ZONE X’PRESS METAL MAG

5 juillet, 2011

MEMORIES OF A DEAD MAN (Post Hardcore) – FRANCE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 6:02

Myspace du groupe: http://www.myspace.com/memoriesofadeadman

Chronique de « Maze« (2011):

01. Spoken Yet Never Heard
02. Commotion
03. The Other Way Around
04. Lighthouse

Le groupe de postcore parisien Memories Of A dead Man a su depuis sa création en 2006 se faire connaître doucement mais sûrement grâce à un premier EP et un premier album à la fois de qualité et lourd de promesses concernant l’avenir du groupe.

Maze, leur nouvel EP, sort début 2011 dans une période que l’on peut qualifier de transitive le groupe n’étant plus composé que de trois membres et recherchant toujours un chanteur pour remplacer Pierre. Néanmoins le groupe a su s’arranger de ces circonstances inconfortables en invitant des vocalistes de qualité pour soutenir les cinq titres composant cet EP. Ainsi si, comme auparavant, les voix claires sont assurées par le batteur, les voix plus hardcore ou rock sont assurées par des invités différents sur chaque titre et le résultat est plutôt franchement bon!

Les MOADM continuent de livrer un postcore plein d’émotion tout en offrant une ambiance générale différente des deux précédents CD, le ton se fait ici plus rock et mélodique tout en étant malgré tout bien énergique. Les sonorités me paraissent plus variées et intéressantes, on parcourt des univers sonores étendus au fil des différents titres, pourtant on ne peut s’empêcher de ressentir l’EP comme un tout qui nous convie à un voyage intimiste mêlant mélancolie, rage contenue et nostalgie à la fois belle et douloureuse. Que ce soit dans l’écriture, l’interprétation des morceaux et la production tout est d’une qualité remarquable ce qui empêche une quelconque nuisance à l’appréciation de cette œuvre témoignant du Memories Of A Dead Man cuvée 2011.

Et le rôle des invités dans tout ça? Eh bien on retrouve Mike Armine de Rosetta sur « Spoken yet never Heard », Yann Lignier de Klone sur « The other way around », Thomas et Julien d’Aqme sur « Commotion » et Alex Diaz de The Prestige sur « Light house »  chacun apportant sa touche personnelle sans pour autant nuire à la cohérence des morceaux de l’EP et je ne peux m’empêcher de souligner la remarquable prestation du chanteur de Klone qui prouve avec brio qu’il est l’un des meilleurs vocalistes rock/metal actuel en France.

Maze est un EP intéressant et de très bonne facture mais je m’interroge malgré tout sur l’orientation que prendra le futur album qui devrait être composé cette fois-ci avec un line-up complet… Affaire à suivre!

NOTE: 8/10

Chroniqueur: Kévin

VALSANS (Power Metal) – AUTRICHE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 5:59

Myspace du groupe: http://www.myspace.com/valsans

Chronique de « Sword« (2010):

01. Mjölnir
02. On the battlefield
03. Valsans
04. The Allegiance
05. Hall of fame
06. Eyes of a viper
07. Lady of the lake
08. Metal Crusade
09. Golden Treasure
10. Eppur Simuove

Valsans, nom dérivé de la légende du roi Arthur (ValSans) signifiant la forêt enchantée dans laquelle la sorcière Morgane Le Fay, aussi appelée Morgana, emprisonnait ses amoureux, est un groupe power métal très similaire au groupe Manowar (une des principales influences du groupe), qui choisit également des thèmes mythologiques pour leurs albums et leurs chansons à titres chevaleresques et héroïques («On the battlefield»). La légende arthurienne et la mythologie scandinave sont les deux thèmes principaux de l’album, mis en évidence par les pièces «Mjölnir», marteau indestructible de Thor, et «Lady of the lake», protectrice de l’épée sacrée du roi Arthur, Excalibur. Les guitaristes Thomas Stubics et Thomas Schmid et le batteur Wolfgang Köppel jouent de leur instrument de manière généralement convaincante, mais la voix d’Andy B. Barna et la basse de Thomas Kleinander manquent de puissance et de crédibilité. Leur musique témoigne toutefois d’une certaine force, caractéristique cruciale du métal à la Iron Maiden, ainsi que d’une cadence égale, mais endormante. En général, les chansons se ressemblent beaucoup dans leur intonation ou dans leur structure et les introductions sont les seuls endroits où la guitare se distingue réellement.

NOTE: 6,5/10

Chroniqueur: HARLEY

BUKOWSKI (Stoner Rock) – FRANCE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 5:58

Myspace du groupe: http://www.myspace.com/bukowski666

Chronique de « The Midnight Sons« (2011):

01. The Grand Opening
02. The Midnight Son
03. Carnivorous
04. Stuck in the Mud
05. Slugs and Bats
06. The Downtown Revenge
07. The Desert
08. Aster All These Years…
09. Hit the Ground Again
10. Dark Waters
11. Fight!
12. Get Dirty
13. Big Feast
14. Tonight ? All Right !

Le groupe de stoner rock parisien Bukowski a été créé en 2007 par des ex-membres de Wunjo et Kwamis mais ce n’est qu’en 2008 que je les ai découvert lors de deux concerts en Basse-Normandie en compagnie du groupe local Noïd et là j’ai pris ma claque!

Trois ans plus tard bien du chemin a été parcouru, Wunjo est loin, Bukowski a beaucoup tourné, sort son second album et s’apprête à conquérir encore de nouveaux fans c’est du moins tout le mal qui peut leur arriver avec ce « The midnight sons »!

Pour rappel Bukowski est l’auteur d’un premier album nommé « Amazing grace » sorti en 2009 mais qui à mon avis est passé un peu trop inaperçu malgré ses grandes qualités, espérons que ce ne sera pas le cas avec ce second essai!

Alors Bukowski c’est quoi? Hum imaginez-vous une fête bien rock’n’roll où vous buvez du bon whiskey, vous fumez jusqu’à ce que votre voix devienne hyper rocailleuse et là tout par en sucette (comment ça c’est pas rock’n’roll une sucette?). Les instincts primaires d’un jeune mâle amateur de rock’n’roll que vous êtes se réveillent vous sautez partout, dites des choses qui n’ont aucun sens mais c’est pas grave, vous vous éclatez (dans tous les sens du terme) et… vous avez mal à la tête le lendemain mais c’est pas grave car un sourire est figé sur votre visage.
Autre scénario: un road-trip! Vous filez sur la route à tout allure, le soleil cogne, vous longez la mer et sentez l’air iodé vous caresser le visage, vous roulez toujours plus vite, le rock’n’roll de votre autoradio hurle à tue-tête, vous filez sans but mais c’est pas grave car seul l’instant présent compte!
Voilà Bukowski ça peut être ça mais ça peut également être bien d’autres choses. A la croisée du hard rock grassouillet, du grunge, du rock stoner et d’un rock plein d’émotion les trois musiciens nous partagent des titres rock’n’roll sans prises de tête mais qui partagent malgré tout les émotions à la fois chaudes et ambivalentes de la vie. L’écoute de cet album peut aussi bien se faire au calme chez soi que de façon bien plus énergique en soirée, le constat reste le même, la musique est de qualité, le plaisir est là et c’est pas prêt de s’arrêter, du rock qui enivre pleinement!

Le défaut de cet album, enfin tout du moins sa grande particularité par rapport à son prédécesseur, c’est que sur la longueur du cd (proche de l’heure tout de même!) le ton se fait globalement moins rapide et énervé tout comme il est moins aisé de discerner des « tubes » comme ce pouvait être le cas sur « Amazing grace ». Néanmoins malgré ce hic « The midnight sons » est un très bon album qui s’écoute avec enthousiasme encore et encore alors foncez sur ce cd si ce n’est pas déjà fait!

NOTE: 8/10

Chroniqueur: Kévin

RUSTED (Hard rock) – CANADA

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 5:57

Myspace du groupe: http://www.myspace.com/rustedqc

Chronique de « Hit By« (2011):


«Fuck off, we wake the dead, shout it loud and kick some motherfuckin’ ass.»

01. Midnight Man
02. Summer Day
03. Earthquake
04. Traveler
05. F*** Off (We wake the Dead)
06. Tuff E’ Nuff

Rusted est un groupe hard rock montréalais qui nous offre son premier véritable CD, intitulé «HIT BY». Avec une sonorité inspirée grandement de groupes populaires des années 80
ainsi que des «hair bands», le style de Rusted rappelle ainsi la mentalité «sex, drugs and rock ‘n’ roll», notamment avec la chanson «Summer Day». D’ailleurs, quelques influences musicales se manifestent dans leur style vestimentaire également : des pantalons léopards et en cuir, des bandanas ainsi que des manteaux en cuir font partie de leur garde-robe. Anthony Monderie Larouche «Tony Rust» prête sa voix au groupe et ça colle plutôt bien au style de l’album particulièrement énergique dans son ensemble (oui le disque compte aussi une ballade « Traveler »).
Bon, ne demandez pas au combo d’être original (certains trouveront peut-être ça sans plus !) mais plutôt d’être efficace et tout simplement Rock et ça, la formation sait l’être !
D’ailleurs si vous êtes fan du genre, sans parler de disque de l’année, vous aurez de quoi vous faire plaisir en allant au boulot le matin avec ces six compositions énergiques dans le poste !
Il est certain que l’ensemble nécessite plus de perfectionnement mais pour un premier jet c’est plutôt réussi et ça laisse présager de bonnes choses pour l’avenir.
Juchés dans leur plus simple appareil, soit guitares-basse-batterie, les furieux nous catapultent un mini skeud très prometteur et ce n’est pas Tom Daigle «Eagle» et Bruno Maniaci «Maniac» avec leurs riffs ravageurs et solos très inspirés, qui me contradiront, c’est vraiment pas mal du tout !

NOTE: 8/10

Chroniqueur: HARLEY

HELLXHERE (Heavy Metal) – FRANCE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 5:56

Myspace du groupe: http://www.myspace.com/hellxheremetal

Chronique de « Hellxhere« (2010):

01. Hell is here
02. Hitman
03. Vows of decide
04. Change of baseline
05. Who do you think you are?
06. Sin-drenched fruit
07. Pyramid
08. Die by my word
09. His memory lives on through you

Fred Hamm et Mirwan ont formé Hellxhere en 2007 et s’inspirent beaucoup de Judas Priest, Megadeth et Metallica, cette dernière influence se manifestant même dans la voix incisive du chanteur.
Un Heavy / Thrash en somme où s’illustre parfaitement bien nos deux compères qui utilisent généreusement quelques bons solos de guitare sur leur disque.
La guitare subit constamment fluctuations de notes, des changements de rythmes, ce qui rend la galette assez diversifiée et très agréable à entendre.
Neuf morceaux tous différents des uns des autres mais un véritable régal pour les oreilles ! D’ailleurs il demeure impressionnant que seulement deux personnes peuvent créer un groupe de métal qui a de l’allure.
Tout y est, tout est bien pensé jusqu’à la partie batterie qui marie plutôt bien leur style de musique mais il est évident que la guitare est l’instrument le plus important dans la sonorité du duo, Hamm et Mirwan jouant tous les deux de cet instrument.
Pour faire bref, le duo semble avoir plutôt trouvé la bonne recette, on sent réellement qu’il y a du travail et une certaine envie de démontrer qu’en France on fait de la bonne musique… en tout cas ce premier effort est plutôt bien réussi ! Bravo !

NOTE: 7,5/10

Chroniqueur: HARLEY

20 mai, 2011

END REALITY (Metal – Progressif Jazzy) – FRANCE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 6:07

Myspace du groupe: http://www.myspace.com/endreality

Chronique de « Three Distraught Monkeys« (2011):

01. End Reality
02. Bubble paradox
03. Interlude
04. 0Paranoid
05. Heartless

C’est après plusieurs changements de line up et un titre autoproduit en 2008 (Beginning Of The Absurd) que END REALITY groupe Lillois, viens d’aboutir à la création de son premier EP, qui nous invite par une courte introduction mélodiquement torturée à rentrer dans leurs univers.

Univers qui, je vous préviens tout de suite, n’est pas facilement déchiffrable, on est ici dans du métal progressif…déstructuré et jazzy.

De la rythmique guitare arrivant progressivement; apparaît un chant qui semble un peu juste, surtout sur les notes hautes…mais bon, même si on tend le dos pour la suite ça enchaine avec de gros break de batterie et une rage qui monte jusqu’à ce que l’on plonge à plein cœur de la bête…

Et c’est ainsi que par le deuxième titre « Bubble Paradox », le groupe nous attaque…c’est violent et la voix guttural tranche avec cette introduction dérangeante…

Le son est plutôt propre, la production et le mixage aussi, ce qui permet à l’ensemble de ne pas faire trop fouillis.

Et ce sera le cas pour la suite de cette galette, entre blast lourds et rugueux, passages plus mélodiques ou carrément jazz, ou encore envolés dissonantes et descentes groovy…l’on assiste tout au long des 22 minutes que fait l’EP à une alternance constante entre divers styles musicaux…

En clair, dans l’univers de END REALITY, on se perd… plus de chemin bien tracé…

Le groupe semble prendre plaisirs à brouiller les pistes, un bon exemple en est, le troisième titre qui est un interlude ! Une ligne de basse accompagnée par une guitare, simple, un peu trop certes mais c’est pour mieux nous retourner sur le quatrième titre « Paranoid », encore plus déstructuré que les précédents…

D’ailleurs le choix des cinq titres est judicieux car il montre l’amplitude des possibilités du groupe sans lasser l’auditeur…on le ressent vraiment sur la dernière piste « Heartless » où cette diversité de style qui fait l’identité du groupe, nous laisse un point d’interrogation concernant leurs avenirs…

Car on va les attendre au tournant, c’est sûr, à vouloir aligner autant de richesse de jeux et de créativité, on frôle parfois la simple démonstration de technicité et sur un format plus long comme un album, il faudra que le groupe soit vigilent à ne pas trop égarer les oreilles attentives dans les méandres de leurs univers…

En clair, un très bon premier EP, courageux et précis malgré un petit bémol sur la voix en chant clair qui est à mon goût à travailler !

Alors c’est sûr on est plus près d’un BETWEEN THE BURIED AND ME sans clavier, ou encore d’un PSYKUP plus alambiqué, que d’autres groupes plus linéaires et directs mais ceux et celles qui aiment et apprécient ce genre de musique obscure et complexe seront comblés et en redemanderont.

NOTE: 8/10

Chroniqueur: SALAMAN

DILUVIAN (Death Metal) – FRANCE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 6:06

 

Myspace du groupe: http://www.myspace.com/diluvianfr

Chronique de « Epidemic« (2010):

01. Epidemic
02. Beholding the ocean’s throne
03. Lead the cattle to slaughter
04. You’re wretched
05. Five nails throught the head
06. Orphans
07. A sleeping cancer (in the flesh,part I)
08. Cast in stone
09. The fury
10. Modern mass control
11. Disillusions (in the flesh,part II)

Bien souvent la chronique d’un cd se fait en aval ou en période de sortie de ce dernier car elle répond à un but promotionnel de la part du label ou du groupe concerné mais comme il n’est jamais trop tard pour parler d’un album de qualité revenons sur une des bonnes sorties de 2010…

Et si je vous demande ce qui vous a marqué en 2010 vous me répondez quoi? Personnellement « Epidemic»  pourrait être une de mes réponses… non bien évidemment je ne vais pas évoquer l’épidémie de Grippe A car on est pas ici pour parler de ça, ici on est plutôt enclin à parler de musique metal! En revanche le premier album du groupe bisontin de death metal Diluvian nommé « Epidemic » a tout à fait sa place ici!

Pour rappel Diluvian, groupe créé à Besançon en 2006, s’était déjà fait remarquer avec leur prometteur EP « Inhumanity Remains » en 2008. Est-ce que l’album a su prouver que nous avions raison de croire en ce groupe? De toute évidence oui « Epidemic » le prouve avec brio!

Je ne suis pas quelqu’un qui écoute énormément de sorties death metal car il y a trop de sorties sans personnalité qui n’apportent rien à l’édifice et puis tout simplement car en matière de musique qui bastonne je suis plus attiré par le thrash metal. Pourtant ce n’est pas pour autant que je ne sais pas reconnaître un bon cd de death metal et ce premier album de Diluvian a su très vite me convaincre. Rien est à jeter à mon avis sur ce cd, on est pris pendant un peu plus de 40 minutes dans une tempête de blasts sans jamais se noyer grâce à des accalmies bien calculées et à de très bons riffs apportant une brise de mélodie. Sans aller trop dans la branlette les musiciens sont assez techniques pour montrer qu’ils savent bien jouer et pour composer des morceaux bien ficelés, sans aller trop dans le bourrinage irréfléchi ils savent faire des morceaux brutaux qui incitent à pratiquer certaines danses affiliées aux musiques metal, sans aller trop dans la mélodie ils évitent de tomber dans le trop « pop » ils apportent juste ce qu’il faut de lumière dans un univers où les décibels nous pètent à la gueule. En clair le groupe a su gérer avec délicatesse les différents éléments composant sa musique, de la brutalité, de la mélodie et un minimum de technique afin de faire des morceaux intéressants et relativement personnels en résulte des morceaux de grande qualité dont l’énergie et les émotions qu’ils dégagent empêchent l’auditeur de s’ennuyer. C’est même le contraire l’auditeur risque de prendre bien du plaisir!
Bien que tous les morceaux soient de qualité si je ne devais en garder qu’un pour présenter le groupe je choisirai « A sleeping cancer » un putain de morceau qui vient tout démolir après l’accalmie instrumentale qu’est « Orphans », à écouter d’urgence!
Au niveau de la production si je suis peut-être allé fort en disant qu’elle était « époustouflante » pour l’ E.P. cette fois-ci elle est nettement meilleure mettant bien en valeur tous les instruments avec un rendu bien massif. On pourrait reprocher à la batterie un son trop triggé mais ce n’est à mon humble avis qu’un détail qui ne gêne pas à l’écoute du cd…

Soyons clair plutôt que de vous emmerder avec une chronique mal écrite; si je tenais à parler de cet album c’est qu’il est réellement de grande qualité et qu’il figure sans problème dans mes claques de 2010. A découvrir si ce n’est pas encore fait!

NOTE: 8,5/10

Chroniqueur: KEVIN

VIDEO:
Image de prévisualisation YouTube

WITCH HAMMER (Heavy Metal) – REPUBLIQUE TCHEQUE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 6:05

 

Myspace du groupe: http://www.myspace.com/truewitchhammer

Chronique de « Zodiac« (2009):

01. Zodiac
02. Circle, circle (Mystery of Zodiac part. I)
03. Look the Reality
04. Face of Liar
05. Fuck me Baby Tonight
06. Danger zone (Mystery of Zodiac part. II)
07. Wish to Heaven
08. Test of Time
09. Living on My Own

Vous me connaissez (on peut toujours rêver) j’ai pour habitude de faire tomber les préjugés en ce qui concerne les pays d’origines de certains groupes (c’est comme ça que vous avez pu découvrir que l’Espagne n’était pas que soleil tapa et « vamos a la playa » et que la Bretagne n’était pas noyée sous la mer la pluie et le chouchen. Aujourd’hui je vais briser toutes vos idées reçue envers la République Tchèque. Ah oui ? Vous aussi vous avez beau chercher rien ne vous viens ? Allez un petit effort… Pragues , de grands alchimistes, le golem… Bon ok on va passer directement à ce qui m’amène aujourd’hui et l’Est a du bon voilà Witch Hammer avec leur nouvel album « Zodiac »

Nous avons ici une formation assez classique (en même temps avec un nom de groupe comme celui là il est parfaitement normal que les extravagances soient sévèrement punies) donc une formation stricte quatre musiciens : une chanteur qui gratte en rythmique un gratte qui lead les cordes une bassiste qui monopolise les fréquences dont personne ne veut mais qui font vibrer le bide et une batteur qui envoie le pâté.

Pour une fois je vais commencer par le livret, même si les photos de groupe je trouve toujours ça un brin kitch graphiquement le boulot est très plaisant à regarder, bien que les portraits individuels dans ces cercles de pierres (dans lesquels sont gravés des chiffres romains) donnent un coté « stargate » assez étrange, et puisqu’aujourd’hui j’ai envie d’innover je vais commencer par ce que je n’ai pas aimé dans cet album. L’intro « zodiac » ne donnera aucun avant goût de ce qui se trouve sur l’album et pour tout avouer je ne l’ai même pas transféré sur mon lecteur mp3 tellement l’intérêt que je lui porte est proche de zéro. Une sorte de sample electro caverneux dont la boucle s’entend quand elle se relance 3,06 de pas grand chose à mon avis. Le deuxième point (et le dernier) qui m’a semblé inutile la dernière piste sous forme de ghost track comme aiment à le dire nos amis anglophones 3,44 de piste pour entendre 30 secondes d’une répète et entendre une peu de tchèque mais bon quand on a 45 minutes à tenir on se débrouille comme on peut…

Allez promis j’arrête d’être méchant (sauf si vous aimez ça. Oui je vous vois là bas les grands fans de Zemour) puisqu’entaillé de sa première et de sa dernière piste cet album passe très bien. Il est vrai que Witch Hammer nous propose un hard assez mélodieux allié a une voix puissante qui le porte et/ou le soutien en fonction des passages et des tournures. Pour les fans de Hard FM c’est à coup sur une bon investissement. Mais je m’égare on a l’impression que je conclue là non ? « Circle, circle » nous montre dès le début toute l’étendue des capacités musicales tchèques avec des passages plus ou moins énervés des choeurs du solo de gratte, ni trop court, ni trop long, ni trop brouillon, enfin ça reste du gros solo mais il ne me déplait pas. « Face of Liar » m’a donné un faux espoir de stoner un peu lent puis s’est enchainé d’une traite presque sans que je m’en rende compte pour me laisser avec un Ô combien vrombissant « « Fuck me Baby Tonight » dont je vous fait grâce des textes puisque le titre colle parfaitement à l’ambiance du morceau, et qui reste un bon délire qui donne envie de bouger (et pas forcément dans quelqu’un restons chaste au moins 5 minutes). La deuxième partie de « Mystery of Zodiac » ici « Danger Zone » attaque sec avec un rythme plus que soutenu aux cordes et à la batterie et continuera bien sur le haut de la vague pour finir d’épuiser les pogoteurs du premier rang. Une belle surprise avec « Test of time » un morceau mi doom mi hard assez changeant, déstabilisant et du coup agréable qui casse un peu le flot du reste de l’album qui suivait une ligne directrice assez linéaire. Et comme d’habitude (et oui vous ne pensiez tout de même pas que j’allais la laisser passer quand même ?) la fameuse ballade, avec « living on my own » l’album se termine très calmement sur une sublime performance vocale mise en valeur par les nuances de l’instrumentale, on y trouvera aussi un très bon solo de gratte qu’on aurait pu trouver chez un bon saxophoniste tellement l’instrument vogue entre pleurs et rage pour que s’enchaine un dernier creux de vague et que tous s’y mettent en choeur pour le grand final de ce titre et de l’album.

Un bon morceau de République Tchèque que Witch Hammer et un bon morceau de Witch Hammer que l’album Zodiac le seul conseille que je vous donnerais c’est de le traiter comme les crevettes arracher la tête et la queue, amputez les de leur première et de leur dernière piste pour réellement ne pas vous poser de questions inutiles et passer un agréable moment.

NOTE: 6,5/10

Chroniqueur: DARI

THE PROJECT HATE MCMXCIX (Death Metal Industriel) – SUEDE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 6:04

Myspace du groupe: http://www.myspace.com/theprojecthate

Chronique de « Bleeding New Apocalypse« (2011):

01. Iesus Nazarenus Servus Mei
02. They Shall All Be Witnesses
03. A Revelation Of Desecrated Heavens
04. Summoning Majestic War
05. The Serpent Crowning Ritual
06. Bring Forth Purgatory

Ô Suède pays fabuleux avec tes côtes… littorales et ton drapeau… comment dire… bleu coupé par ces deux lignes jaunes… Bon nous sommes tous d’accord la Suède chez moi c’est un peu une légende urbaine en clair j’y connais que dalle, mais maintenant que j’ai découvert et écouté « The Project Hate MCMXCIX » à dire vrai j’en sais absolument pas plus sur la Suède mais j’en ai rien à carrer, je crois que le pays ne m’aime pas de toute façon. Mais qu’est ce que c’est que ce projet haine me direz vous ? Et bien c’est toute une tripotée de suédois qui ont monté un truc hybride assez étrange pour bien montrer à tout le monde qu’en Suède il faut créer des projets pour haïr les gens tellement il y fait bon vivre comme au pays des bisounours (bon là c’est une interprétation perso n’allez pas mettre ça dans vos copies de géo.) Actuellement ils sont cinq même si en écoutant leur disque on pourrait soupçonner du double. Je vous passe le line up notez juste qu’il n’y a pas de basse (elle est facilement remplacée par de la programmation) et nous allons pouvoir nous attaquer au lourd Project Hate MCMXCIX.

C’est parti pour 6 morceaux donc aucun ne passe sous la barre des 8 minutes 51 alors mettez vous tout de suite en tête une chose, on ne peut pas apprécier « Bleeding The New Apocalypse (Cum Victriciis In Manibus Armis) » en zappant d’une plage à l’autre tellement les titres sont denses et riches. « Iesus Nazarenus Servus Mei » attaque assez sec dans le métal avec du gros riff de gratte suivi très tôt par une mise en ambiance malsaine que va rejoindre la sublime voix de Ruby Roque. Bien entendu on remarquera l’entrée de Jorgen Sandstrom qui nous plongera dans un univers très death avant qu’un sample trance un rien planant accompagné par la femme du groupe ne vienne couper cet élan qui sera très vite repris et nous retrouverons notre thème bien métal. En réalité nous  avons droit ici a un jeu entre le death et l’electro qui n’est pas du tout désagréable, et pour moi qui ne peux pas blairer le chant guttural à l’articulation inexistante, mixer le bourrin et la fraicheur du lyrique fait que je me suis retrouvé embarqué très rapidement dans cet univers. Le rythme reste intense avec « They Shall All Be Witnesses » ou la gratte s’envole dans un solo dès le début pendant que Ruby pose sa voix (et quelle voix comme toujours) avant de nous lancer sur un passage plus ambiant (bien que virant sur le chant qui pique avec de beaux choeurs.) C’est passé 3 minutes que le calme se fait tout en cordes lentes et pesantes juste avant que l’elecro prenne la place de la rythmique et nous fasse monter tout ça jusqu’à ce que les grattes soient de nouveau libérées de leurs carcans et que la violence soit de retour pour notre plus grand plaisir et qu’à force de mesure en mesure la cordes électriques ne se retiennent plus et partent en un court pont solo. Ruby reprendra l’ascendant accompagné de Jorgen. C’est réellement un jeu entre musicien ou chacun se passe la balle on voit ici l’organisation d’un live de Jazz band ou tous se transmette les petits solo et autres moment de gloire. L’ensemble rend une cohésion et une symbiose quasi parfaite. Techniquement et au niveau de la qualité de l’enregistrement il n’y a rien à redire tout s’emboite à merveille et l’ensemble est très bien fourni sans pour autant sembler bordélique.

Je ne vais évidemment pas décrire un à un les morceaux ni chaque vague dans les morceaux j’en aurais pour des heures à tout décrypter mais cet album n’est absolument pas à écouter en simple fond sonore, vous pourriez mais vous louperiez forcément quelque chose de grand. Il st un savant mélange de gros métal qui tache et d’ambiant malsain qui fait frissonner et rien que pour ça il mérite une attention totale. Si réellement vous voulez le mettre en fond plongez vous dans des maitre du fantastiques ou du post apocalyptique de façon à renforcer la tension de l’ouvrage. Un dernier conseil ne passez pas à coté sans vous arrêter ne serait ce que le temps de « 06 Bring Forth Purgatory » je considèrerais que c’est une faute grave si jamais cela devait vous arriver.

NOTE: 9,5/10

Chroniqueur: DARI

BLACK RAIN (Glam Rock/Hard FM) – FRANCE

Classé dans  4. REVIEWS — zonexpressmetalmag @ 6:03


Myspace du groupe: http://www.myspace.com/blackfuckinrain

Chronique de « Lethal Dose Of… »(2011):

En 2008, Blackrain, avec son album License To Thrill frappait fort et prouvait à tous qu’un groupe de glam metal de qualité en France dans les années 2000 oui c’est possible! Comment avec des tubes comme « Innocent Rosie », « True girls are sixteen », « Rock your city » et tant d’autres penser autrement? C’est entraînant, c’est bon, ça se chante en chœur et ça s’écoute encore des années après avec un grand plaisir.
Cette année Blackrain nous livre son troisième album nommé Lethal Dose Of… et là malheureusement le constat est plus mitigé.

Ça vous est déjà arrivé de lire une chronique et de vous dire qu’elle décrivait parfaitement ce que vous ressentiez? Eh bien ça m’est arrivé dans le cas de cet album. La chronique de Gloomy de French metal est très représentative de ce que j’ai ressenti aux premières écoutes de cet album « pas […] mauvais » mais « sans âme » et à sa conclusion  « Il serait temps de penser à se remuer et à nous offrir un opus digne de ce nom! Comment? Avec le coeur, avec les tripes, quoi d’autre?! » j’aurai ajouté « des couilles bordel!! ». Quelques écoutes plus tard et même si je suis toujours en partie d’accord avec cet avis je suis à même d’affiner un peu le propos…

Que l’on soit clair Lethal Dose Of… est loin de posséder le potentiel d’énergie, de puissance et de « tubes » de son prédécesseur mais ça ne l’empêche pas d’être très bon… d’un certain point de vue.
Si License To Thrill avait le don de convaincre dès les premières minutes d’écoute ce n’est pas le cas ici, plusieurs écoutes sont nécessaires avant de pouvoir comprendre et apprécier la qualité des nouvelles chansons. Chansons qui sont de très bonnes qualités la plupart du temps même si trop souvent faciles et mielleuses mais, et c’est bien ça le problème bien que bonnes et agréables, elles sont bien trop convenues et policées.
Plus que jamais les influences du groupe sont évidentes et pour couronner le tout il flirt avec le hard FM au moins autant qu’avec le glam rock pour un rendu plus « pop » que jamais. C’est trop propre et trop calibré à l’image d’un artwork peu attirant…

Avec ce troisième album Blackrain décevra à mon avis bien des connaisseurs tant le rendu n’est pas à la hauteur des espérances. Lethal Dose Of… est un album agréable à l’écoute mais une fois terminée on ne retient rien ou en tout cas pas grand-chose. Une perte de passion et de spontanéité fatale se ressentent à l’écoute de cd en découle une absence totale d’hymnes. Sympa mais pas indispensable…

NOTE: 6/10

Chroniqueur: KEVIN

VIDEO:
Image de prévisualisation YouTube