donc pousser ces cheveux trop court, voilà on rajoute une couronne de lierre et c’est parti, bienvenue dans un univers au coeur duquel vous ne comprendrez pas un mot du chant (à moins de parler tchèque) mais qui vous accueillera tout de même à bras ouvert c’est pas parce qu’on se comprend pas qu’on peut pas se payer des coups a boire voyons… l’ensemble de l’album est clairement plus folk que métal en apparence mais c’est lors d’une écoute moins superficielle que tous les éléments ressortent clairement. Les deux voix se complètent à merveille et donne toute la profondeur slave qu’on pourrait attendre de ce groupe en pleine phase de retour au sources, les cordes qu’elles soient acoustique ou électriques cadrent le tout pour le mener vers un but inconnu qui donne envie de se faire un concert en plein champ avant la moisson avec du bon son à fond les ballons. 

Mais comme je me dois de faire un minimum mon boulot au lieu de rêvasser je vais me pencher sur mon coup de coeur de l’album « Sudice » dont les premier coup de caisse clair annoncent la teneur du morceau en clair « ca va taper sec » curieusement c’est un chant guttural qui se la joue duo avec le violon super mélodieux, un mix bien étrange mais bon. Des grattes en arrière fond cadrant le mouvement pendant que le chant lyrique reprend le dessus et ainsi de suite jusqu’à ce qu’on pont, disons un duel entre un piano à forte résonance et un violon s’engage de plus en plus intense mélangeant question / réponse et chant / contrechants quant au final le violon s’envole avec un delay savamment choisi pour que le morceau s’achève sur un dernier refrain ou se mêlent voix de chants et de choeurs, partie de cordes, gratte et bois et qu’enfin le silence se fasse sur la dernière phrase de la chanteuse. 

En conclusion je dirais que Season of Mist choisi encore magnifiquement bien les artistes qu’il prend sous son aile. Ce septième album de Silent Stream og Godless Elegy passera sans problème en fond sonore lors d’une soirée entre potes ou lors de moments plus calme posé sur un lit à regarder défiler nuages ou voute celeste.

NOTE: 7,5/10

Chroniqueur: DARI

GLAMOUR OF THE KILL (Metalcore) – UK (York, Yorkshire du Nord)

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 6:00

Myspace du groupe: http://www.myspace.com/glamourofthekill

Chronique de « The Summoning« (2011):

01. If Only She Knew
02. World’s End
03. Feeling Aive
04. Dying From The Inside
05. Lost Souls
06. Malevolent Reign
07. Supremacy
08. Here, Behind These Walls
09. Through The Eyes Of The Broken
10. Army Of The Dead
11. The Summoning
12. All I Have To Give

Formé en 2007, Glamour Of The Kill, après avoir sortie deux EP de l’autre côté de la Manche, arrive en force,  avec son premier album  The Summoning.

Le groupe est constitué de deux guitaristes et un bassiste qui jouent ensemble depuis le lycée, et il semble qu’ils ne l’ont plus jamais quitté, même avec l’arrivé plus tard du batteur.

Je m’explique …

Nous avons affaire ici à un metalcore, sucré et pop avec voix claire/criée qui va assurément plaire aux jeunes métalleux désireux de bouger la tête sans trop de violence……

Mais bien trop propre ! Les mélodies et refrains son entrainants mais tellement aseptisés qu’à chaque seconde un nom de groupe nous vient…

« Ah ! Ca, ça fait Offspring, Oh là c’est plutôt Bullet For My Valentine, outch là c’est du SUM 141 !!! »
En clair, GLAMOUR OF THE KILL, c’est un melting pot d’influences, tapant large et à tous les râteliers…mais du coup sans grande identité !

Bref, un disque qui aurait pu voler dans la pièce, direction poubelle, tellement il sent le resucée…

C’est sa faiblesse, mais aussi du coup sa force !

Et oui car dans ces quelques semaines où j’ai écouté d’une oreille attentive cet album, il a fait beau…mais alors beau comme jamais en Avril, où normalement on fini sa petite grippe hivernale, emmitouflé en pensant aux futurs beaux jours et au célèbre proverbe « en Avril, ne te découvre pas d’un fil » …

Sauf que là, avec ce ciel bleu et ces premières chaleurs (je parle bien du temps hein !) et bien GLAMOUR OF THE KILL, passe finalement plutôt bien et même je dirais qu’il apporte une sorte de « pause » entre les autres écoutes de groupes du moment.

Car au-delà du fait que le groupe, je l’ai dit plus haut, ne possède pas d’identité, il possède en revanche des compositions énergiques et  bien construites, qui sont soutenues par une production claire et précise.

Pas de surprises donc, entre riffs metalcore et refrains pop et glam saupoudré de quelques hurlements et de super mélodies punky, le groupe s’en sort finalement bien, notamment par l’utilisation de plusieurs solis assez sympathique.

Après … ne nous enflammons pas trop non plus, la durée de vie de cet album étant largement inférieure à la vie d’un papillon de nuit…à écouter sans prise de tête, pour passer ensuite à autre chose.

Car même si il est bon parfois, à nos oreilles d’écouter du miel …malheureusement avec ce CD, il n’y a pour le moment, rien de nouveau sous le soleil.

NOTE: 5/10

Chroniqueur: SALAMAN

DILUVIAN (Death Metal) – FRANCE

Classé dans  5. INTERVIEWS — zonexpressmetalmag @ 6:00

Interview du groupe DILUVIAN 
par KEVIN

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